إعـــــــلان

تقليص
لا يوجد إعلان حتى الآن.

Leçons des Seerah Pour les nouveaux musulmans

تقليص
X
 
  • تصفية - فلترة
  • الوقت
  • عرض
إلغاء تحديد الكل
مشاركات جديدة

  • #16
    Leçon 99


    De la correspondance des rois -
    La conquête de La Mecque




    Correspondance du Prophète (BP sur lui) avec les rois


    En conséquence de la trêve que le Traité d'Al-Hudaybiya vint couronner, les musulmans furent à l'abri des outrances qoraïchites. Ainsi, les canaux de communication s'ouvrirent-ils de toute part aux musulmans, et le Prophète (BP sur lui) s'adonna à semer l'Appel à Dieu à tout vent : il établit une correspondance avec les souverains connus à l'époque pour les inviter – et inviter leurs peuples – à l'islam. A cette fin il s'appropria un sceau où fut inscrit : "Mohammed, le Messager de Dieu"

    Il dépêcha Dihya Al-Kalbî (de la tribu de Kilâb) avec un message au césar Byzantin qui se trouvait alors à Jérusalem. Celui-ci convoqua par suite Abû Sufyân, le chef qoraïchite qui se trouvait alors en Grande Syrie pour son commerce, et s'enquit d'abord sur les origines de Mohammed (BP sur lui). "Il est issu d'une noble lignée parmi nous" répondit Abû Sufyân.
    – Et quelqu'un avait-il déjà tenu de pareilles paroles ?
    – Non
    – Ce sont les notables ou les faibles qui le suivent ?
    – Mais les faibles !
    – Sont-ils en croissance ou en décroissance ?
    – En croissance !
    – Est-il arrivé que l'un d'eux ait apostasié, par répulsion de cette religion ?
    – Non !
    – Mohammed trahit-il ses engagements ?
    – Non !
    – Lui avez-vous fait la guerre ? Si oui, comment ça s'est passé ?
    – Nous lui avons fait la guerre. Il y eut des hauts et des bas de part et d'autre : la victoire fut une fois à nous, une fois à lui !
    – Et qu'est ce qu'il vous prêche ?
    – Il prêche le culte d'un Dieu unique, sans associés. Il nous défend d'adorer les dieux de nos ancêtres. Il enseigne la prière, l'honnêteté, la chasteté, la fidélité aux engagements et la restitution des dépôts.

    De ce qu'il avait entendu, le césar comprit qu'il s'agissait d'un prophète. Il dit à Abû Sufyân : "Si c'est vrai ce que tu viens de me raconter, cet homme devra un jour posséder mon siège que voici !" Ensuite, il rassembla les grandes dignités de l'empire et leur proposa de répondre favorablement à l'appel du prophète. Mais ils refusèrent ; et la passion pour le trône détourna le roi d'adopter l'islam. Pourtant, il s'excusa gentiment à Dihya, le messager musulman.

    En outre, le Prophète (BP sur lui) chargea Al-Hârith ibn `Umayr de transmettre un écrit au prince de Bassora. Arrivé au village syrien de Mu'ta, le messager du Prophète fut surpris par Churahbîl Al-`Asâlî qui l'acheva. A noter que Al-Hârith fut le seul à être liquidé parmi les messagers du Prophète Mohammed (BP sur lui).

    Le Prophète (BP sur lui) correspondit également le prince de Damas, allié du souverain Romain. Le prince reçut la lettre, la lut, puis la jeta loin, déterminé à mener la guerre contre les musulmans. Mais n'étant pas autorisé par son tuteur romain, le prince renonça à l'option guerrière.
    Autre messager : Hâtib ibn Abî Baltaa. Il fut chargé de délivrer une lettre au dirigeant d'Egypte (Al- Muqawqis) à Alexandrie, dirigeant nommé par le souverain Romain. A la lecture du message, Al-Muqawqis dit à Hâtib : "S'il était vraiment prophète, qu'est-ce qui l'empêche de prononcer la malédiction contre ceux qui l'ont contrarié et expulsé de son pays ?" Et Hâtib d'arguer : "N'est-ce pas que tu attestes que Jésus - le Messager de Dieu - est le fils de Dieu ? Pourquoi donc Dieu ne l'a-t-Il pas préservé des gens de son peuple qui l'avaient pris pour le tuer ?" – "Bien dit ! De toute façon, j'ai réfléchi sur la condition de ce prophète, et trouvé qu'il ne prône pas une valeur inappréciée, et n'interdit pas une valeur appréciée. Je ne le trouve ni un sorcier malfaisant, ni un devin fallacieux. Je verrai !" Ensuite, il rédigea une réponse au Prophète de Dieu (BP sur lui). Une réponse toute neutre : sans reconnaissance ni rejet de la Mission de Mohammed (BP sur lui), accompagnée d'un cadeau : deux femmes esclaves, dont Mâriya, plus tard mère de Ibrâhîm le fils du Prophète.

