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Leçons sur Les Pratiques Cultuelles. Pour les nouveaux musulmans

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  • Leçons sur Les Pratiques Cultuelles. Pour les nouveaux musulmans





    Les Pratiques Cultuelles

    La Purification

    Leçon 31: Purification –Besoins Naturels

    Leçon 32: L'Ablution

    Leçon 33: Le Ghusl (Bain de Propreté)

    Leçon 34: Le Tayamum




    La Prière

    Leçon 35: Les Actes Obligatoires de la Prière

    Leçon 36: Les Actes de la Sunna

    Leçon 37: Actes Permis, Réprimandés et Annulatifs

    Leçon 38: La Prière Communautaire

    Leçon 39: Adhan – Raccourcissement /Rassemblement

    Leçon 40: La Prière du Malade/Crainte - Vendredi

    Leçon 41: Les Prières de Sunna Confirmées

    Leçon 42: Les Prières Surérogatoires




    La Zakâ (L’aumône Légale)

    Leçon 43: Les biens imposables à la Zakâ

    Leçon 44: Les voies de dépense - la Zakâ du Fitr




    Le Jeûne



    Leçon 45: Les Lois de Jeûne

    Leçon 46: Recommandable - Illicite




    Le Pèlerinage et la Oumra

    Leçon 47: Les Piliers du Hajj - Ihrâm/Tawâf

    Leçon 48: Les Piliers du Hajj - autres Rites

    تحمَّلتُ وحديَ مـا لا أُطيـقْ من الإغترابِ وهَـمِّ الطريـقْ
    اللهم اني اسالك في هذه الساعة ان كانت جوليان في سرور فزدها في سرورها ومن نعيمك عليها . وان كانت جوليان في عذاب فنجها من عذابك وانت الغني الحميد برحمتك يا ارحم الراحمين

  • #2
    Les Cultes - La Purifications



    Leçon 31


    L’obligation - la satisfaction des besoins naturels


    L’Obligation de la purification :


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    D’après le Saint Coran et la Sunna, la purification est obligatoire. Elle consiste à se débarrasser de toute souillure; s’agit-il d’impuretés du corps, des vêtements ou du lieu de prière. Quant à la purification rituelle, elle se fait grâce aux ablutions à l’eau (Wudû’) ou à sec (Tayamum).

    bullet
    La purification est faite avec de l’eau pure et inaltérée. Faute de quoi, avec de la terre pure.

    bullet
    Elle s’annule par les souillures suivantes:
    a) L’évacuation (des matières fécales, de l’urine et de la flatuosité.
    b) L’urine et les excréments des animaux.
    c) L’écoulement du sang et de pus et le vomissement.
    d) Le contact des cadavres et des peaux des animaux sauf après le tannage.

    La satisfaction des besoins naturels :

    bullet
    Parmi les usages de la satisfaction des besoins naturels figurent les faits de:
    a) S’écarter des lieux publics et des points d’eau.
    b) Se cacher des regards.
    c) Garder le silence.
    d) Ne pas porter sur soi un objet portant le nom d’Allah.
    e) Ne pas faire face à la Qibla (direction de la Ka’ba) autant que possible.

    bullet
    Conformément à la Sunna, l’essuyage après la satisfaction des besoins naturels (al-Istinjaâ’) se fait de préférence à l’eau et de la main gauche; en plus d’une invocation spécifique qui se fait en sortant des lieux d’aisances.


    Preuves du Coran et Sunna

    ]وَإِن كُنتُمْ جُنُباً فَاطَّهَّرُوا [ [المائدة: 6]


    " …Et si vous êtes pollués «junub», alors purifiez-vous …" (Al-Mâ'ida (LA TABLE SERVIE) : 6).


    Et :


    ]وَثِيَابَكَ فَطَهِّرْ[ [المدثر : 4]


    " Et tes vêtements, purifie-les. " Al-Mouddaththir (LE REVETU D'UN MANTEAU) : 4).


    et le hadith: "La purification est la moitié de la foi" (Mouslim)


    Le hadith " Evitez ces trois choses maudites : faire ses besoins dans les sources d'eau, au bord des routes et à l'ombre". (Ahmad et Ibn Madja)


    Le hadith "N'allez pas faire vos besoins ensemble en se découvrant les uns aux autres et en parlant, car Allah –Exalté et Sublimé- déteste cela" (Abou Dawoud)


    Le hadith "le Prophète (BP sur lui) avait une bague sur laquelle est gravé "Mohammed messager d'Allah" il l'enlevait toujours avant d'entrer dans les lieux d'aisance" (At-Termidhi et l’a corrigé)


    Le hadith "Ne vous dirigez pas vers la qibla en faisant vos besoins" (Al-Boukhâri)


    Le hadith de ‘A’îcha" dites à vos époux de se laver avec de l'eau après avoir fait leurs besoins, je suis gênée de le leur dire, car le Prophète (BP sur lui) le faisait" (At-Termidhi et l’a corrigé)


    Le hadith "Ne tenez pas votre membre de la main droite en urinant, et ne vous lavez pas de vos besoins avec votre main droite" (Approuvé à l’unanimité)

    تحمَّلتُ وحديَ مـا لا أُطيـقْ من الإغترابِ وهَـمِّ الطريـقْ
    اللهم اني اسالك في هذه الساعة ان كانت جوليان في سرور فزدها في سرورها ومن نعيمك عليها . وان كانت جوليان في عذاب فنجها من عذابك وانت الغني الحميد برحمتك يا ارحم الراحمين

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    • #3
      Leçon 32

      Les ablutions

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      Le Wudû’ est une condition sine qua non de la validité de la prière[1] et il comporte de grands avantages[2].
      bullet
      Les rites obligatoires du Wudû’[3] sont:
      a) Avoir l’intention de le faire[4].
      b) Se laver le visage.
      c) Laver ses bras jusqu’aux coudes.
      d) Passer la main humidifiée sur sa tête.
      e) Se laver les pieds, tout en se conformant à cet ordre[5] (d’obligation selon les Hanbalites et les Chaféites) et en conservant cette succession d’actes (d’obligation selon les Hanbalites et les Malékites).
      bullet
      Les rites[6] supplémentaires du Wudû’ (relevant de la Sunna) sont:
      a) Commencer par dire “Au nom d’Allah...”.
      b) Se laver les mains jusqu’aux poignets[7].
      c) Se rincer la bouche[8] (d’obligation selon les Hanbalites et les Chaféites) et se brosser les dents à l’aide du Siwâk[9].
      d) Aspirer l’eau par les narines[10] (d’obligation selon les Hanbalites et les Chaféites) puis la rendre fortement.
      e) Nettoyer ses oreilles de l’intérieur et de l’extérieur avec ses mains humidifiées.
      f) Commencer par les membres du côté droit[11].
      g) Laver chaque membre à trois reprises.
      h) Laver entre les doigts et entre les orteils[12].
      j) Passer sa main humidifiée sur la tête en commençant par le toupet.
      k) Laver à profusion sa tête et ses pieds en dépassant les endroits qu’on se doit de laver obligatoirement[13].
      l) Passer sa main humidifiée entre les poils de sa barbe [14].
      m) Terminer le Wudû’ par une invocation spécifique.
      bullet
      Parmi les conduites répréhensibles pendant le Wudû’ figurent:
      a) L’usage abusif de l’eau[15][16].
      b) Se laver les membres plus de trois fois[17].
      c) Négliger l’un des rites supplémentaires du Wudû’.
      d) Faire ses ablutions dans un endroit souillé.
      bullet
      Parmi ce qui cause l’invalidité du Wudû’[18], citons:
      a) L’évacuation (des matières fécales, de l’urine et de la flatuosité)[19].
      b) Etre pris d’un profond sommeil, tout en étant couché[20].
      c) Perdre la conscience en tombant en syncope, en s’enivrant ou en étant frappé d’un accès momentané de folie.
      d) Toucher ses parties génitales[21] ou une femme[22], que se soit pour le plaisir ou accidentellement (ceci fait la pomme de discorde parmi les diverses doctrines religieuses).
      bullet
      Il est recommandable pour les femmes ayant continuellement les menstrues[23] et pour les énurétiques[24] de faire les ablutions au temps de chaque prière.

      Preuves du Coran et Sunna
      [1] Le verset:


      ]يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِذَا قُمْتُمْ إِلَى الصَّلاةِ فَاغْسِلُوا وُجُوهَكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ إِلَى الْمَرَافِقِ وَامْسَحُوا بِرُءُوسِكُمْ وَأَرْجُلَكُمْ إِلَى الْكَعْبَيْنِ [ [المائدة: 6]


      Le verset: " O les croyants! Lorsque vous vous levez pour la Salât, lavez vos visages et vos mains jusqu'aux coudes; passez les mains mouillées sur vos têtes; et (lavez-vous) les pieds jusqu'aux chevilles …" Al-Mâ'ida (LA TABLE SERVIE) : 6).


      et les hadiths:


      Le hadith : ‘La purification est la clef de la Salāt.’ (Abou Dawoud et At-Termidhi).


      Et : « Aucune Salāt n'est acceptée sans purification. » (Mouslim).


      Et : « Allah n'accepte pas la Salāt de l’un d’entre vous qui a les ablutions rompues (par l'une des causes qui rompent l'ablution) jusqu'à ce qu'il refasse ses ablutions. » (Approuvé à l’unanimité).


      [2] Le hadith : « Voulez-vous que je vous montre grâce à quoi Allah pardonne les péchés et élève vote rang (au paradis). Ils dirent : ‘Oui O messager d’Allah’. Il a dit : ‘Compléter ses ablutions en temps de gêne (grand froid, maladie…), aller souvent aux mosquées et attendre la Salāt après la Salāt. » Ceci fait partie du DJihad. » (Mouslim)


      [3] Verset : même que 9.


      [4] Le hadith : « Les actions ne valent que par les intentions ». (Approuvé à l’unanimité).


      [5] L'ordre voir le verset précédent


      [6] Les rites du Wudu’


      [7] Le hadith : « Que celui qui se réveille de son sommeil ne trompe pas ses mains dans le récipient d'eau avant qu'il ne les lave trois fois, sait-on jamais où il avait les mains alors qu'il dormait. (Mouslim).


      [8] Le hadith : « Si vous faites vos ablutions, aspirez de l'eau et rincer vous la bouche. » (Abou Dawoud).


      [9] Le hadith: « Si je ne crains pas de charger ma nation, je leur prescrirais le siwak à chaque ablution. » (Approuvé à l’unanimité).


      [10] Le hadith: « Aspirez bien l'eau par le nez en faisant vos ablutions sauf si vous faites le jeûne. » (An-Nissa’î, Abou Dawoud et At-Termidhi).


      [11] Le hadith: « Quand vous faites vos ablutions commencez par vos droites. » (Ahmad et Ibn Madja).


      Et : « D'après 'A’Icha, le Prophète (BP sur lui) préférait commencer par le côté droit, qu'il s'agisse de mettre ses chaussures, de se peigner, de faire ses ablutions ou d'un acte quelconque. » (Approuvé à l’unanimité).


      [12] Le hadith: « si vous faites vos ablutions, passez de l'eau entre les doigts et les orteils. » (At-Termidhi).


      [13] Le hadith: « Lorsque les gens de ma nation seront appelés le jour de la Résurrection, ils auront au front et aux mains des marques brillantes grâce aux traces de leurs ablutions. Que celui d'entre vous qui pourra agrandir encore plus ses marques brillantes, le fasse. » (Approuvé à l’unanimité).


      [14] Le hadith: « Amar Ibn yasser qui dit: et qu'est ce qui m'en empêcherait ? Puisque j'ai vu le prophète passer l'eau dans sa barbe. » (At-Termidhi).


      [15] Conduites répréhensibles pendant le Wudû’ :


      [16] Le hadith: Le Prophète (BP sur lui) faisait ses ablutions avec un seul modd. (Le modd est une mesure de capacité équivalant à un quart de sâ’, qui lui-même contient cinq rotl). (An-Nissa’î).