    Le Prophète envoya aussi au Négus, roi d'Abyssinie. Après avoir lu le message du Prophète, le Négus s'exclama : "Je sais, par Dieu, que Jésus avait prédit sa venue. Ceci dit, mes alliés en Abyssinie sont peu nombreux !"
    Outre, parmi les destinataires :
    - Cosroès, roi de Perse. Celui-ci, emporté par son orgueil, déchira la lettre ; ce qui lui valut plus tard la déchirure de sa royauté, par la puissance du Très Haut
    - Al-Munzhir ibn Sâwî, roi du Bahreïn. Ce souverain embrassa l'islam de même qu'une partie de son peuple. Le Prophète (BP sur lui) le reconnut ainsi prince musulman de la région de Bahreïn
    - Ja`far et `Abdullâh les deux rois d'Oman ; tous deux fils d'Al-Julundayy. Ils se convertirent à l'islam, mais après s'être tout d'abord enquit sur ce que le Prophète enseigne et interdit. Là, le messager expliqua les enseignements du noble Prophète (BP sur lui) : obéissance à Allah – Exalté soit-Il – et abstention des péchés, respect de la bonté pieuse et des liens de parenté, abstention du tort, de l'agression, de la fornication, de la consommation du vin ainsi que du culte des pierres, des fétiches ou des croix.
    - Hawda ibn `Alî, roi de Yamâma qui négocia le Prophète (BP sur lui) de lui faire passer quelques prérogatives, mais le Prophète (BP sur lui) rejeta ce chantage.
    Bataille de Khaybar


    Le Traité d'Al-Hudaybiya étant conclu, les musulmans reprennent haleine, las des affrontements armés contre les Qoraïchites. Temps de s'affranchir également de l'ennemi voisin qui guettait l'occasion d'attaquer, à savoir : les gens de Khaybar. Ceux-ci, rappelons le, avaient nourri l'alliance anti-musulmane des Arabes dans la bataille Al-Khandaq. Ainsi, le Prophète (BP sur lui) sortit-il en l'an 7 de l'hégire à destination de Khaybar, cette ville fortifiée de six tours. Tout d'abord, les musulmans campèrent aux abords du bastion, et coupèrent – sous les ordres du Prophète – les palmiers de la ville afin de faire peur aux combattants dedans. Mais comme ceux-ci étaient déterminés, parut-il, à lutter, le Prophète commença à tirer contre eux. Les accrochages durèrent sept jours et débouchèrent sur une invasion des positions khaybarites par les musulmans qui ne tardèrent à prendre la première tour. Les ennemis se retirèrent vers la tour suivante qu'ils défendirent avec tellement d'acharnement que les musulmans risquaient de reculer. Pourtant, les musulmans arrivèrent à monter à l'assaut, et les acculèrent à lâcher pied, vers la tour suivante. Pire encore, ils les assiégèrent, leur bloquant le passage de l'eau. Par suite, les assiégés durent sortir et combattre jusqu'à leur retraite vers une autre tour. Et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il ne resta que deux tours : là les juifs Khaybarites renoncèrent à la résistance, et optèrent pour la reddition afin de sauver leurs peaux. Ils proposèrent au Prophète de sortir du territoire de Khaybar, avec leurs familles, sans porter plus qu'un seul vêtement chacun. Le Prophète (BP sur lui) céda à leur demande. Un grand butin passa aux mains des musulmans à Khaybar : armures, épées, lances, arcs, bijoux, meubles, biens, bétail et vivres.

    Bilan : quatre vint treize morts côté juif, et quinze martyrs côté musulman.
    A noter en marge de cette bataille qu'une femme juive servit au Prophète (BP sur lui) la viande d'une brebis empoisonnée comme cadeau. Le Prophète en mâcha une bouchée puis la rejeta. De fait, Dieu lui avait inspiré que le cadeau était ainsi intoxiqué. Ce que la femme reconnut plus tard en se justifiant : "Je me suis dite : s'il était prophète, le mal ne le toucherait pas ; et s'il était menteur, Dieu nous débarrasserait de lui !" A ces propos, le Prophète (BP sur lui) lui fit grâce.

    Au lendemain de la conquête de Khaybar, le Prophète (BP sur lui) envoya aux chefs de la tribu juive de Fadak. Ils optèrent pour la paix, troquant ainsi leurs biens contre leurs vies ; et le Prophète céda à leur choix.

    A peine les musulmans retournèrent-ils de Khaybar que regagna Médine le reste des émigrés musulmans en Abyssinie, dont Ja`far ibn Abî Tâlib, Abû Mûsâ Al-Ach`arî et sa tribu, après un long séjour de dix ans là-bas.
    L'islam accueillit, après la conquête de Khaybar, trois nouveaux adeptes, des poids lourds, entre autres : Khâlid ibn Al-Walîd, `Amr ibn Al-`Âs et `Uthmân ibn Tulayha Al-`Abdarî.
    `Umra de Rattrapage (`umrat al-qadâ')


    Un an après le Traité d'Al-Hudaybiya, le Prophète (BP sur lui) sortit - avec ses mêmes Compagnons témoins de la suspension de la `Umra précédente – en direction de La Mecque, voulant rattraper leur petit pèlerinage raté. Ce fut en vertu du traité d'Al-Hudaybiya. Or, les Qoraïchites quittèrent la ville sainte aussitôt que les musulmans y arrivèrent. Ceux-ci accomplirent la `Umra, séjournèrent en Mecque trois jours au bout desquels ils rentrèrent à Médine sains et saufs.
    Expédition de Mu'ta