      [17] Le hadith: Il lui a appris qu'il devait laver chaque membre trois fois et dit: " ainsi se font les ablutions et celui qui en fait plus dépasse les limites et commet une injustice. » (An-Nissa’î et Abou Dawoud)


      [18] ce qui cause l’invalidité du Wudû’ :


      [19] Le hadith: « Allah n'accepte pas la Salat de l'un d’entre vous qui a les ablutions rompues (par le fait de l'une des causes qui rompent l'ablution) jusqu'à ce qu'il refasse ses ablutions »


      [20] Le hadith: « L’œil (l’état de veille) est le nœud d’attache de l’exutoire de derrière (l’homme étant conscient, retient l’échappement de toute impureté accidentelle) si quelqu’un d’entre vous a dormi, il lui incombe de faire les ablutions. »


      [21] Le hadith: « celui qui touche ses parties génitales ne doit faire la Salat qu'après avoir refait ses ablutions. » (At-Termidhi).


      [22] Hadith Ibn ‘Omar : « Le baiser donné de l’homme à sa femme ainsi que le fait de la caresser par la main sont des actes de toucher. Celui qui donne un baiser à sa femme ou la caresse doit faire les ablutions. » (Malek)


      [23] Le hadith: le propos du Prophète (BP sur lui) à Fatima Bent Jahch: « …puis fais tes ablutions pour chaque Salât. » (Al-Boukhari).


      [24] Tout comme la femme qui est en menstrues continuelles, l'énurétique doit refaire ses ablutions pour chaque salât.

      تحمَّلتُ وحديَ مـا لا أُطيـقْ من الإغترابِ وهَـمِّ الطريـقْ
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      • #4
        Leçon 33


        Le bain de propreté (Ghusl)


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        Un bain de propreté (Ghusl) est obligatoire[1] dans les cas suivants:
        a) Etre atteint d’impureté majeure à la suite du coït ou de l’éjaculation[2].
        b) Après l’arrêt des menstrues et au retour des couches[3].
        c) A l’occasion de la conversion à l’Islam[4].
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        Le Ghusl devient recommandable[5] dans les cas suivants:
        a) Avant de se rendre à la mosquée pour la prière du vendredi[6].
        b) Avant de passer à l’état de sacralisation rituelle (al-’ihrâm) et pour se rendre à La Mecque et à la station de `Arafa.
        bullet
        Ce Ghusl consiste à plonger le corps dans l’eau tout en le frottant autant que possible, en faisant en sorte que l’eau atteigne entre les doigts, entre les orteils, les cheveux et le nombril, etc. et en faisant répandre de l’eau sur les parties qu’on est incapable de frotter, pour qu’en fin de compte, on soit sûr que l’eau avait vraiment atteint tout le corps.
        bullet
        Parmi les actes -relevant de la Sunna- relatifs au Ghusl:
        a) Commencer par dire “Au nom d’Allah”.
        b) Se laver les mains.
        c) Éliminer tout d’abord les impuretés.
        d) Se rincer la bouche, aspirer l’eau par les narines et se nettoyer le creux de l’oreille.
        e) Commencer par le lavage des membres du Wudû’ (exception faite aux pieds).
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        Parmi les conduites répréhensibles pendant le Ghusl[7] figurent:
        a) L’usage abusif de l’eau[8].
        b) Le fait de se laver dans l’eau stagnante ou dans un endroit souillé, ou sans se dérober aux regards[9].
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        Il est interdit à ceux qui sont en un état d’impureté majeure de:[10]
        a) Réciter le Coran[11] ou toucher au Livre Saint[12].
        b) Pratiquer la prière.
        c) Accéder à la mosquée sauf au passage[13].
        Preuves du Coran et Sunna


        [1] Le verset:


        ]وَإِن كُنتُمْ جُنُباً فَاطَّهَّرُوا [ [المائدة : 6]


        "…Et si vous êtes pollués «junub», alors purifiez-vous (par un bain)…"
        (Al-Mâ'ida (LA TABLE SERVIE) : 6).


        [2] Le verset:


        ]وَلاَ جُنُباً إِلاَّ عَابِرِي سَبِيلٍ حَتَّى تَغْتَسِلُوا [ [النساء: 43]


        " … et aussi quand vous êtes en état d'impureté [pollués] - à moins que vous ne soyez en voyage - jusqu'à ce que vous ayez pris un bain rituel... " An-Nisâ' (LES FEMMES) : 43).


        Et le hadith: « Si les parties génitales (de l’homme et de la femme) se touchent, il faut faire les ablutions » (Mouslim)


        [3] Le verset:


        ]فَاعْتَزِلُوا الِنّسَاءَ فِي الْمَحِيضِ وَلاَ تَقْرَبُوهُنَّ حَتَّى يَطْهُرْنَ[ [البقرة: 222].


        "…Eloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues, et ne les approchez que quand elles sont pures. …" Al-Baqara (LA VACHE) : 222).


        Et le hadith: « Abstiens-toi de la Salât (la prière) un nombre de jours égal à celui de tes menstrues, puis lave-toi et prie. » (Mouslim).


        [4] Le hadith: le Prophète avait ordonné à Thamamat Al-Hanafi de prendre le bain rituel (ghusl) lors de sa conversion (dans les deux sahihs)


        [5] Ghusl devient recommandable:


        [6] Le hadith: « le bain rituel est obligatoire le jour du vendredi pour toute personne ayant atteint la puberté. » (Approuvé à l’unanimité).


        [7] Les conduites répréhensibles pendant le Ghusl :


        [8] Le hadith: Le Prophète (BP sur lui) faisait le Ghusl avec un sa’ d’eau et ses ablutions avec un seul modd. (NdT. Le modd est une mesure de capacité équivalant à un quart de sâ’, qui lui-même contient six litres). (Mouslim).


        [9] Le hadith : « Allah (Que son nom soit glorifié et sublimé) est pudique et discret. Il aime pour autant la pudeur et la réserve. Si l’un d’entre vous fait la lotion, qu’il se mette à l’abri. » (Abou Dawoud)


        [10] Il est interdit à ceux qui sont en un état d’impureté majeure de:


        [11] Le hadith de Ali : « Le Prophète (BP sur lui) nous récitait le Coran en tout etat, tant qu’il n’était pas Junub (en état d'impureté majeure). » (At-Termidhi)


        [12] Le verset:


        ]لاَ يَمَسُّهُ إِلاَّ الْمُطَهَّرُونَ [ [الواقعة : 79]


        " que seuls les purifiés touchent; " Al-Wâqi`a (L'EVENEMENT) : 79).


        [13] Le verset:


        ]لاَ تَقْرَبُوا الصَّلاةَ وَأَنتُمْ سُكَارَى حَتَّى تَعْلَمُوا مَا تَقُولُونَ وَلاَ جُنُباً إِلاَّ عَابِرِي سَبِيلٍ حَتَّى تَغْتَسِلُوا [ [النساء : 43]


        " …N'approchez pas de la Salât alors que vous êtes ivres jusqu'à ce que vous compreniez ce que vous dites, et aussi quand vous êtes en état d'impureté [pollués] - à moins que vous ne soyez en voyage - jusqu'à ce que vous ayez pris un bain rituel … " An-Nisâ' (LES FEMMES) : 43).

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        اللهم اني اسالك في هذه الساعة ان كانت جوليان في سرور فزدها في سرورها ومن نعيمك عليها . وان كانت جوليان في عذاب فنجها من عذابك وانت الغني الحميد برحمتك يا ارحم الراحمين

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        • #5
          Leçon 34
          Les ablutions à sec

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          Il est permis d’avoir recours aux ablutions à sec (at-tayamum) faute d’eau ou par crainte de se servir d’une eau nuisible[1].
          bullet
          Le Tayamum se fait en touchant la terre pure, puis en en passant sur le visage et les mains.
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          Le Tayamum s’annule par les mêmes causes que le Wudû’, ainsi que par la présence de l’eau ou la disparition de l’excuse rendant possible d’y recourir.
          bullet
          Il est permis de passer sa main humidifiée sur les babouches ou les chaussettes[2] aux conditions suivantes:
          a) Les chausser après s’être purifié[3].
          b) Ne pas se déchausser que pour se laver les pieds.
          c) Cette permission est octroyée durant une période d’un jour et d’une nuit pour le résident et de trois jours pour le voyageur[4].
          d) Ces babouches doivent cacher les pieds sans rien laisser transparaître.
          bullet
          Il est absolument permis de passer la main humidifiée sur les bandages[5].
          Preuves du Coran et Sunna


          [1] Le verset:


          ]وَإِن كُنتُم مَّرْضَى أَو عَلَى سَفَرٍ أَوْ جَاءَ أَحَدٌ مِّنكُم مِنَ الْغَائِطِ أَوْ لاَمَسْتُمُ الِنّسَاءَ فَلَمْ تَجِدُوا مَاءً فَتَيَمَّمُوا صَعِيداً طَيِّباً فَامْسَحُوا بِوُجُوهِكُمْ وَأَيْدِيكُمْ[
          [النساء: 43]


          " …Si vous êtes malades ou en voyage, ou si l'un de vous revient du lieu où il a fait ses besoins, ou si vous avez touché à des femmes et que vous ne trouviez pas d'eau, alors recourez à une terre pure, et passez-vous-en sur vos visages et sur vos mains…" An-Nisâ' (LES FEMMES) : 43).


          et le hadith : « La surface de la terre pure est à utiliser en ablutions pour le musulman même s’il ne trouve pas de l’eau dix ans durant. » (An-Nissa’î).


          [2] Un autre interprétation de Le verset:


          ]يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِذَا قُمْتُمْ إِلَى الصَّلاةِ فَاغْسِلُوا وُجُوهَكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ إِلَى الْمَرَافِقِ وَامْسَحُوا بِرُءُوسِكُمْ وَأَرْجُلَكُمْ إِلَى الْكَعْبَيْنِ [ [المائدة: 6]


          " O les croyants! Lorsque vous vous levez pour la Salât, lavez vos visages et vos mains jusqu'aux coudes; passez les mains mouillées sur vos têtes; et les pieds jusqu'aux chevilles…"
          (Al-Mâ'ida (LA TABLE SERVIE) : 6).


          Et les hadiths :


          « On l’a vu (BP sur lui) passer sa main (humide) sur ses bottines. » (Al-Boukhari)


          « le Prophète (BP sur lui) ordonnait au résident parmi nous de passer sa main humide sur ses bottines en faisant les ablutions pour une journée et une nuit et au voyageur (de le faire) pour une durée de trois jours. » (An’Nissa’î)


          Omar a dit : « En présence de notre Prophète (BP sur lui), nous passions nos mains humides sur nos bottines. » (Ahmad)


          [3] Le hadith: Le Prophète (BP sur lui) dit à Al-Moghîra lorsque ce dernier voulut lui enlever ses bottines en lui faisant ses ablutions : "Laisse-les moi, j'avais fait mes ablutions quand je les ai chaussées." (Approuvé à l’unanimité)


          [4] Ali a dit : Le Prophète (BP sur lui) autorisa pour le voyageur le fait de passer sa main humide sur ses bottines en faisant les ablutions pour une durée de trois jours (durant trois jours) et durant un seul jour pour le résident (Mouslim)


          [5] Le hadith du Prophète à propos de celui qui est décédé après avoir passé de l'eau sur sa blessure à la tête : « Il lui suffisait de faire le Tayammom et de recouvrir sa blessure d’un linge et ensuite il passait sa main humide dessus et lavait le reste de son corps » (Abou Dawoud)

          تحمَّلتُ وحديَ مـا لا أُطيـقْ من الإغترابِ وهَـمِّ الطريـقْ
          اللهم اني اسالك في هذه الساعة ان كانت جوليان في سرور فزدها في سرورها ومن نعيمك عليها . وان كانت جوليان في عذاب فنجها من عذابك وانت الغني الحميد برحمتك يا ارحم الراحمين

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          • #6
            Les Cultes - La Prière