    Au milieu de l'an 8 de l'hégire, trois mille combattants musulmans furent envoyés à Bassora. Le Prophète (BP sur lui) voulait ainsi venger Al-Hârith ibn `Umayr, son messager assassiné par le prince allié des Byzantins, `Amr ibn Churahbîl. D'arrivée au territoire de Mu'ta, une armée de cent cinquante mille combattants – byzantins et arabes christianisés – furent à l'attente des musulmans. Au cours de la bataille, le commandant de l'armée musulmane, Zayd ibn Hâritha, fut tué. Le suppléa alors Ja`far ibn 'Abî Tâlib qui subit le même sort ; puis `Abdullâh ibn Rawâha. Mais les trois commandants désignés par le Prophète – dans ce même ordre – ayant tous trouvé le martyre, les troupes musulmanes élurent Khâlid ibn Al-Walîd à leur tête. Celui-ci ne cessa de leurrer l'ennemi jusqu'à ce qu'il arrivât à semer la panique dans les cœurs, et à les dissuader.
    Conquête de La Mecque


    Les sous-tribus de Khuzâ`a étaient engagés dans une alliance avec le Prophète (BP sur lui) alors que les Banû Bakr ibn Wâ'il furent des alliés de Qoraych. Mais le sang coulait déjà entre les alliés de part et d'autre. Ainsi, les Banû Bakr s'élevèrent-ils contre les Khuzâ`a, les Qoraïchites leur assurant l'appui logistique et militaire. Par suite, une délégation des Khuzâ`a vint prévenir le Prophète des agressions qoraïchites contre eux ; agressions tenant lieu de transgression de la trêve de paix déjà signée avec le Prophète. De l'autre côté, anxieux vis-à-vis des conséquences, les Qoraïchites envoyèrent Abû Sufyân au Prophète (BP sur lui) en vue de négocier sur la confirmation et la prolongation de la trêve, mais le Prophète ne lui fut pas favorable. Pour les musulmans, la violation de la trêve par les Qoraïchites ne faisait aucun doute. Le Prophète (BP sur lui) ordonna donc aux musulmans de s'apprêter pour une rencontre armée sans donner de précisions. A ceci, dix mille musulmans – Emigrés, Auxiliaires et autres venus de diverses tribus – se mobilisèrent, puis sortirent sous le commandement du Prophète (BP sur lui) le 10 ramadan de l'an huit de l'hégire. L'armée progressa jusqu'à Marr Adh-Dhahrân près de La Mecque. Les Qoraïchites ne savaient rien sur les intentions des musulmans.

    Entre temps quittait La Mecque Al- `Abbâs ibn `Abd Al-Muttalib, l'oncle du Prophète (BP sur lui), à destination de Médine, lui et sa famille pour s'y installer. Le croisant en route, le Prophète (BP sur lui) le fit rester avec lui et envoya les enfants à Médine. Toujours à Marr Adh-Dhahrân, les troupes musulmanes arrêtèrent Abû Sufyân et deux autres hommes, venant flairer les nouvelles des musulmans dont on redoutait la riposte. Le premier à rencontrer Abû Sufyân fut Al-`Abbâs ibn `Abd Al-Muttalib qui l'emmena vers la tente du Messager d'Allah. Là le notable qoraïchite fut rassuré sur sa sécurité et confié à la compagnie d'Al-`Abbâs. Le lendemain, Abû Sufyân se convertit à l'islam et attesta la vérité. "Ô Messager de Dieu, intercéda Al-`Abbâs, Abû Sufyân est un homme qui aime le panache, accorde-lui quelque mérite !" Et le Prophète (BP sur lui) de répondre : "Quiconque rentre au foyer de Abû Sufyân est rassuré sur sa sécurité."

    Sous la demande du Prophète, Al-`Abbâs emmena Abû Sufyân à l'endroit où défilaient les troupes musulmanes. Celui-ci les regardait attentivement brigade par brigade, venues de telle et telle tribu. Suite au défilé, Abû Sufyân se précipita sur le chemin de retour aux siens pour les alerter tout haut : "Ô peuple de Qoraïche ! Mohammed vous vient avec une force à laquelle vous ne saurez faire face !"
    Or, le Prophète (BP sur lui) ordonna de faire dresser son étendard sur Al-Hajûn, un mont surplombant La Mecque. Pourtant, il donna ses ordres à Khâlid ibn Al-Walîd et son régiment d'aller faire leur entrée en Mecque à partir de Kudâ, un mont dans l'entrée basse de la ville, donnant sur la route vers le Yémen. Or, le Prophète entra avec ses troupes depuis le mont Kadâ' de la partie haute de La Mecque ; il chargea quelqu'un d'appeler tout haut : " Celui qui rentre chez lui et ferme sa porte sera en sécurité ; celui qui entre à la maison sacrée sera en sécurité et celui qui entre dans la maison de Abû Sufyân sera en sécurité !" En fit exception la cohorte des agresseurs les plus violents contre les musulmans dont `Abdullâh ibn Sa`d ibn Abî Sarh, `Ikrima ibn Abî Jahl, Ka`b ibn Zuhayr, Wahchî l'assassin de Hamza, Hind bint `Utba l'épouse de Abû Sufyân, Habbâr ibn Al-'Aswad et Al-Hârith ibn Hichâm. Ceux-ci se convertirent à l'islam.

    L'armée de Khâlid ibn Al-Walîd se heurta à la résistance de quelques Qoraïchites étourdis. Les accrochages coûtèrent la vie à vingt quatre côté qoraïchite et deux martyrs musulmans. Quant aux troupes commandées par le Prophète, elles ne rencontrèrent une résistance aucune. Le Prophète (BP sur lui) fit alors son entrée en Mecque sur sa monture, la tête baissée en signe d'humilité envers Allah et de reconnaissance pour cette grande faveur divine. Rappelons que c'était le vendredi le 10 ramadan.

    Au même endroit où le Prophète (BP sur lui) enjoignit de fixer son étendard, on érigea une voûte sous laquelle il prit abri et repos. Ensuite il avança, récitant la sourate Al-Fath (La Victoire Eclatante), Abû Bakr à ses côtés, jusqu'à ce qu'il arriva à la Maison Sacrée, y entra, fit sept tournées autour de la Ka`ba sur sa monture et toucha la Pierre Noire de son croc. Le temple était entouré d'un grand nombre de fétiches ; le Prophète se mit à les bâtonner en s'exclamant : "La Vérité est venue et l'Erreur a disparu ; le Faux ne peut rien commencer ni renouveler".

    A la fin de ses tournées de tawâf, le Prophète (BP sur lui) ordonna d'enlever les idoles, purgeant ainsi l'enceinte de la Ka`ba des faux dieux. Le Prophète (BP sur lui) reçut la clé de la Ka`ba que détenait `Uthmân ibn Talha Ach-Chaybî, le portier du temple. Et le Prophète y pénétra, élevant le takbîr (l'appel : Allah est Grand) dans ses coins. Ensuite, il en sortit vers le Maqâm Ibrâhîm (vestige auprès de la Ka`ba marquant un lieu où Abraham s'était tenu debout) et fit sa prière tout près. Le Prophète (BP sur lui) s'assit dans l'esplanade entouré par les gens, curieux sur ce qu'il avait l'intention de faire des Qoraïchites. Enfin il s'adressa à la foule : "Ô les Qoraïchites, que croyez-vous que je vais faire de vous ?" – "Du Bien ! répondit-on, tu es un frère généreux et un neveu généreux !" Alors le Prophète (BP sur lui) leur dit : "Partez, vous êtes libres !" Suite à cet acte de grâce, le Prophète (BP sur lui) rendit la clé de la Ka`ba à son portier, puis prononça aux gens un discours visant à élucider les préceptes de l'islam. Le discours se fut enchaîné par une ruée vers l'islam : un grand nombre de Qoraïchites attestèrent l'islam devant le Prophète.

    Parmi ceux qui embrassèrent alors l'islam : Mu`âwiya ibn Abî Sufyân, Abû Quhâfa père de Abû Bakr le Véridique, en plus d'un nombre des anciens agresseurs à qui le Prophète avait ôté toute garantie de sécurité. Ce jour là, le Prophète approuva tous les nouveaux venus à l'islam. Après les hommes, les femmes firent leurs serments d'allégeance au Prophète.

    Peu après, le Prophète (BP sur lui) demanda à Bilâl de faire l'appel à la prière (azhân) à partir du toit de la Ka`ba. C'était la première fois qu'une manifestation de l'islam se fait dans les airs de la Maison Sacrée.

    A noter que la Prophète (BP sur lui) séjourna à La Mecque pendant 19 jours au cours desquels il envoya Khâlid ibn Al-Walîd en tête de trente cavaliers pour démolir la statue d'Al-`Uzzâ, l'idole qoraychite la plus énorme ; il envoya également `Amr ibn Al-`Âs pour démolir Suwâ`, la plus grande des idoles huzhaylites et un troisième homme pour en finir avec Manâ, l'idole de Khuzâ`a.

    تحمَّلتُ وحديَ مـا لا أُطيـقْ من الإغترابِ وهَـمِّ الطريـقْ
    اللهم اني اسالك في هذه الساعة ان كانت جوليان في سرور فزدها في سرورها ومن نعيمك عليها . وان كانت جوليان في عذاب فنجها من عذابك وانت الغني الحميد برحمتك يا ارحم الراحمين

    تعليق


    • #17
      Leçon 100


      De la bataille de Hunayn jusqu'à la fin de la Sîra




      Bataille de Hunayn


      Par la conquête de La Mecque, l'ensemble des Arabes se placèrent sous l'ombrelle de l'islam et les gens entrèrent en foule dans la religion de Dieu. Pourtant, les deux tribus de Hawâzin et de Thaqîf furent trop infatuées pour céder à la nouvelle puissance. Ils se regroupèrent donc pour faire la guerre aux musulmans en Mecque. Averti de leur alliance, le Prophète sortit à leur rencontre, en tête de douze mille combattants (plus grand effectif jamais mobilisé par le Prophète) A peine les musulmans arrivèrent-ils à la vallée de Hunayn que l'ennemi, déjà stationnaire dans les cols, monta à l'assaut. Un assaut subit et intensif qui surprit les musulmans avant d'organiser leurs rangs, et infligea la défaite à l'avant-garde de l'armée musulmane. Ce fut le chaos dans les rangs musulmans – si nombreux qu'ils fussent – et ils se seraient dispersés, sans l'intervention du Prophète (BP sur lui) : celui-ci chargea son oncle Al-`Abbâs – qui possédait une voix forte - d'appeler les combattants à rester fermes dans leurs positions. Par suite, les musulmans serrèrent les rangs et se mêlèrent au combat. Ce fut alors la défaite écrasante de l'ennemi, au bout de quelques heures. Près de soixante dix furent tués, parmi les combattants de Thaqîf et de Hawâzin. Biens, armes et chameaux : un butin important échut aux mains des musulmans.