            Leçon 35


            Les conditions et les actes de la Salat


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            La prière (As-Salât) est un lien attachant incessamment l’homme à Son seigneur. Elle lui interdit la turpitude ou de commettre des actes répréhensibles. Elle ranime la piété et la soumission aux décrets d’Allah et inculque au musulman l’esprit du groupe, la fraternité, l’égalité et la discipline. Elle donne le modèle typique de la communauté musulmane, en étant guidée par le meilleur des musulmans de par son érudition, sa jurisprudence et sa moralité.
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            La prière qui est une pratique obligatoire[1] à tout musulman, est célébrée journellement à cinq temps déterminés: l’aube (Fajr), le midi (Ad-Dohr), l’après-midi (`Asr), le coucher du soleil (Maghrib) et le soir (`ichâ’).
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            C’est la meilleure des pratiques cultuelles, la pierre de voûte de la religion et le premier pilier de l’islam après la profession de foi[2].
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            Le Prophète a recommandé certaines prières (supplémentaires) dont la pratique est parfois confirmée et parfois non-confirmée. Le musulman peut faire aussi d’autres prières surérogatoires (An-Nawâfil) s’il le veut.
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            La prière prescrite est exigée de tout musulman adulte et sain d’esprit. Par contre, celles qui ont leurs menstrues ou sont en couches sont dispensées de l’accomplir[3].
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            Les conditions de la validité de la prière:[4]
            a) Se purifier[5] des impuretés mineures (qui annulent les ablutions) en renouvelant le Wudû’, et des impuretés majeures (Al-Janâba) en prenant un bain rituel.
            b) Pour l’homme, cacher les parties de son corps situées entre le nombril et les genoux. Quant à la femme, cacher tout son corps à l’exception du visage et des mains[6].
            c) S’orienter vers la Qibla.[7]
            d) Etre proprement habillé.
            e) Etre sûr que le temps de la prière a commencé.
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            Les actes obligatoires de la prière:
            a) Formuler l’intention[8].
            b) Se tenir debout[9] surtout dans les prières obligatoires sauf si l’on est incapable.
            c) Prononcer le Takbîr de l’ihrâm[10] (pour entamer l’accomplissement de la prière).
            d) Réciter la Fâtiha[11] à chaque rak`a (sauf quand on est guidé dans les prières faites à haute voix).
            e) Faire une génuflexion puis se redresser.
            f) Se prosterner à deux reprises en restant assis dans l’intervalle.[12]
            g) Accomplir sans hâte les divers actes de la prière.
            h) S’asseoir (par terre) pour prononcer le Tachahod puis les salutations finales. [13]
            i) Suivre l’ordre en accomplissant ces divers actes.[14]

            Preuves du Coran et Sunna

            [1] Dans plusieurs versets tel:


            ] فَإِذَا قَضَيْتُمُ الصَّلاةَ فَاذْكُرُوا اللهَ قِيَامًا وَقُعُودًا وَعَلَى جُنُوبِكُمْ فَإِذَا اطْمَأْنَنتُمْ فَأَقِيمُوا الصَّلاةَ إِنَّ الصَّلاةَ كَانَتْ عَلَى الْمُؤْمِنِينَ كَتَاباً مَّوْقُوتًا[ [النساء: 103]


            " Quand vous avez accompli la Salât, invoquez le nom d'Allah, debout, assis ou couchés sur vos côtés. Puis lorsque vous êtes en sécurité, accomplissez la Salât (normalement), car la Salât demeure, pour les croyants, une prescription, à des temps déterminés. " (An-Nisâ' (LES FEMMES) : 103).


            Et les hadiths :


            « L’islam est bâti sur 5 piliers:témoigner qu’il n’y a pas d'autre divinité qu’Allah et que Mohammed est Son messager ; accomplir la Sâlat (la prière), s’aquiter de la Zakat, accomplir le pèlerinage et effectuer le jeûne du ramadan » (Approuvé à l’unanimité)


            "Entre l’homme et l’athéisme et le polythéisme l’abandon de la Salât (prière)” (Mouslim)


            "J'ai reçu l'ordre de combattre les gens (idolâtres) sans relâche jusqu'à ce qu'ils professent qu'il n'y a d'autre divinité qu’Allah et que Mohammed est Son messager ; qu'ils accomplissent la Sâlat (la prière) et qu'ils payent la Zakat. Le jour où ils feront tout cela, leurs vies et leurs biens seront épargnés, sauf quand l'Islam permettra d'y porter atteinte. Pour le reste, ils ne devront de comptes qu'à Allah." (Approuvé à l’unanimité)





            [2] Le verset:


            ] إنَّ الصَّلاةَ تَنْهَى عَنِ الْفَحْشَاءِ واَلْمُنكَرِ [ [العنكبوت:45]


            " …En vérité la Salât préserve de la turpitude et du blâmable… " (Al-`Ankaboût (L'ARAIGNEE) : 45).


            Et les hadiths :


            “La base de l’affaire est l’Islam, son support est la Salât (prière) et son bout culminant est le Djihâd” (At-Termidhi)


            On demanda au Prophète (BP sur lui) quelle était l’œuvre la plus méritoire. "C'est, répondit-il, de faire chaque Salât (prière) en son temps déterminé.”


            “Les cinq Salât (prières) sont à l’instar d’un fleuve coulant à flots devant la porte de la maison de l’un d’entre vous pour y puiser afin de se laver chaque jour cinq fois.” (Mouslim)


            “Chaque Salât (prière) due par un musulman ayant bien fait ses ablutions, sa concentration et ses génuflexions, fera pardonner tous les péchés qui l’ont précédée tant qu’il n’y pas eu de péché capital ; et ce durant la vie entière de l’être.” (Mouslim)


            [3] Le hadith : « Lorsque tes menstrues apparaîtront, cesse de faire la Salât (la prière), et aussitôt qu'elles finiront, lave-toi pour faire disparaître les taches de sang et prie. » (Approuvé à l’unanimité)


            Et : « Abstiens-toi de la Salât (la prière) un nombre de jours égal à celui de tes menstrues, puis lave-toi et prie. » (Al-Boukhari)


            [4] Les conditions de la validité de la prière:


            [5] La purification :


            [6] Le verset :


            ]خُذُوا زِينَتَكُمْ عِندَ كُلِّ مَسْجِدٍ[ [الأعراف: 31]


            " O enfants d'Adam, dans chaque lieu de Salât portez votre parure (vos habits)…" Al-'A`râf : 31).


            Et les hadiths :


            « La Salât (prière) d’une femme ayant atteint l’âge de puberté ne sera admise qu’avec un voile couvrant sa tête. » (Abou Dawoud)


            Il a dit (BP sur lui) au sujet de la Salât (prière) de la femme portant une chemise et un voile sans porter d’Izar : « Si la chemise est assez longue pour couvrir jusqu’au bas de ses pieds » - Izar : (vêtement qu’on porte autour de la taille et couvre la partie du bas du corps (Abou Dawoud)


            [7] Les versets:


            ]فَوَلِّ وَجْهَكَ شَطْرَ الْمَسْجِدِ الْحَرَامِ وَحَيْثُ مَا كُنتُمْ فَوَلُّوا وُجُوهَكُمْ شَطْرَهُ [ [البقرة:144]


            " …Tourne donc ton visage vers la Mosquée sacrée. Où que vous soyez, tournez-y vos visages… " Al-Baqara (LA VACHE) : 144).


            ]وَمِنْ حَيْثُ خَرَجْتَ فَوَلِّ وَجْهَكَ شَطْرَ الْمَسْجِدِ الْحَرَامِ وَإِنَّهُ لَلْحَقُّ مِن رَّبِّكَ وَمَا اللهُ بِغَافِلٍ عَمَّا تَعْمَلُونَ [ [البقرة:149]


            " Et d'où que tu sortes, tourne ton visage vers la Mosquée sacrée. Oui voilà bien la vérité venant de ton Seigneur. Et Allah n'est pas inattentif à ce que vous faites. " Al-Baqara (LA VACHE) : 149).


            ]وَمِنْ حَيْثُ خَرَجْتَ فَوَلِّ وَجْهَكَ شَطْرَ الْمَسْجِدِ الْحَرَامِ وَحَيْثُ مَا كُنتُمْ فَوَلُّوا وُجُوهَكُمْ شَطْرَهُ[ [البقرة:150]


            " Et d'où que tu sortes, tourne ton visage vers la Mosquée sacrée. Et où que vous soyez, tournez-y vos visages,…" Al-Baqara (LA VACHE) : 150).


            « Essayer de s'orienter vers la qibla tant que possible, car on a vu le prophète prier sur le dos de sa monture en venant de la Mecque vers Médine toute en laissant la bride libre à la bête. » (Approuvé à l’unanimité)


            [8] Le hadith: « Les actions ne valent que par les intentions. » (Approuvé à l’unanimité).


            [9] Le verset :


            ] وَقُومُوا لِلَّهِ قَانِتِينَ[ [البقرة: 238]


            " …et tenez-vous debout devant Allah, avec humilité. " Al-Baqara (LA VACHE) : 238).


            Et le hadith : "Prie debout ; si tu n’en es pas capable (physiquement), prie assis. Si tu n’en es pas capable (physiquement), prie (allongé) sur les côtés" (Al-Boukhari)


            [10] Le hadith : « La clé de la Salât (prière) est la purification, sa sacralisation débute par le takbir (Dire « Allah Akbar » = « Allah est plus grand ») et prend fin par la salutation finale. » (Abou Dawoud et At-Termidhi)


            [11] Le hadith : « Nulle validité pour la Salat de celui qui n'a pas récité la sourate Al Fatiha. » (Approuvé à l’unanimité).


            [12] Le hadith : “Quand tu as l’intention de faire la salât (la prière), fais bien les ablutions. Puis tourne - toi vers la qibla et prononce le takbîr (Dire « Allah Akbar » = « Allah est plus grand »), récite ensuite ce qu’il t’est possible du Coran, puis incline – toi pour une Rak’a jusqu’à ce que tu te tranquillises, relève – toi et reste debout droit. Puis, prosterne – toi jusqu’à ce que tu atteignes la tranquillité, redresse –toi et reste assis bien droit. Puis, prosterne – toi de même ; enfin redresse –toi et reste assis bien droit. Agis ainsi dans toute la salât (la prière). » (Approuvé à l’unanimité)


            [13] Le hadith : « … et prend fin par la salutation finale » cité ci-dessus.


            [14] Le hadith : « faites votre prière comme vous m'avez vu le faire. » (Al-Boukhari)

            تحمَّلتُ وحديَ مـا لا أُطيـقْ من الإغترابِ وهَـمِّ الطريـقْ
            اللهم اني اسالك في هذه الساعة ان كانت جوليان في سرور فزدها في سرورها ومن نعيمك عليها . وان كانت جوليان في عذاب فنجها من عذابك وانت الغني الحميد برحمتك يا ارحم الراحمين

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            • #7
              Leçon 36


              Les actes de la sunna


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              Les actes de la sunna dans l’accomplissement de la prière, qu’ils soient confirmés (ex: obligatoire) ou non-confirmés (ex: recommandable) font la pomme de discorde parmi les doctes des quatre doctrines religieuses. Cependant, cela ne fait que du bien.
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              Les actes confirmés de la sunna en accomplissant la prière[1] sont:
              a) Réciter une courte sourate ou une partie du Coran après la Fâtiha dans les deux rak`a de Fajr, les deux premières du Ad-Dohr, de `Asr, du Maghrib et du `Ichâ’[2].
              b) Dire: “Allah entend celui qui Le loue” et “Allah, à Toi la louange” (qu’on guide la prière ou qu’on l’accomplit en solitaire); “Allah, à Toi la louange” (si l’on est guidé dans la prière mâ’mûm)[3] et “Gloire à mon Seigneur, le Très grand» à trois reprises lors des génuflexions et “Gloire à mon Seigneur, le Très-Haut») à trois reprises lors de la prosternation.[4]
              c) Prononcer le Takbîr en passant d’un acte à l’autre, à l’exception du fait de se relever de la prosternation.
              d) Prononcer le premier Tachahod[5] et le second (chez les Malékites) en étant assis.
              e) Faire à haute voix les deux rak`a de Fajr ainsi que les deux premières du Maghrib et du `Ichâ’, tandis que les autres rak`a se font à voix basse.
              f) Invoquer Allah en faveur du Prophète dans le second Tachahod en prononçant les formules connues.[6]
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              Les actes non-confirmés de la sunna[7] en accomplissant la prière sont:
              a) Prononcer une invocation avant d’entamer la prière.[8]
              b) Al-‘Isti`âdha[9] (demander refuge auprès d’Allah contre Satan) lors de l’accomplissement de la première rak`a et avant la récitation du Coran et Al-Basmala (dire: “Au nom d’Allah le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux) à voix basse chaque fois avant toute récitation coranique. c) Élever ses mains au niveau de ses épaules en prononçant le Takbîr de l’ihrâm, au moment de fléchir les genoux et en se relevant, ainsi qu’en se redressant après l’accomplissement des deux premières rak`a.[10]
              d) Dire Amen (`amîn) après la Fâtiha.[11]
              e) Réciter plus du Coran lors de la prière du Fajr contrairement à la récitation lors des prières de `Asr et du Maghrib; et prêcher le juste milieu lors de celles de Ad-Dohr et du `Ichâ’.
              f) Invoquer Allah dans l’intervalle des deux prosternations.[12]
              g) L’invocation du “Qonoût” (la soumission à Allah) au cours de la seconde rak`a du Fajr ou de la rak`a du Witr après s’être redressé de la génuflexion ou après la récitation.[13]
              h) Conserver la posture assise habituelle.[14]
              i) Mettre ses mains sur sa poitrine: la main droite sur la gauche.[15]
              j) Invoquer Alla lors de e la prosternation[16] et du Tachahod final.[17]
              k) Commencer par le côté droit puis le côté gauche en faisant les salutations finales.[18]
              l) Évoquer Allah et L’invoquer après les salutations finales.[19]
              Preuves du Coran et Sunna



              [1] Les actes confirmés de la sunna en accomplissant la prière :


              [2] Le hadith : « Durant la salât du Dhohr (prière du milieu du jour), le Prophète (BP sur lui) récitait la sourate de l’Ouverture du Coran dans les deux premières rak’a ainsi que deux autres sourates. Dans les deux dernières rak’a, il récitait la sourate de l’ouverture du Coran en nous laissant entendre de temps en temps certains versets.” (Approuvé à l’unanimité)


              [3] Les hadiths :


              « Le Prophète (BP sur lui) disait quand il se relevait après une rak’a « Allah entend celui qui Le loue » et il disait ensuite en étant debout « Seigneur, à Toi les louanges ». » (Approuvé à l’unanimité)


              « Quand l’imam dit : Allah entend celui qui Le loue, dites : ô Allah, notre Seigneur, à Toi les louanges). » (Mouslim)


              [4] Le hadith : dites-le dans vos génuflexions à la révélation du verset" Glorifie donc le nom de ton Seigneur, le Très Grand! " Et dites-le dans vos prosternations à la révélation du verset " Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très Haut, " (Ahmad et Abou Dawoud)


              [5] Les mots à dire lors du Tachahud : « Salutations, Salât, meilleures oeuvres, toutes vont à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde et les bénédictions d’Allah. Que la paix soit sur nous et les vertueux serviteurs d’Allah. Je témoigne qu’il n’y a pas de divinité à part Allah et je témoigne que Mohammed est Son Serviteur et Son Messager). (Approuvé à l’unanimité)


              [6] (Ô Allah accorde Ta miséricorde à Mohammed et aux siens (de Mohammed), comme Tu l’as accordée à Abraham et aux siens (d’Abraham) et répands Tes bénédictions sur Mohammed et sur les siens (de Mohammed), comme Tu les as répandues sur Abraham et sur les siens (d’Abraham) dans tout l’univers. Certes, Tu es digne de louanges et Majestueux) (Les six (rapporteurs) et le propos par At-Termidhi)


              [7] Les actes non-confirmés de la sunna:


              [8] (Gloire et louange à Toi, ô Allah. Que Ton nom soit glorifié et Ton éminence exaltée. Il n’y a certes point de divinité à part Toi.) (Mouslim – mawquf)


              [9] Le verset :


              ]فَإِذَا قَرَأْتَ الْقُرْآنَ فَاسْتَعِذْ بِاللهِ مِنَ الشَّيْطَانِ الرَّجِيمِ[ [النحل: 98]


              " Lorsque tu lis le Coran, demande la protection d'Allah contre le Diable banni. " An-Nahl (LES ABEILLES) : 98).


              [10] Le hadith : « Quand le messager d’Allah (BP sur lui) commençait la salât (prière), il levait les deux mains à la hauteur de ses épaules puis prononçait le takbîr (Dire « Allahou akbar » = « Allah est plus grand »). Et quand il voulait effectuer une rak’a, il opérait de même et répétait le même geste lorsqu'il se relevait après la rak’a. » (Approuvé à l’unanimité)


              [11] Le hadith : “Le Prophète (BP sur lui) a lu : "…Non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés. " (Sourate Al-Fatiha: 7), et a dit : ‘Amen’ en l’allongeant. » (At-Termidhi)


              “Quand l'imam prononce ces mots : "…Non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés. " (Sourate Al-Fatiha: 7), dites tous : Amen ! Celui qui aura prononcé ce mot en même temps que les Anges, obtiendra le pardon (la rémission) de ses péchés passés.” (Al- Boukhari).


              [12] par ces mots : “Ô Allah, absous–moi de mes péchés et accorde–moi la miséricorde, préserve-moi du mal, guide–moi et pourvoie-moi.” (Abou Dawoud)


              [13] « Ô Allah, guide–moi parmi ceux que Tu as guidé, préserve-moi parmi ceux que Tu préserves, patronne-moi parmi ceux que tu patronnes, bénis ce que Tu m’as octroyé et protège-moi de ce que Tu as prescrit de Mal. Toi qui juges sans être soumis au jugement des autres, quiconque dont Tu es le protecteur n’est point humilié, ô Allah Béni et Exalté sois-Tu. » (At-Termidhi)


              [14] Le hadith : « Quand le Prophète (BP sur lui) s'asseyait durant les deux premières rak’a, il se posait sur le pied gauche (replié sous lui) et dressait son pied droit. Quand il s'asseyait dans la dernière rek’a, il avançait son pied gauche, dressait son pied droit et se mettait assis sur son séant. » (Al-Boukhari)


              [15] Le hadith : “Le Prophète (BP sur lui) passa par un homme faisant la salât (la prière) tout en appuyant la main gauche sur la main droite. Le Prophète (BP sur lui) tira sur la droite et la posa sur la gauche.” (Ahmad)


              [16] Le hadith : « Il m’est interdit de réciter le Coran dans la salât quand je suis en posture de génuflexion ou de prosternation. Durant la posture de génuflexion, glorifiez Allah, exalté et sublime soit-Il. Pendant la prosternation, déployez davantage d’effort pour invoquer Allah. Certainement vos invocations seront exaucées. » (Mouslim)


              [17] « Ô Allah, je me réfugie auprès de Toi contre le châtiment de l’Enfer, la torture de la tombe, les épreuves de la vie et celles de la mort et contre les tentations de Ad-Dajjâl (l'Antéchrist). » (Mouslim)


              [18] « Le Prophète faisait la salutation finale en tournant la tête à droite et à gauche à tel point qu’on distinguait la blancheur de sa joue. » (Mouslim)


              [19] Les hadiths :


              « Le messager d’Allah (BP sur lui), à la fin de la salât (prière) demandait pardon à Allah et disait : « Ô Allah, Tu es la paix et la paix provient de Toi.Sois exalté et béni ô Toi l’Auguste-Sublime ». (An-Nissâ’i)


              « Celui qui dit à la fin de chaque salât (prière) :« gloire à Allah » trente trois fois et « louange à Allah » trente trois fois et « Allah est plus grand » trente trois fois ; les répétant de la sorte quatre vingt dix neuf fois et dit- pour compter, ce faisant, 100 fois « Il n'y a pas d'autre divinité à part Allah l’Unique ; Il n'a point d'associé, à Lui appartient le pouvoir, à Lui la louange ; en toutes choses Il est puissant » aura toutes ses fautes remises (pardonnées), fussent – elles (abondantes) comme l’écume de la mer. » (Mouslim)


              « A la fin de chaque salât (prière), le messager d’Allah (BP sur lui) demandait refuge auprès d’Allah par ces paroles : « ô Allah, je me réfugie auprès de Toi contre l’avarice, contre la poltronnerie, contre la vieillesse, contre l’épreuve de la vie et contre le supplice de la tombe ». (Al-Boukhari)


              « Ô Mou’adh, je t’aime et je te conseille de ne jamais oublier de dire à la fin de chaque salât (prière) : « ô Allah, aide–moi à T’invoquer, à Te remercier et à bien T’adorer. » (Abou Dawoud et Ahmad)


              « Le Prophète (BP sur lui) disait à la fin de chaque salât prescrite (prière obligatoire): « Il n'y a pas d'autre divinité qu’Allah l’Unique ; Il n'a point d'associé, à Lui appartient le pouvoir, à Lui la louange ; en toutes choses Il est puissant. Ô Allah, personne ne peut empêcher ce que Tu donnes ; personne ne peut donner ce que Tu refuses ; Aucun éminent n’est utile, de Toi vient l’éminence. » (Approuvé à l’unanimité)

              تحمَّلتُ وحديَ مـا لا أُطيـقْ من الإغترابِ وهَـمِّ الطريـقْ
              اللهم اني اسالك في هذه الساعة ان كانت جوليان في سرور فزدها في سرورها ومن نعيمك عليها . وان كانت جوليان في عذاب فنجها من عذابك وانت الغني الحميد برحمتك يا ارحم الراحمين

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              • #8
                Leçon 37


                Les actes permis, réprimandés et qui annulent

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                Les actes permis au cours de la prière:[1]
                a) Ecarter ceux qui cherchent à passer devant lui.[2]
                b) Egaliser les rangs (pendant la prière communautaire).[3]
                c) Dire: “Gloire à Allah” à haute voix pour attirer l’attention de l’imam s’il se trompe.[4]
                d) Faire un signe de la main à celui qui le salue.[5]
                e) Se racler la gorge, bâiller, se gratter et se rajuster mais sans exagération.
                f) Tuer un scorpion ou un serpent si ceux-ci cherchent à lui porter atteinte.[6]
                bullet
                Les actes réprimandés au cours de la prière:[7]
                a) Tourner la tête ou les regards ou diriger ses yeux vers le haut.[8]
                b) Se préoccuper de manier ses cheveux, ses vêtements ou autres.[9]
                c) Mettre les mains sur la taille.[10]
                d) Retenir la satisfaction des besoins naturels.
                e) Faire la prière en présence du repas.[11]
                f) S’asseoir sur ses talents en étendant les bras.[12]
                g) Réciter le Coran au cours des génuflexions ou des prosternations.[13]
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                Les actes qui annulent la prière:[14]
                a) Négliger l’accomplissement de l’un de ses actes obligatoires.[15]
                b) Parler sauf pour rappeler à l’imam qui s’est trompé.[16]
                c) Manger ou boire.[17]
                d) Rire aux éclats.[18]
                e) Bouger sans cesse. Certaines doctrines religieuses ajoutent à ces actes:
                f) Le fait de se rappeler d’une autre prière prescrite qu’il avait oubliée d’accomplir avant celle-ci. g) Accomplir plus de rak`a ou autres par inadvertance.
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                Celui qui est inattentif pendant la prière en y ajoutant des actes ou en négligeant l’accomplissement d’un acte de sunna confirmée, doit faire deux prosternations avant les salutations finales. Celui qui prononce ces dernières sans parfaire sa prière, doit la refaire tout de suite et se prosterner après les salutations.[19]

                Preuves du Coran et Sunna





                [1] Les actes permis au cours de la prière:


                [2] Le hadith : "Quand l'un d’entre vous fait sa Salât (prière), placé devant quelque chose qui le sépare du public, et que quelqu'un veut passer devant lui, il doit le chasser. Si celui qui veut passer s’entête à le faire, que le prieur emploie la force, car ce passant est un démon." (Approuvé à l’unanimité)


                [3] « Le Prophète (BP sur lui) plaça Ibn Abbas à sa droite alors que celui-ci vint se tenir à sa gauche pour la Salât (prière) nocturne à ses côtés. » (Al-Boukhari)


                [4] Le hadith : « Celui qui, faisant la Salât (prière), voulut exprimer quelque chose qu’il dise « gloire à Allah ». (Approuvé à l’unanimité)


                [5] Comme l'a fait le prophète (BP sur lui) (At-Termidhi)


                [6] Le hadith : « (Pendant la salât (prière), tuez les deux noirs : le serpent et le scorpion. » (At-Termidhi)


                [7] Les actes réprimandés au cours de la prière:


                [8] Les hadiths :


                « C'est un larcin fait par Satan sur la salât (la prière) du serviteur. » (Al-Boukhari)


                « Qu’ont donc les gens qui, durant la salât (prière), lèvent les yeux vers le ciel ? Qu'ils s'abstiennent absolument d'agir ainsi, sinon leur vue sera emportée ! » (Approuvé à l’unanimité)


                [9] Les hadiths :


                « Priez avec quiétude. » (Mouslim).