      Peu après, le Prophète (BP sur lui) mit le cap sur At-Tâ'if, y assiégea la tribu de Thaqîf pour quelque temps puis s'en alla sans la conquérir. Sur le chemin de retour, précisément à Al-Ji`irrâna, le Prophète reçut des délégations de la tribu de Hawâzin qui vinrent le solliciter de rendre leurs femmes et enfants pris en butin par les combattants musulmans. Le Prophète (BP sur lui) répondit alors : "Ce qui fut à moi ou aux fils de `Abd Al-Muttalib, je vous le rends !" A ceci, Emigrés Muhâjirûn et Auxiliaires Ansârs réagirent tous sur l'exemple du généreux Prophète. "Et ce qui fut à nous, dirent-ils, nous le rendons au Prophète !" Ce fut ainsi que les Hawâzin récupèrent tous leurs femmes et leurs enfants.

      Le Prophète (BP sur lui) quitta ensuite Al-Ji`irrâna vers La Mecque voulant accomplir une `Umra (petit pèlerinage). Au bout de son rite, Le Prophète regagna Médine six jours avant la fin du mois de dhul-qi`da.

      Bataille de Tabûk
      Le Prophète (BP sur lui) séjourna ensuite à Médine, jusqu'à la moitié de l'année 9 de l'hégire, lorsque les rumeurs circulèrent sur quelques préparatifs byzantins à Tabûk pour une guerre contre les musulmans. C'était que les Byzantins voulaient sauver leur face après l'incident de Mu'ta (lorsque les musulmans, par leur tactique, les avaient découragés de poursuivre le combat). D'ailleurs, le Prophète (BP sur lui) s'apprêta à les conquérir avec une armée de trente mille combattants. A noter que les musulmans étaient en cette période épuisés par une saison de sécheresse, ce qui ne les fit pas fléchir d'un iota devant l'ennemi. Au demeurant, Abû Bakr fit don de sa fortune entière en aumône publique. Quant à `Uthmân ibn `Affân, il en présenta de grosses sommes. Ainsi, le Prophète (BP sur lui) sortit-il en tête de ses troupes. D'arrivée à Tabûk, et n'y trouvant pas les Byzantins, il stationna pour une dizaine de jours, avant de rentrer finalement à Médine. Il s'agit de la dernière Bataille du Prophète (BP sur lui).

      Année des Délégations
      Comme déjà noté, l'Appel à l'islam était – à ses débuts – occulte, et ses adeptes, peu nombreux par conséquent. Lorsque l'Appel fut rendu public, le nombre des musulmans se mit à augmenter peu à peu jusqu'à l'autorisation divine au Prophète d'émigrer à Médine. Là, leur nombre s'accrut avec la conversion des Arabes de Médine et ses alentours à l'islam. Toutefois l'Appel n'eut atteint l'ampleur publique espérée qu'après la conclusion de la trêve d'Al-Hudaybiya entre Qoraïchites et musulmans. Cette réconciliation politique fut tenue pour une cause au grand boom de l'Appel de l'islam : les routes furent sécurisées, la correspondance et l'envoi de messagers aux rois et aux tribus furent rendus possibles au Prophète (BP sur lui). Cette période s'enchaîna par la conquête de La Mecque, la conversion à l'islam des poids lourds Qoraïchites et surtout le retentissement des mots du Coran – avec leur subtilité et leur fonds de sagesse – dans les oreilles des Arabes. Ceux-ci virent, sous l'effet du Coran, leurs cœurs d'acier s'adoucir, et par suite commencèrent à se haranguer autour du Prophète (BP sur lui), délégation après délégation. Ce fut plus intensément au cours de l'année 9 de l'hégire. Parmi les délégations les plus marquantes :
      - Celle de la tribu de Thaqîf qui vint trouver le Prophète (BP sur lui) au lendemain de son retour de Tabûk, voulant se déclarer musulmans. Ils lui firent des demandes qui furent en partie rejetées, en partie acceptées.
      - Celle des chrétiens de Najrân, qui se contentèrent de s'engager à payer le tribut (jizya) sans abandonner leur religion.
      - Celle des Banû Fazâza qui allèrent trouver le Prophète après s'être convertis à l'islam.
      - Celle des Banû Tamîm, essentiellement constituée des notables de la tribu. A leur arrivée à la porte, ils l'appelèrent à haute voix de derrière l'appartement. Une course littéraire fut ensuite lancée entre les poètes et orateurs de la délégation et ceux des musulmans. Course au bout de laquelle les délégués embrassèrent l'islam et rentrèrent enfin chez eux.
      - Celle des Banû Sa`d ibn Bakr, présidée par Dammâm ibn Tha`laba. Le chef de la délégation posa un tas de question au Prophète (BP sur lui) ; et après en avoir reçu les réponses, il se soumit à l'islam et retourna aux siens. Ceux-ci ne tardèrent pas à embrasser tous l'islam que leur délégué vint prêcher.
      - Celle de la tribu de Kinda, présidée par Al-Ach`ath ibn Qays. Les délégués professèrent la foi musulmane après avoir écouté les débuts de la sourate As-Sâfât (Les Rangés, no 37)
      - Celle des Banû `Abd Al-Qays ibn Rabî`a, des chrétiens qui se convertirent tous à l'islam
      - Celle des Banû Hanîfa ibn Rabî`a qui devinrent musulmans. Parmi eux se trouvait Musaylima ibn Hanîfa, surnommé plus tard "l'Imposteur", puisqu'il s'était prétendu prophète après le passage du Prophète Mohammed à l'au-delà.
      - Celle des Tayyi' de Qahtân, présidée par Zayd Al-Khayl et convertie à l'islam.
      - Celle des Banû Al-Harith ibn Ka`b dont les délégués étaient venus musulmans. Khâlid ibn Al-Walîd en faisait partie.