                « J’ai reçu l’ordre de me prosterner en m’appuyant sur sept membres (os du corps) et de ne pas réunir les pans des vêtements, ni attacher les cheveux). (Mouslim)


                le hadith : « Si quelqu’un d’entre vous se lève pour faire la salât (prière) qu’il n’essuie pas les cailloux au dessous de lui car la miséricorde est en face de lui. » et il a ajouté à ce propos : « S’il est contraint à le faire qu’il le fasse une seule fois. » » (Abou Dawoud et el At-Termidhi).


                [10] Le hadith : « Le Prophète a interdit de mettre les mains sur la taille pendant la Salat. » (Approuvé à l’unanimité)


                [11] Le hadith : « On ne doit pas faire la salât (la prière) quand le repas est prêt ni en retenant l’urine ni les matières fécales. » (Mouslim)


                [12] Le hadith : « Le messager d’Allah (BP sur lui) a interdit le talon du diable (de s’asseoir sur les talons) et d’allonger (complètement) les bras dans la prosternation comme les animaux carnassiers. » (Mouslim)


                [13] Le hadith: "il m'a été interdit de lire le coran en état de génuflexion ou de prosternation". (Approuvé à l’unanimité)


                [14] Les actes qui annulent la prière:


                [15] Le hadith : "retourne refaire ta prière, car tu ne l'as pas accomplie correctement". (Mouslim)


                [16] Le verset :


                ]وَقُومُوا لِلَّهِ قَانِتِينَ[ [البقرة: 238]


                " …et tenez-vous debout devant Allah, avec humilité. " Al-Baqara (LA VACHE) : 238).


                Et le hadith : « Ceci est une Salât (prière) dans laquelle toute parole est inadmissible. » (Mouslim).


                [17] Le hadith : « La salât (la prière) est une occupation absorbante. » (Al-Boukhari)


                [18] Le hadith : « Le sourire n’interrompt pas la salât (la prière) mais c’est le rire (l’hilarité) qui la rompt. » (Al-Baïhaqi: D’après la ligne de conduite du musulman)


                [19] Les hadiths :


                « Se dressant debout après la deuxième rak’a sans avoir dit la salutation, le Prophète (BP sur lui) s’est prosterné avant la salutation finale et a dit: “ si l’un d’entre vous est dans le doute au sujet de sa salât (prière), ne sachant s’il avait fait trois ou quatre rak’at, qu’il abandonne ce qui provoque en lui le doute pour ce qui lui est sûr et qu’il fasse deux prosternations avant la salutation finale. Ce faisant, s’il avait fait cinq rak’at, elles viennent racheter sa salât (prière), et s’il avait fait les quatre complètes, elles seront une humiliation pour le diable. » (Mouslim).


                « Le Prophète (BP sur lui) avait fait la salutation finale après deux rak’at seulement et quand il s’en est rendu compte, il est revenu à la Salât (prière) pour la finir et il s’est prosterné après la salutation finale.»)Approuvé à l’unanimité).

                تحمَّلتُ وحديَ مـا لا أُطيـقْ من الإغترابِ وهَـمِّ الطريـقْ
                اللهم اني اسالك في هذه الساعة ان كانت جوليان في سرور فزدها في سرورها ومن نعيمك عليها . وان كانت جوليان في عذاب فنجها من عذابك وانت الغني الحميد برحمتك يا ارحم الراحمين

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                • #9
                  Leçon 38


                  La prière communautaire



                  bullet
                  La prière communautaire[1] est une sunna obligatoire[2] exigée de celui qui n’a pas d’excuses et comporte une grande récompense.[3] Quant à la femme, sa prière chez elle est plus méritoire. Toutefois, on ne lui interdit pas de prendre part aux prières communautaires, si elle le veut.[4]
                  bullet
                  Il est de la sunna de se rendre en toute quiétude[5] à la mosquée et d’y accomplir la prière de la salutation.[6]
                  bullet
                  La prière doit être guidée par celui qui mémorise le plus du Coran, par le plus instruit dans la religion, par le plus pieux ou par le plus âgé parmi le groupe des musulmans réunis.[7] L’hôte a le plus de droit pour guider ses invités dans leurs prières. La femme ne doit guider que ses congénères. Elle se tient au milieu de leur rang et sans les devancer.
                  bullet
                  Si le groupe de prière se constitue de deux personnes seulement, la personne guidée (Ma’mûm) doit se tenir à droite de l’imam. Mais s’il s’agit d’un groupe plus nombreux, les personnes guidées dans la prière se tiennent derrière le chef de prière dans des rangs rectilignes: les hommes d’abord, puis les impubères et enfin les femmes. Il n’est pas permis au Mâ’mûm de se tenir dans un rang à part, par contre, il faut qu’il essaye de s’insérer dans les tout premiers rangs.[8] De même, il doit suivre l’imam et non le devancer.[9] Quant au chef de prière, il doit l’alléger autant que possible et ne pas la prolonger par considération pour les personnes qu’il guide.[10] A l’issue de la prière, il doit s’asseoir en faisant face aux gens qui se trouvent à sa droite.
                  bullet
                  Celui qui se retarde sur le commencement de la célébration de la prière communautaire, doit suivre sa suite. S’il atteint l’acte de génuflexion, cela lui sera compté pour une rak`a. A la suite des salutations finales prononcées par l’imam, le retardataire doit accomplir les rak`a qu’il avait ratées.[11]
                  bullet
                  Il relève de la sunna de prêter attentivement l’oreille à l’imam pendant qu’il récite le Coran dans les prières faites à haute voix. En revanche, c’est au Mâ’mûm de réciter le Coran par lui-même dans les autres prières. Il est recommandable de réciter la Fâtiha dans l’intervalle où l’imam garde le silence au cours des prières faites à haute voix. Et ce, si l’imam consacre du temps pour cette récitation.[12]

                  Preuves du Coran et Sunna


                  [1] La prière communautaire:


                  [2] Les hadiths :


                  « Le diable essaye de dominer toutes trois personnes dans un lieu urbain ou rural qui font la salât (la prière chacun de son côté). Faites donc la Salât en commun : le loup ne dévore que les isolés des troupeaux. » (Abou Dawoud, An-Nissâ’i).


                  « Par celui qui tient ma vie entre Ses mains ! J’ai parfois songé donner l'ordre d'apporter du bois, puis, quand il serait là, d'enjoindre de faire l'appel à la Salât (prière) et de désigner quelqu'un pour la diriger, afin de pouvoir retourner sur mes pas et de mettre le feu aux habitations des gens qui ne sont pas allés à la Salât » (Approuvé à l’unanimité)


                  « Quand un homme aveugle a dit au Prophète (BP sur lui) : « Ô messager d’Allah, je n’ai pas un guide pour m’amener à la mosquée. », le Prophète lui permit de ne pas y aller. Et quand, il s’en est allé, le Prophète (BP sur lui) l’a rappelé et lui a demandé : (entends–tu l’appel à la Salât (prière) ?), oui, répondit l’homme. Le Prophète (BP sur lui) lui dit : « réponds donc à l’appel. » » (Mouslim)


                  Ibn Mass’oud a dit : « nous ne manquons pas la salât (prière) en commun, celui qui la manque est un hypocrite dont l’hypocrisie est connue. L’homme (autrefois pour répondre à l’appel de prière) était amené, traîné entre deux hommes pour se mettre dans le rang (Mouslim).


                  [3] Les hadiths :


                  « La salât (prière) en commun est supérieure de vingt-sept degrés à la (salât) prière faite individuellement. » (Approuvé à l’unanimité)


                  « La salât (prière) qu'un homme fait en commun vaut vingt-sept fois celle qu'il fait dans sa maison ou au marché. Voici comment : lorsqu'il a fait ses ablutions et qu'il les a bien faites, puis qu'il se rend à la mosquée ne sortant que dans le seul but d'y faire sa salât (prière), il n'est pas un pas qu'il ne fasse sans que celui-ci ne l'élève d'un degré et ne lui efface un péché. Quand, ensuite, il entre dans la mosquée, il ne cesse d’être en état de Salât (prière) tant que celle là le retient (à la mosquée). Les Anges invoquent Allah pour lui (prient sur lui) tant qu’il reste à l’endroit où il a fait la salât (la prière) et disent : "Ô Allah, fais-lui miséricorde, pardonne–lui, agrée son repentir " tant qu’il ne lui survient aucune impureté accidentelle. » (Approuvé à l’unanimité).


                  « La salât (prière) qu’un fidèle fait avec un autre est plus pure que celle faite individuellement, celle faite avec deux hommes est plus bénie que celle faite avec un seul. Plus le nombre (des prieurs) augmente, plus Allah -exalté soit-Il - est satisfait- » (Abou Dawoud, An-Nissâ’i).


                  « Ceux parmi les fidèles qui, pour la salât (prière), recevront la plus grande récompense, seront ceux qui seront les plus éloignés, c'est-à-dire ceux qui auront la marche la plus longue à faire (pour aller à la mosquée.) » (Mouslim)


                  [4] Les hadiths :


                  « N’empêchez pas les servantes d’Allah (les femmes) de se rendre dans les mosquées d’Allah, qu’elles y aillent sans être parfumées. » (Ahmad et Abou Dawoud)


                  « Toute femme s’étant parfumée, n’assiste pas à la salât du soir (la prière du ‘‘Icha) avec nous (c’est-à-dire en commun). » (Mouslim)


                  « N’empêchez pas les femmes d’aller aux mosquées tout en sachant que leurs demeures sont mieux pour elles. » (Ahmad et Abou Dawoud).


                  [5] Le hadith : « Quand vous vous rendez (à la mosquée) pour faire la salât (la prière), soyez sereins : la rak’a pour laquelle vous êtes arrivés à temps, faites là et complétez ensuite ce que vous aurez manqué.) (Approuvé à l’unanimité)


                  [6] Le hadith : « Quand vous entrez dans les mosquées, ne vous asseyez que lorsque vous aurez accompli deux rak’a de salutation. » (Approuvé à l’unanimité)


                  [7] Le hadith : « Que celui qui dirige la salât (prière) (parmi les fidèles) soit le plus instruit quant à la récitation du Livre d’Allah, s’ils sont égaux en récitation (du Coran), qu’il soit le plus instruit en Sunna. S’ils sont encore égaux quant à la Sunna, qu’il soit le plus ancien parmi les Mohâdjirs. S’ils sont égaux au sujet de l’émigration, qu’il soit le plus vieux d’entre eux. L’homme ne doit diriger la salât d’un autre quand il est sous son autorité ni s’asseoir dans sa maison ni sur son lit sauf avec sa permission. » (Mouslim)


                  [8] Les hadiths :


                  « Pour les hommes, les meilleurs rangs (de la salât) sont les premiers et les pires sont les derniers. Quant aux femmes, les meilleurs rangs sont les derniers et les pires les premiers. » (Mouslim)


                  « Qu’ils se placent derrière moi ceux qui sont doués d’intelligence et de perspicacité ensuite ceux qui viennent après. » (Mouslim)


                  D’après Anas (SA sur lui) : « le Prophète (BP sur lui), en dirigeant notre Salât (prière), la mienne et celle de ma mère m’a placé à sa droite et la femme derrière nous. » (Mouslim).


                  Il a mentionné également : « Un orphelin et moi fîmes la Salât (prière) placés derrière le Prophète (BP sur lui), dans notre maison. Ma mère, Omm-Solaïm, était placée derrière nous. » (Al-Boukhari)


                  « Alignez bien vos rangs, car se faire émane de la perfection de la salât (prière). » (Approuvé à l’unanimité)


                  « Alignez vos rangs, sinon Allah vous ferait détourner vos visages les uns des autres. » (En d’autres termes, cela amènerait des conflits de préséance qui dégénéreraient en hostilités). (Approuvé à l’unanimité)


                  « Serrez–vous les uns contre les autres et redressez–vous. » (Ahmad)


                  « Certes Allah et Ses anges prient sur ceux qui complètent les rangs, celui qui comble un vide, Allah l’élève d’un degré » (Ibn Madja)


                  « Avancez et imitez-moi, et que ceux qui viennent après vous vous imitent. Tant que les gens préméditent d’être en retard, tant qu’Allah les lèguera derrière. » (Mouslim)


                  « Allah et Ses anges prient à droite des rangs. » (Abou Dawoud)


                  [9] Les hadiths :


                  « Le rôle de l’Imam est d’être imité : s’il prononce le Takbir (Dire « Allahou Akbar »= « Allah est plus Grand »), dites de même ; s’il effectue une génuflexion, faites comme lui ; s’il se relève, relevez-vous ; quand il dit « Allah entend celui qui Le loue », dites, « Ô notre Seigneur, à Toi les louanges ; et quand il se prosterne, faites de même » » (Approuvé à l’unanimité)


                  « L’un d’entre vous ne craindrait-il pas qu’en relevant la tête avant l’Imam qu’Allah ne lui transforme la tête comme celle d’un âne, ou qu’Allah le métamorphose à l’image d’un âne.» (Approuvé à l’unanimité)


                  [10] Le hadith : « Que celui qui dirige les fidèles dans la Salât (prière), la leur rende légère, car il y a parmi eux des gens affaiblis, des malades, et des vieux. Par contre, celui qui prie tout seul peut allonger la durée tant qu’il voudra. » (Approuvé à l’unanimité)


                  [11] Les hadiths :


                  « Si vous êtes arrivés à la salât (prière) pendant que nous sommes prosternés, prosternez-vous et ne la comptez pas (parmi les rak’at de la salât). Et celui qui a pu faire la rak’a complète avec le groupe aura le mérite d'avoir accompli une prière collective. » (Abou Dawoud)


                  « La rak’a pour laquelle vous êtes arrivés à temps vous la ferez avec les autres et vous compléterez ensuite ce que vous aurez manqué. » (Approuvé à l’unanimité)
                  [12] Les hadiths :


                  « Celui dont un Imam dirige sa Salât (prière), la récitation (du Coran) de l’Imam est sienne aussi. » (Ibn Madja)


                  « Et il avait dit : ‘Pourquoi me dispute-t-on la récitation du Coran ?’ Dès lors, les gens ont arrêté de réciter le Coran quand le Prophète (BP sur lui) le faisait. » (At-Termidhi)


                  « Le rôle de l’Imam est qu’il soit imité : s’il prononce le Takbir (Dire « Allahou Akbar » = « Allah est plus grand »), dites de même et s’il récite (le Coran), écoutez. » (An-Nissâ’i)

                  تحمَّلتُ وحديَ مـا لا أُطيـقْ من الإغترابِ وهَـمِّ الطريـقْ
                  اللهم اني اسالك في هذه الساعة ان كانت جوليان في سرور فزدها في سرورها ومن نعيمك عليها . وان كانت جوليان في عذاب فنجها من عذابك وانت الغني الحميد برحمتك يا ارحم الراحمين

                  تعليق


                  • #10
                    Leçon 39


                    L’appel à la prière, le raccourcissement
                    et le rassemblement



                    bullet
                    Faire le premier appel à la prière (Al-’Adhân) dans les villes et les villages en usant des formules connues est une obligation religieuse solidaire.
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                    Faire le second appel à la prière (Al-’Iqâma) avec ses formules connues est une sunna obligatoire.
                    bullet
                    Il est recommandable que le muezzin soit connu par sa probité, qu’il fasse le premier appel à la prière lentement et qu’il se hâte en faisant le second. Il est aussi recommandable à celui qui entend l’adhân et l’Iqâma de répéter leurs formules en silence, puis prier pour le Prophète et invoquer la grâce d’Allah.[1]
                    bullet
                    Le raccourcissement de la prière quaternaire en l’accomplissant en deux rak`a seulement au cours desquelles la Fâtiha et une sourate coranique sont prononcées est permis au cours du voyage et c’est une sunna confirmée.[2] Selon certains jurisconsultes, ce raccourcissement est permis pour une distance parcourue de 80 kilomètres au moins.
                    bullet
                    Le droit au raccourcissement commence dès le départ du voyageur et jusqu’au retour à son pays; sauf s’il a l’intention de séjourner pendant quatre jours ou plus dans le pays de destination.
                    bullet
                    Il est permis au voyageur de rassembler l’accomplissement de la prière de Ad-Dohr et celle de `Asr en les faisant soit d’avance à midi soit en retard dans l’après-midi. De même, pour ce qui est des deux prières du Maghrib et du `Ichâ’. Le rassemblement des prières est aussi permis pour les habitants d’un pays de climat rude, pour le malade qui trouve de la peine à s’acquitter de chaque prière en son temps et dans le temps de peur.[3]
                    Preuves du Coran et Sunna


                    [1] Les hadiths :


                    « Lorsque c’est l’heure de la salât (prière), que l’un de vous fasse l’appel à la salât et que le plus âgé d’entre vous la dirige. » (Approuvé à l’unanimité)


                    « Abou Mahdhoura a dit : « le Prophète (BP sur lui) m’a appris comment faire l’appel à la salât (prière) : Allah est plus grand , Allah est plus grand, je témoigne qu’il n’y a point de divinité à part Allah (deux fois), je témoigne que Mohammed est le messager d’Allah (deux fois). Selon un récit rapporté par An-Nissâ’i, Abou Mahdhoura a repris avec une voix moins élevée et audible par son entourage : (je témoigne qu’il n’y a point de divinité à part Allah (deux fois), je témoigne que Mohammed est le messager d’Allah (deux fois), honorez la salât (la prière) (deux fois), honorez le labeur (deux fois), Allah est plus grand, Allah est plus grand, il n’a point de divinité à part Allah. » (Mouslim, An-Nissâ’i)


                    « Quand tu seras au milieu de tes troupeaux ou dans le désert et que tu feras l’appel à la salât (prière), élève la voix en le prononçant, car aussi loin que portera la voix de celui qui appelle à la salât, quiconque l’entendra, djinn, homme ou objet ne manquera pas de venir témoigner en sa faveur le jour de la Résurrection. » (Al-Boukhari)


                    « Ô Bilal, dis le premier appel à la salât (prière), lentement et dis le second rapidement. » (At-Termidhi)


                    « Quand vous entendrez le muezzin, dites exactement ce qu’il dira, ensuite Faîtes les invocations pour moi ; celui qui le fait une fois, Allah le lui rend dix fois et priez Allah de m’attribuer la place éminente. Celle ci est un degré au Paradis qui n’est assigné qu’à l’un des serviteurs d’Allah. J’espère être ce serviteur. Celui qui invoque Allah pour qu’il m’accorde ce degré, l’intercession lui sera sûrement acquise. » (Mouslim)


                    « On rapporte que Bilal a entamé le second appel à la salât (prière), et quand il dit : « la salât a lieu », le Prophète (BP sur lui) a dit : « qu’Allah fasse que la salât soit accomplie, et ce à perpétuité. » (Abou Dawoud).


                    Entre le premier et le second appel à la salât, aucune invocation n’est rejetée (toute invocation est exaucée) (At-Termidhi)


                    [2] Le verset :


                    ]وإِذَا ضَرَبْتُمْ فِي الأَرْضِ فَلَيْسَ عَلَيْكُمْ جُنَاحٌ أَن تَقْصُرُوا مِنَ الصَّلاةِ [ [النساء: 101]


                    " Et quand vous parcourez la terre, ce n'est pas un péché pour vous de raccourcir la Salât, si vous craignez que les mécréants ne vous mettent à l'épreuve, car les mécréants demeurent pour vous un ennemi déclaré. " An-Nisâ' (LES FEMMES) : 101).


                    Et le hadith : « Quand il (BP sur lui) fut interrogé sur l’abrègement de la salât (la prière), il a dit : c’est une aumône faite par Allah à votre égard, acceptez-donc Son aumône. » (Mouslim)


                    [3] Les hadiths :


                    « Le jour de Arafat, le Prophète (BP sur lui) fit le premier appel à la salât puis le second appel et accomplit la salât du Dhohr (prière du milieu du jour). Il fit ensuite le second appel et accomplit la salât du ‘Açr (prière de l’après midi). De même, Il s’est rendu à Mouzdalifa où il fit la salât du Maghreb (prière de la fin de l’après midi) et de l’’Icha (prière du soir) suite à un premier appel unique pour les deux salât et deux seconds appels pour chacune. » (Mouslim)


                    « Quand il était en selle pour le voyage, le messager (BP sur lui) réunissait en une seule les deux salât du Dhohr (prière du milieu du jour) et du ‘Açr (prière de l’après midi) et il faisait de même pour celles du Maghreb (prière de la fin de l’après-midi) et du ‘‘Icha (prière du soir). » (Al-Boukhari).

                    تحمَّلتُ وحديَ مـا لا أُطيـقْ من الإغترابِ وهَـمِّ الطريـقْ
                    اللهم اني اسالك في هذه الساعة ان كانت جوليان في سرور فزدها في سرورها ومن نعيمك عليها . وان كانت جوليان في عذاب فنجها من عذابك وانت الغني الحميد برحمتك يا ارحم الراحمين

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                    • #11
                      Leçon 40


                      La prière du malade, de la crainte et la prière du vendredi


                      bullet Si le malade est incapable de se tenir debout pendant la prière, il lui est permis de la faire en étant assis et en faisant pencher son buste plus en avant pour faire signe de prosternation que pour faire signe de génuflexion. S’il en est toujours incapable, qu’il l’accomplit donc en étant couché sur le côté ou sur le dos et en faisant de gestes de sa tête (en signe de génuflexion et de prosternation).[1]
                      bullet
                      La prière de la crainte est permise au temps de la bataille:
                      a) Pendant le voyage (la prière raccourcie): les guerriers se divisent en deux groupes. L’un se charge de faire face à l’ennemi, tandis que l’autre accomplit une rak`a en étant guidé de l’imam, puis une autre sans celui-ci. Tandis que l’imam reste à sa place, les deux groupes échangent les leurs.
                      b) En cas de résidence, c’est la même chose que pendant le voyage sauf que chaque groupe accomplit deux rak`a étant guidé de l’imam et deux autres, seuls.
                      c) Lors de la grande mêlée ou en poursuivant l’ennemi ou le fuyant, l’accomplissement de la prière est permis étant à pied ou sur sa monture.[2]
                      bullet
                      La prière du vendredi[3] est obligatoire pour réunir les musulmans et pour tirer profit des leçons du discours prononcé en cette occasion. Elle se fait de deux rak`a au lieu de la prière de Ad-Dohr. La prière du vendredi doit être accomplie par tout homme adulte, bien portant et qui n’est pas en voyage. Son accomplissement est aussi permis aux femmes et aux impubères. Le discours qui y est prononcé est l’une de ses conditions de validité. Tandis qu’il est de la sunna de prononcer deux discours séparés d’un court intervalle.[4]
                      bullet
                      Celui qui atteint l’imam au moment de l’accomplissement de la seconde rak`a de la prière du vendredi, doit pour achever sa prière faire la première rak`a après les salutations finales de l’imam. S’il n’atteint pas même cette deuxième rak`a, il doit accomplir la prière quaternaire du Ad-Dohr.[5]
                      bullet
                      Les actes de la sunna pour la prière du vendredi[6]:
                      a) Prendre un bain, s’habiller proprement et se parfumer.
                      b) Se rendre tôt à la mosquée avant l’arrivée de l’imam.
                      c) Prier quelques rak`a surérogatoires avant son accomplissement.
                      d) Ne pas avoir d’autres préoccupations pendant le discours de l’imam.
                      e) Ne pas enjamber par-dessus les personnes assises ou s’immiscer parmi eux (pour atteindre les premiers rangs)[7].
                      f) Prier fréquemment pour le Prophète[8] et invoquer Allah, le Très-Haut[9].
                      g) Réciter la sourate de la Caverne (Al-Kahf) au cours de la journée ou de la nuit du vendredi[10].
                      bullet
                      Il est strictement interdit de faire du commerce dès le premier appel à la prière du vendredi et jusqu’à sa fin.