      Outre, plusieurs autres délégations se rendirent au Prophète, délégations représentant les diverses tribus dont les Banû Asad, les Banû Muhârib, les Hamadân, les Ghassân et autres ; les uns déjà musulmans, les autres venus pour se le déclarer. De plus, des messagers des rois himyarites et autres virent trouver le Prophète pour lui communiquer la soumission à l'islam de leurs souverains.

      C'était ainsi que les gens affluèrent vers la religion d'Allah, si nombreux que les musulmans en compagnie du Prophète pendant le pèlerinage d'Adieu en 10 de l'hégire étaient au nombre de cent mille pèlerins. Il va sans dire que le nombre des musulmans non témoins de ce pèlerinage dépassait de loin celui des musulmans qui y avaient assisté:
      ]والله يؤيد بنصره من يشاء إن في ذلك لعبرة لأولي الأبصار[ [آل عمران 13]
      « Or Allah secourt qui Il veut de Son aide. Voilà bien là un exemple pour les doués de clairvoyance! » (Âl `Imrân La Famille de `Imrân, 3:13)


      Le pèlerinage d'Adieu
      Une fois rentré de Tabûk, Le prophète (BP sur lui) envoya Abû Bakr As-Siddîq à La Mecque pour diriger le pèlerinage des musulmans. C'était au cours du mois de dhul-qi`da de l'année 9 hégirienne. L'année suivante, en fin de dhul-qi`da, le Prophète lui-même se dirigea vers La Mecque pour le grand pèlerinage, en tête d'une foule énorme. Il entra en sacralisation et, démarrant sur le dos de sa chamelle, il s'exclama : "Me voilà, Seigneur, me voilà répondant à Ton Appel ! Certes, Tu n'as point d'associés, me voilà ! A toi appartiennent les louanges, le bienfait et la souveraineté. Tu n'as point d'associés." Le Prophète (BP sur lui) poursuivit sa progression jusqu'à son entrée en Mecque, dimanche matin, le 4 dhul-qi`da, du côté des cols de Kadâ'. Il fit sept tournées (tawâf) autour de la Ka`ba, toucha la Pierre Noire, fit une prière de deux rak`a auprès de Makâm Ibrâhîm, but de l'eau de Zamzam, et enfin accomplit le parcours entre As-Safâ et Al-Marwa sept fois sur sa monture. Le 8 dhul-hijja, il se dirigea vers Mina et y passa la nuit.

      Le 9 dhul-hijja, le Prophète mit le cap sur `Arafa où il donna son célèbre discours connu sous le nom du "Sermon d'Adieu". Un discours auquel il préluda par la louange du Très-Haut ; ensuite : "Ô vous les gens, écoutez ce que je vais vous dire avec attention, peut-être que je ne vous reverrai plus après cette année (...) Ô vous les gens, Votre sang, vos biens et vos réputations doivent être aussi sacrés pour vous que votre jour que voici, que votre mois que voici et que votre pays que voici. Tout dépositaire doit restituer le dépôt à son propriétaire (…) Ô vous les gens, vos femmes ont un droit envers vous, comme vous avez un droit envers elles. Votre droit, c'est qu'elles ne laissent entrer quelqu'un d'autre dans vos lits ; qu'elles n'introduisent dans vos foyers quelqu'un que vous méprisez, sans permission et qu'elles ne commettent point la fornication. Ô vous les gens, les Croyants sont frères ! Les biens de ton frère te sont interdits, sinon offerts de bon gré. Ne redevenez pas, après moi, des incrédules en vous entretuant. Voilà que je laisse parmi vous ce qui vous empêcherait de s'égarer si jamais vous y teniez, à savoir : le livre d'Allah. Ai-je communiqué ma mission ?... Ô Allah, sois en témoin ! (…) Ô vous les gens ! En vérité, votre Seigneur est Un, et votre ancêtre est un : vous descendez tous d’Adam et Adam a été (créé) de terre. Le plus digne d’entre vous auprès de Dieu est celui qui Le craint le plus. Aucun Arabe n’a de supériorité sur un non-Arabe : vous ne vous surpassez que par la piété. Ai-je communiqué ma mission ?... Ô Allah, sois en témoin ! Que le présent de vous en avise l'absent ! ”

      Le grand sermon du Prophète aborda plusieurs autres principes et enseignements divins. Et ce fut pendant ce jour de `Arafa que le Prophète reçut la révélation du verset :
      ]اليوم أكملت لكم دينكم وأتممت عليكم نعمتي ورضيت لكم الإسلام دينا[[المائدة 3]


      “ Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J'agrée l'Islam comme religion pour vous. (Al-Mâ'ida LA TABLE SERVIE : 3)


      Le Messager (BP sur lui) s'acquitta ensuite des rites du pèlerinage : jet des pierres, immolation de l'offrande, rasage de la tête et tournées de tawâf. Il séjourna en Mecque pendant dix jours au bout desquels il regagna définitivement Médine.