                      Preuves du Coran et Sunna


                      [1] Le hadith : Imrân Ibn Hosain (SA sur lui) a dit : « J’avais des hémorroïdes; aussi comme j’interrogeais le Prophète (BP sur lui) au sujet de la salât (prière), il me répondit : « prie debout. Si tu n’en es pas capable, prie assis. Si là encore tu n’en es pas apte, prie sur le côté » (Al-Boukhari)


                      [2] Le verset :


                      ]وإِذَا كُنتَ فِيهِمْ فَأَقَمْتَ لَهُمُ الصَّلاةَ فَلْتَقُمْ طَائِفَةٌ مِّنْهُم مَّعَكَ وَلْيَأْخُذُوا أَسْلِحَتَهُمْ فَإِذَا سَجَدُوا فَلْيَكُونُوا مِن وَرَائِكُمْ
                      وَلْتَأْتِ طَائِفَةٌ أُخْرَى لَمْ يُصَلُّوا فَلْيُصَلُّوا مَعَكَ وَلْيَأْخُذُوا حِذْرَهُمْ وَأَسْلِحَتَهُمْ[ [النساء: 102]


                      " Et lorsque tu (Muhammad) te trouves parmi eux, et que tu les diriges dans la Salât, qu'un groupe d'entre eux se mette debout en ta compagnie, en gardant leurs armes. Puis lorsqu'ils ont terminé la prosternation, qu'ils passent derrière vous et que vienne l'autre groupe, ceux qui n'ont pas encore célébré la Salât. A ceux-ci alors d'accomplir la Salât avec toi, prenant leurs précautions et leurs armes. Les mécréants aimeraient vous voir négliger vos armes et vos bagages, afin de tomber sur vous en une seule masse. Vous ne commettez aucun péché si, incommodés par la pluie ou malades, vous déposez vos armes; cependant prenez garde. Certes, Allah a préparé pour les mécréants un châtiment avilissant. " An-Nisâ' (LES FEMMES) : 102).


                      Et le verset :


                      ]فَإِنْ خِفْتُمْ فَرِجَالاً أَوْ رُكْبَانًا [ [البقرة : 239]


                      " Mais si vous craignez (un grand danger), alors priez en marchant ou sur vos montures…" Al-Baqara (LA VACHE) : 239).


                      Les hadiths :


                      « Un groupe de fidèles se mirent en rangs (pour accomplir la salât avec le Prophète (BP sur lui) et un autre groupe resta face à l’ennemi. Il (BP sur lui) les dirigea en une rak’a et se maintint debout jusqu’à ce qu’ils accomplissent leur salât seuls. Ceux ci s’en allèrent et se mirent en rang face à l’ennemi tandis que l’autre groupe des fidèles vinrent pour que le Prophète (BP sur lui) les dirigea dans la raka’ manquante de sa salât. Il (BP sur lui) se maintint assis jusqu’à ce qu’ils accomplissent leur salât seuls et fit ensuite la salutation finale avec eux. » (Mouslim)


                      « Lorsque musulmans et infidèles sont aux prises, la salât se fait en restant immobile. Ibn –Omar ajoute, d’après le Prophète (BP sur lui) : « quand l’ennemi est trop pressant, la salât (prière) se fait debout ou à cheval.» » (Al-Boukhari)


                      « Quand le messager d’Allah (BP sur lui) l’a envoyé à la recherche d’Al-Hodolliy, Abdallah Ibn Anis (SA sur lui) a dit : « j’ai crains que le parcours qui nous sépare soit si long qu’il me ferait retarder la salât. Je me mettais en marche tout en priant. J’étais dans sa direction tout en faisant les gestes de la salât. Une fois tout proche de lui, …) (Abou Dawoud et Ahmad)


                      [3] La prière du vendredi:


                      [4] Le verset :


                      ] يَا أَيُّهَا الَّذيِنَ آمَنُوا إِذَا نُودِىَ للصَّلاةِ مِن يَوْمِ الْجُمُعَةِ فَاسْعَوْا إِلَى ذِكْرِ اللهِ وَذَرُوا الْبَيْعَ ذَلِكُمْ خَيْرٌ لَّكُمْ إِن كُنْتُمْ تَعْلَمُونَ[ [الجمعة: 9]


                      " O vous qui avez cru! Quand on appelle à la Salât du jour du Vendredi, accourez à l'invocation d'Allah et laissez tout négoce. Cela est bien meilleur pour vous, si vous saviez! " Al-Joumou`a (LE VENDREDI) : 9).


                      Les hadiths :


                      « Que les gens qui n’effectuent pas les Salat des vendredis cessent de le faire, sinon Allah scellerait leurs coeurs et ils seraient ensuite comptés parmi les imprévoyants. » (Mouslim)


                      Le mérite du Vendredi : « Le meilleur des jours (que le soleil a vu naître) est certes le Vendredi, en lui fut créé Adam (Paix sur lui) et en lui il entra au paradis et en fut chassé ; d’autant plus que l’heure suprême n’aura lieu qu’un vendredi. » (Mouslim)


                      [5] Le hadith : « Celui qui rattrape la Salât (du vendredi) d’une rak’a est comme s’il l’a entièrement effectuée (et il sera à temps pour la compléter.) » (An-Nissâ’i)


                      [6] Les hadiths :


                      « Tout musulman doit faire la lotion du vendredi, porter le propre de ses vêtements, et user du parfum s’il en trouve. » (Ahmad)


                      « La lotion du vendredi est due à tous ceux qui ont atteint l’âge de la puberté. » (Approuvé à l’unanimité)


                      « Quiconque, le vendredi, aura pris le bain rituel prescrit après l'œuvre de chair, puis se rendra à la prière (dès la première heure) sera comme celui qui a fait l'aumône d'une chamelle grasse. Celui qui s'y rendra à la seconde heure sera comme celui qui a fait l'aumône d'une vache; celui qui s'y rendra à la troisième heure sera comme celui qui a fait l'aumône d'un bélier cornu; celui qui s'y rendra à la quatrième heure sera pareil à celui qui a fait l'aumône d'une poule; celui qui s'y rendra à la cinquième heure sera comme celui qui a fait l'aumône d'un œuf. Lorsque l'imam sort (pour monter en chaire), les anges viennent écouter l'évocation d'Allah". (Approuvé à l’unanimité)


                      « Qu’un homme prenne un bain le vendredi, qu’il se purifie autant qu’il pourra le faire, qu’il se ointe parfaitement ou se parfume de ce qu’il trouve chez lui, puis sorte à la prière sans passer entre deux personnes, prie ce qu’Allah lui a voulu de prier, et écoute ce que l’Imam dit ; à cet homme là sera pardonné tous les péchés entre ce vendredi là et l’autre vendredi. » (Al-Boukhari)


                      [7] Les hadiths :


                      « Lorsque, le jour du vendredi, pendant que l'imam prêche vous dites à votre voisin : tais-toi, vous aurez dit des futilités. » (Approuvé à l’unanimité)


                      « Rien que de jouer avec les cailloux sera compté comme si vous avez dit des futilités. » (Mouslim)


                      « Si l’un d’entre vous arrive à la Salât du vendredi alors que l’Imam est en train de prêcher, qu’il effectue deux Rak’a et qu’il allège. » (Mouslim)


                      « Il (BP sur lui) a dit à celui qu’il a vu passer devant les gens « assieds-toi, tu as causé préjudice ». » (An-Nissâ’i et Abou Dawoud)


                      [8] Le hadith : « Multipliez les invocations pour moi durant le jour et la nuit du vendredi. Celui qui le fera, je lui servirai de témoin et d’intercesseur le jour du jugement dernier. » (Al-Baihaqi : D’après la ligne de conduite du musulman)


                      [9] Le hadith : « Le vendredi, il y a une heure avec laquelle si l’invocation d’un musulman coïncide, pour demander un bien à Allah ; Allah le lui donne. » (Approuvé à l’unanimité)


                      [10] Le hadith : « Quiconque récite la sourate de Al Kahf (la Caverne) la veille du Vendredi, il lui sera donnée une lumière qui éclairera le chemin le séparant de l’Antique Maison. » (Ad-Daramy)

                      تحمَّلتُ وحديَ مـا لا أُطيـقْ من الإغترابِ وهَـمِّ الطريـقْ
                      اللهم اني اسالك في هذه الساعة ان كانت جوليان في سرور فزدها في سرورها ومن نعيمك عليها . وان كانت جوليان في عذاب فنجها من عذابك وانت الغني الحميد برحمتك يا ارحم الراحمين

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                      • #12
                        Leçon 42


                        Les prières surérogatoires



                        bullet
                        Les prières de sunna non-confirmée[1]:
                        a) Les deux rak`a accomplies avant et après la prière de Ad-Dohr, autres les quatre autres relevant de la sunna confirmée.
                        b) Les deux rak`a accomplies avant la prière de `Asr.
                        c) Les deux rak`a accomplies avant la prière du Maghrib[2].
                        d) Les deux rak`a accomplies après la prière de `Ichâ’ en plus de celles relevant de la sunna confirmée (avant la prière du Witr).
                        bullet
                        Parmi les prières surérogatoires relevant de la sunna, citons aussi[3]:
                        a) Les deux rak`a accomplies pour la salutation de la mosquée[4].
                        b) La prière accomplie pendant les nuits de Ramadan (Al-Tarâwih) en huit ou vingt rak`a[5].
                        c) La prière de la glorification accomplie ne fût-ce qu’une seule fois de sa vie[6].
                        d) La prosternation faite au cours de la récitation des versets coraniques prêchant cette posture[7].
                        e) La prière de la matinée (Ad-Duha) accomplie en quatre ou huit rak`a[8].
                        f) Les deux rak`a accomplies à chaque fois qu'on fait les ablutions[9].
                        g) Les deux rak`a de la prière de Al-’Istikhâra avec son invocation connue[10].
                        h) Les deux rak`a de la prière du repentir[11].
                        i) La prosternation en signe de remerciement à Allah[12];
                        j) Les deux rak`a accomplies de retour du voyage[13].

                        bullet
                        Il est recommandable de faire d’autres prières surérogatoires dans d’autres temps sauf les suivants pendant lesquels la prière est répréhensible: Après l’accomplissement de la prière du Fajr et jusqu’à dix minutes à peu près du lever du soleil, au moment où le soleil est au zénith ainsi que dans l’intervalle séparant la prière de `Asr de celle du Maghrib.

                        bullet
                        La prière funèbre est une obligation religieuse solidaire. Elle a les mêmes conditions que les autres prières. Au cours de son accomplissement, les musulmans se tiennent debout sans ni génuflexion ni prosternation. Elle se fait en prononçant quatre fois le takbîr: réciter la Fâtiha après le premier takbîr, prier pour le Prophète en usant des formules du Tachahod après le second takbîr, invoquer Allah en faveur du défunt après le troisième takbîr et invoquer Allah en usant des formules connues ou comme on veut après le quatrième et le dernier takbîr et enfin prononcer les salutations finales[14].