      Maladie du Prophète (BP sur lui) et sa mort
      Au début de safar de l'année 11 de l'hégire, une fièvre atroce prit le Prophète (BP sur lui). Treize jours durant, le noble fiévreux se déplaçait d'une demeure d'épouse à l'autre. Mais lorsque la maladie s'aggrava encore, il sollicita ses épouses d'être soigné chez `Â'icha, et reçut leur accord. Sortir faire la prière à la mosquée lui étant devenu impossible, le Prophète (BP sur lui) enjoignit : "Demandez à Abû Bakr de diriger la prière des musulmans en commun !" Et lorsque les Ansârs (Auxiliaires) s'apercevaient de la gravité de l'état du Prophète, ils encerclaient la mosquée prophétique, dévorés par l'inquiétude. Là, la tête bandée, le Prophète (BP sur lui) sortit les voir en titubant, appuyé sur les bras de `Alî et Al-Fadl, les trois devancés par Al-`Abbâs ; ils avancèrent jusqu'aux gradins du minbar où le Prophète (BP sur lui) finit par s'asseoir. La foule se groupa aussitôt autour de leur Prophète aimé qui, après avoir loué Allah, s'adressa à eux en ces mots: "Ô vous les gens ! J'ai appris que vous craignez la mort de votre Prophète. Mais y a-t-il un prophète avant moi qui ait resté à jamais parmi son peuple, pour que je reste moi-même parmi vous ? Voici que je les rejoins ; ensuite vous me rejoindrez ! Que vous soyez bienveillants envers les premiers Emigrés (Muhâjirîn) ; et que les Emigrés soient bienveillants les uns envers les autres ! (…) Me voici passant devant vous ; et vous devez me succéder. Votre rendez-vous, c'est auprès du Bassin. Quiconque désire s'y rendre demain à ma rencontre doit retenir sa main et sa langue, autant que possible. "

      A l'aube du lundi, 13 rabî`-awwal, et au cours de la prière des musulmans dirigée par Abû Bakr (qu'Allah l'agrée), le Messager d'Allah ouvrit le rideau de la demeure de `Â'icha, regarda les fidèles en rangs de prière et sourit. Pensant que le Prophète voudrait peut-être sortir les rejoindre, Abû Bakr recula vers le rang derrière. La prière aurait été gâchée par la joie des fidèles, émus à l'apparition de leur Prophète chéri (BP sur lui), si ce n'était un geste de sa main aux musulmans de terminer la prière. Il rentra dans la chambre et baissa le rideau. C'était le moment d'agonie : la tête dans le giron de sa femme `A'icha, le Prophète dit : "Seigneur, vers le Compagnon suprême !" Avant la fin de la matinée de ce jour, le Prophète (BP sur lui) quitta ce bas-monde et rejoignit son Seigneur, à Lui la Toute-puissance et la Gloire.

      En ces moments, Abû Bakr ne fut pas présent aux alentours de la maison de `Â'icha. Lorsqu'il arriva peu après, et apprit la nouvelle, il entra chez le noble défunt, découvrit son visage, et se mit à l'embrasser en pleurant. "Que les Bénédictions d'Allah soient sur toi, Ô Messager d'Allah ! Que tu es bon, et vivant et mort !" dit-il. Ensuite, il sortit auprès de la foule endeuillée et s'écria ; "Quiconque adorait Mohammed, voilà que Mohammed est mort. Mais quiconque adorait Allah, certes Allah est vivant et ne meurt jamais !"

      Le corps du feu maître resta déposé dans sa maison tout au long du lundi, et jusqu'au mardi soir lorsque les musulmans finirent de désigner le chef successeur (calife). On se livra ensuite aux rites du bain mortuaire et de l'inhumation. Le corps béni du Prophète fut lavé par `Alî ibn Abî Tâlib, aidé par Al-`Abbâs et ses deux fils Al-Fadl et Qathm, sans oublier les deux servants du Prophète (BP sur lui) : Usâma ibn Zayd et Chuqrân. Le Prophète fut ensuite enveloppé dans trois linceuls, sans chemise ni turban, puis déposé sur son lit. Les gens pénétrèrent dans la demeure prophétique pour s'acquitter de la prière funèbre individuellement sans imam. La tombe fut enfin creusée, au même endroit où le Prophète (BP sur lui) trouva la mort dans la demeure de `Â'icha. Après avoir humidifié la tombe, `Alî, Al-`Abbâs et les deux fils de ce dernier firent descendre le noble corps dans la tombe qui s'éleva au bout de l'opération d'un empan au dessus du sol.

      A noter que le Prophète vécut pendant 63 ans, dont 53 en Mecque, et 10 à Médine. Que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui.

      Portrait du Prophète (BP sur lui)
      Le Messager de Dieu était doté d'un physique agréable, d'un teint blanc rougeâtre. Son visage rayonnait telle la pleine lune. Il avait une tête grande mais proportionnée au reste de ses membres ; des cheveux ondulés qui ne dépassaient pas en longueur les lobes de ses oreilles ; en plus d'un front large et de sourcils bien rangés, courbés et séparés. Au milieu de son nez, il y avait une légère saillie assez courte. Sa bouche était ni trop petite ni trop grande, ses dents étaient fines et séparées, et ses joues aplaties. Il avait la barbe touffue, le cou beau, la poitrine ample et les épaules espacées. Une ligne de poils descendait de la poitrine jusqu'au nombril ; des poils couvraient en outre ses bras, ses épaules et le haut de sa poitrine.

      Il était d'une corpulence normale, ni gros ni maigre, sans trop de chair. Ses poignets étaient longs, ses paumes larges, ses mains et pieds charnus. Il avait les plantes de pieds bien creuses, sans rides ni fissures ; ce qui explique la rapide disparition de l'eau de ses pieds lavés.

      Il était de taille moyenne, ni grand ni petit. En marchant, il levait activement ses pieds et faisait de grands pas, tout en gardant une allure pondérée ; prudent comme s'il descendait d'une pente. Son regard était le plus souvent dirigé vers le bas que vers le haut. En tout cas, l'observation dominait son regard. Lorsqu'il se tournait, c'était de tout son corps ; et lorsqu'il marchait avec ses compagnons, il retardait un peu ses pas. A la rencontre de quelqu'un, il prenait l'initiative de saluer.

      Coup d'œil sur l'éthique et le noble caractère du Prophète (BP sur lui)
      Nous nous sommes attardés dans le présent abrégé sur les grandes lignes de la vie du Messager d'Allah (BP sur lui). Nous avons mis en lumière ses efforts pour communiquer aux hommes l'appel du Seigneur, et sur les difficultés qu'il avait dû braver en vue de guider les créatures vers le chemin de la vérité.
      Reste un petit mot sur son caractère singulier et sa noble et louable éthique ; nous en parlerons dans l'espoir d'être guidés par le Très-Haut vers une parfaite application de ce modèle très apprécié.
      En fait, Allah – Exalté soit-Il – associa à Son Prophète la perfection de l'être et du paraître. Ainsi, trouve-t-on à côté de sa belle mine, sa constitution équilibrée, sa propreté et son agréable odeur, une pureté physique et morale, un équilibre gestuel et un bon caractère. Des nécessités de vie (nourriture, sommeil, …) il ne prenait que ce dont il avait besoin. Il était doté d'un esprit fécond et brillant, d'une sensorialité puissante, sans compter l'éloquence et l'expressivité. Son indulgence et sa vigilance ne faisaient pas de doute ; mais seules les transgressions des enseignements divins le mettaient en colère. Le Prophète ne se vengeait pas ; il ne frappa de sa main sauf pour mener le combat dans le sentier d'Allah ; et pourtant un enfant ou une femme n'étaient jamais pris en cible.

      Le Prophète (BP sur lui) était courageux et hospitalier, sans personne craindre, ni jamais s'enfuir. Il était d'une générosité exceptionnelle : générosité tant de l'âme que de la main.
      Le Prophète (BP sur lui) était en outre d'une pudeur inégalable. Personne n'avait autant de souci à se faire pour respecter l'intimité des autres. Il ne parlait jamais devant quelqu'un d'une chose que celui-ci aurait détestée. Le Prophète ne fut jamais immoral ni grossier, ni tapageur dans les marchés. Il ne dénonçait pas les autres, ni ne rendait la pareille aux outranciers : la tolérance dominait son caractère.

      Il était bienveillant, poli, magnanime, d'un visage riant, d'un abord gracieux et d'une extrême clémence. Il élevait à son rang l'homme d'honneur dans chaque tribu, et le désignait à la tête des siens. Il se méfiait un peu des gens, mais sans jamais leur tourner le dos. Il faisait preuve de modestie, sans dévaluation. Ses Compagnons, il se rassurait souvent sur leur santé ; les gens assis avec lui, il donnait à chacun sa part d'attention et d'estime ; les gens venus pour négocier, il veillait à rester patient avec eux, jusqu'à ce qu'ils finissent par quitter. Quiconque lui demandait quelque chose, s'en allait soit avec ce qu'il voulait, soit avec une réponse confortable. Sa grandeur d'âme embrassait tout le monde : et ce fut ainsi qu'il devint un père pour tout le monde, et que les gens devinrent pour lui tous égales devant les droits.
      En rejoignant une assemblée, le Prophète – BP sur lui- s'asseyait dans la place vide la plus proche.

      Il répondait favorablement à l'invitation, même de la part d'un(e) esclave. Il acceptait les cadeaux, ne fût-ce un os de la patte d'un mouton, et offrait lui-même des cadeaux en contre partie !
      Il se mêlait à ses compagnons et échangeait avec eux les conversations. Il plaisantait des fois avec eux, sans jamais mentir. Si quelqu'un d'eux tombait malade, il lui rendrait visite.

      Le Prophète (BP sur lui) se caractérisait surtout par la loyauté, la fidélité aux engagements, la justesse, l'honnêteté, la chasteté, la véracité et l'esprit chevaleresque.
      Le Prophète (BP sur lui) témoignait surtout d'un grand respect de soi, d'une imposante gravité et d'attachement aux bonnes manières.

      Sa singularité exceptionnelle fut notamment celle de la crainte du Seigneur – Exalté soit-il – et la sincérité à Lui rendre le culte. Que la Paix, les Bénédictions et les honneurs soient accordés à Mohammed, le Messager d'Allah.

      تحمَّلتُ وحديَ مـا لا أُطيـقْ من الإغترابِ وهَـمِّ الطريـقْ
      اللهم اني اسالك في هذه الساعة ان كانت جوليان في سرور فزدها في سرورها ومن نعيمك عليها . وان كانت جوليان في عذاب فنجها من عذابك وانت الغني الحميد برحمتك يا ارحم الراحمين

      تعليق

      يعمل...
      X