                        Preuves du Coran et Sunna


                        [1] Les hadiths :


                        « Le Prophète (BP sur lui) ne délaissait jamais quatre Rak’a avant la Salât du Dhohr (Salât du milieu du jour) et deux rak’a avant le lever du jour. » (Al-Boukhari)


                        « Entre chaque deux appels à la Salât (prière), une Salât (une prière). » (Approuvé à l’unanimité)


                        « La miséricorde d’Allah serait accordée à celui qui a effectué avant le Açr (prière de l’après-midi) quatre rak’a. » (At-Termidhi)


                        [2] Le hadith : « Priez avant la Salât du Maghreb (prière de la fin d’après-midi), Priez avant la Salât du Maghreb (prière de la fin d’après-midi) ; et à la troisième, il a ajouté : pour celui qui le souhaite. » (Al-Boukhari)


                        [3] Les hadiths :


                        « Il n’y a pas de plus préférable à Allah que de faire deux raka’t. La bonté pieuse est accordée au serviteur tant qu’il est en Salât (prière). » (At-Termidhi)


                        « Au jour du jugement dernier, la salât (prière) sera la première des œuvres de laquelle les serviteurs seront appelés à donner des comptes. Allah dira à Ses Anges – et Il est le plus instruit – : « Assurez-vous du fait que Mon serviteur a accompli sa salât ou s’il l’a tronquée. Si elle est sans faille, elle sera consignée comme tel. Si il l’a tronquée, Il dira : « Regardez (dans son registre) si Mon serviteur a fait des prières surérogatoires ». Si on y trouve, Il dira : « prélevez de sa salât surérogatoire pour compléter sa salât prescrite » ; et c’est ainsi que les comptes des actions seront soumis au jugement. » (Abou Dawoud, At-Termidhi, Ahmad)


                        [4] Le hadith : « que celui parmi vous qui entre dans une mosquée ne s'y assoit qu'après avoir accompli deux raka’. »


                        [5] Le hadith : "Quiconque veillera les nuits du Ramadan en priant avec une foi sincère et en vue d’Allah seul, obtiendra le pardon de ses fautes passées." (Approuvé à l’unanimité)


                        [6] Le hadith : « Ô mon oncle paternel Abbass, je te donne, te prête, t’octroie ce qui est de plus agréable, te dis dix choses que si tu les fais, Allah pardonnera tes péchés les premiers comme les derniers, les anciens comme les récents, les petits comme les grands, ceux faits en secret ou en public, délibérément ou par mégarde, dix choses : “ prie quatre rak’a durant lesquelles tu récites le premier chapitre du Livre (le Coran) et une autre sourate. Quand tu finis la récitation dans la première rak’a dis, tout en restant debout : « Gloire à Allah et louange à Allah et il n'y a point d'autre divinité à part Allah et Allah est grand » quinze fois, ensuite incline–toi et dis de même dix fois pendant la rak’a (génuflexion). Lève la tête et dis de même dix fois, puis précipite–toi pour te prosterner et dis de même dix fois au cours de la prosternation, lève la tête de la prosternation et dis ainsi dix fois encore, ensuite prosterne–toi et dis de même dix fois. Lève la tête et dis pareillement dix fois. Cela compte soixante–dix à fréquence de cinq fois à chaque rak’a et tu le fais pendant les quatre rak’a. Si tu pouvais faire cette salât une fois par jour, fais-la, sinon une fois par semaine, sinon une fois par mois, si ce n’est, une fois par an, sinon une fois de toute ta vie. » (Abou Dawoud, At-Termidhi, Ibn Madja)


                        [7] Les hadiths :


                        « Quiconque d’entre vous en récitant un des versets de prosternation et se prosterne suite à cette lecture obligera le diable à se retirer tout en larmes en disant : « Malheur à moi ! On lui a ordonné de se prosterner et il l’a fait méritant ainsi le Paradis ; alors qu’on m’a ordonné de me prosterner et j’ai désobéi : mon sort sera l’Enfer. » (Mouslim)


                        « Le Prophète (BP sur lui) a appris à Amr Ibn Al’Aç quinze prosternations dans Coran, dont trois relatives aux sourates allant de « Qaf » jusqu’à celle de « Al-Nass » (dites « Al Moufassal ») et deux dans la sourate du « pèlerinage » (« Al Hadj ») (Abou Dawoud)


                        [8] Le hadith : « Allah le très haut dit : “ ô fils d’Adam, fais pour Moi quatre rak’a au début de la journée, je te donnerai en échange de quoi te satisfaire à sa fin. » (At-Termidhi)


                        [9] Le hadith : « Tout homme musulman fait ses ablutions avec soin et effectue une Salât (prière), il lui sera pardonné tout ce qu’il y aura entre cette Salât et celle qui va suivre. » (Mouslim)


                        [10] Les hadiths :


                        « Lorsque l’un de vous songe à faire quelque chose, qu’il fasse deux rak’a en dehors de la Salât due, puis qu’il dise : “ ô Allah, je Te demande de m’inspirer dans mon choix par Ta science, de m’appuyer par Ton pouvoir et de me faire grâce par Ta sublime bonté. Tu peux tout et je ne peux rien ; Tu sais tout et je ne sais rien, car Tu connais toutes les choses cachées. Ô Allah, si Tu sais qu’il y aura un bien pour moi dans cette affaire (et il la nomme), au point de vue de ma religion, de ma vie ici-bas et ma vie future, alors décide en ma faveur, fais que tout me soit facile et fais qu’ensuite cette affaire soit bénie. Si Tu sais qu’il y aura un mal pour moi dans cette affaire, au point de vue de ma religion, de ma vie ici-bas et ma vie future, alors éloigne–la de moi et éloigne–moi d’elle et décide le bien pour moi l*à où il se trouve, puis fais que j’en sois satisfait. » (Al-Boukhari)


                        « Quiconque fait ses ablutions intégrales et fait ensuite deux rak’a bien accomplies, Allah lui donnera tout ce qu’il demande tôt ou tard. » (Ahmad)


                        [11] Le hadith : « Allah pardonne à tout homme qui après avoir commis un péché, fais ses ablutions puis entame une salât (prière) et demande le pardon à Allah. » (At-Termidhi)


                        [12] Le hadith : « Il a été rapporté que quand Gabriel (P sur lui) vint dire au Prophète (BP sur lui): « quiconque prie sur toi une fois, Allah prie sur lui dix fois. » Il (BP sur lui) se prosterna par gratitude à Allah le Très Haut. » (Ahmad – la ligne de conduite du musulman)


                        [13] Le hadith : « A son retour du voyage, le Prophète (BP sur lui) commence tout d’abord par faire la salât à la mosquée. » (Approuvé à l’unanimité : « deux rak’a » dans la version de Mouslim).


                        [14] Le hadith : « Tout défunt pour qui trois rangs de musulmans ont fait la salât des funérailles, le Paradis lui est assuré. » (At-Termidhi)

                        تحمَّلتُ وحديَ مـا لا أُطيـقْ من الإغترابِ وهَـمِّ الطريـقْ
                        اللهم اني اسالك في هذه الساعة ان كانت جوليان في سرور فزدها في سرورها ومن نعيمك عليها . وان كانت جوليان في عذاب فنجها من عذابك وانت الغني الحميد برحمتك يا ارحم الراحمين

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                        • #13
                          La Zakâ


                          Leçon 43


                          Les charges de la Zakâ


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                          La Zakâ qui est le second pilier de l’islam après celui de la profession de foi, est d’obligation à tout musulman possédant une somme d’argent imposable. Quiconque la nie, n’est plus croyant et quiconque s’abstient de la payer, doit être forcé à la verser, sinon on lui fait la guerre[1].
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                          Le pourquoi de la Zakâ: La solidarité entre les musulmans, la purification de l’âme de l’avarice et de la cupidité, la bonne répartition de la richesse et la stimulation de l’économie.
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                          Les biens imposables à la Zakâ sont:
                          a) L’or et l’argent et leur équivalent en numéraire ou en biens commerciaux, ainsi que les métaux et les minerais (les trésors enfouis).
                          b) Les fruits de la terre et les grains.
                          c) Les bestiaux dont les chameaux, les bovins et les ovins.
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                          La Zakâ perçue sur l’or et l’argent et sur leur équivalent en numéraire: est de 2,5 %. Ce versement est conditionné par l’écoulement d’une année entière. Il faut également que leur somme dépasse le taux minimum imposable équivalant à 85 grammes d’or massif ou à 624 grammes d’argent[2].
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                          La Zakâ perçue sur les biens commerciaux: Est comme celle levée sur leur équivalent en espèces.
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                          La Zakâ perçue sur la créance: Si la créance est récupérable à n’importe quel temps, sa Zakâ sera calculée avec celle perçue sur l’or, l’argent et les biens commerciaux; sinon elle devra être levée lors de son exécution après l’écoulement d’une seule année.
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                          Le taux de la Zakâ perçue sur les trésors enfouis est le cinquième[3].
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                          Le taux de la Zakâ perçue sur les métaux est le cinquième, comme celle levée sur les trésors enfouis. Quant aux gisements d’or et d’argent extraits de la terre, leur Zakâ peut être calculée de la même manière que celle perçue sur les trésors enfouis ou celle perçue sur l’or et l’argent.
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                          Le taux de la Zakâ perçue sur les fruits de la terre et les grains, qui est exigible à leur mûrissement et à leur récolte: Serait le dixième si l’irrigation n’était pas onéreuse et la moitié du dixième, si les terrains avaient été irrigués à l’aide des machines et des outils. La somme imposable à la Zakâ est de cinquante mesures ou un poids équivalent[4].
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                          La Zakâ perçue sur la production industrielle, les biens immeubles et les propriétés foncières est la même que celle perçue sur les biens commerciaux (2,5 %) ou celle levée sur les fruits de la terre et les grains: Le dixième, au cas où leur investissement serait fait aisément; et la moitié du dixième, s’il est pénible.
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                          La Zakâ perçue sur les bestiaux[5] à condition qu’ils soient errants (c’est-à-dire qu’ils paissent sans frais):
                          a) Le nombre de chameaux[6] imposables est de cinq, c.-à-d. contre tous cinq chameaux, on paye une brebis en aumône, et ainsi de suite si on a en sa possession jusqu’à vingt-cinq chameaux. Si l’on possède plus que cela, on doit payer en aumône une chamelle âgée d’un an; puis, autant le nombre de chameaux en possession augmente, autant la Zakâ exigée augmente, comme c’est bien détaillé par la Sunna.
                          b) Le nombre des bovins[7] imposables est de trente têtes, leur Zakâ est un veau âgé d’un an. Quant à la Zakâ perçue sur une quarantaine de têtes, c’est une vache âgée de deux ans. Si le nombre des bêtes est plus que cela, on doit payer en aumône un veau contre toutes trente têtes et une vache âgée de deux ans contre toutes quarante têtes.
                          c) Le nombre des ovins[8] et caprins imposables est de quarante têtes, leur Zakâ est une brebis âgée de huit ou de neuf mois. Quand le nombre des ovins en sa possession dépasse les cent-vingt, la Zakâ exigée s’élève à deux brebis; et quand ce nombre dépasse les deux cents, la Zakâ exigée devient trois brebis. Quand ce nombre dépasse les trois cents, contre tous cent têtes, on doit payer une brebis en aumône.
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                          Il y a dans les ouvrages du Fiqh plus de détails sur le nombre de têtes imposables et le taux de la Zakâ qui doit être versée, en rapport à chaque genre de bestiaux. Référez-vous-y, en cas de besoin.

                          Preuves du Coran et Sunna


                          [1] Le verset :


                          ]خُذْ مِنْ أَمْوَالِهِمْ صَدَقَةً تُطَهِّرُهُمْ وَتُزَكِّيهِم بِهَا[ [التوبة: 103]


                          " Prélève de leurs biens une Sadaqa par laquelle tu les purifies et les bénis, …" At-Tawba (LE DESAVEU ou LE REPENTIR) : 103).


                          Et :


                          ]وَأَقِيمُوا الصَّلاةَ وآتُوا الزَّكَاةَ [ [المزمل: 20]


                          " …Accomplissez la Salât, acquittez la Zakât, …" Al-Mouzzammil (L'ENVELOPPE) : 20).


                          Et les hadiths :


                          « L’islam est bâti sur 5 piliers: témoigner qu’il n’y a pas d'autre divinité qu’Allah et que Mohammed est Son messager ; accomplir la Sâlat (la prière), s’acquitter de la Zakat, accomplir le pèlerinage et effectuer le jeûne du ramadan » (Approuvé à l’unanimité)


                          "J'ai reçu l'ordre de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils témoignent qu’il n'y a de divinité qu’Allah et que Mohammed est Son messager, qu’ils effectuent la Salat, qu’ils s’acquittent de la Zaka (l’aumône légale). S’ils font cela, c’est qu’ils ont épargné leurs vies et leurs biens sauf au cas où l’Islam permet d’y porter atteinte (c'est-à-dire s'ils commettent un crime.), et Allah règlera leurs comptes." (Approuvé à l’unanimité)


                          « Dans l’un de ses commandements à Mouâ’dh quand il l’a envoyé en mission au Yémen, il a dit : « Tu vas arriver chez des gens du Livre, invite-les donc à la profession de foi qu’il n’y a point de divinité en dehors d’Allah et que je suis Son messager. S’ils répondent à ton invitation, informe-les qu’Allah leur a prescrit cinq Salât (prière) par journée entière (de jour et de nuit). S’ils obéissent, informe-les qu’Allah leur a prescrit l’aumône, due de leurs riches et rendue à leurs pauvres. S’ils s’y plient, prends garde de porter atteinte à leurs biens, et redoute l’invocation de celui à qui l’on cause un préjudice parce qu’entre lui et Allah, il n’y a pas de voile.»


                          « Abou Bakr (SA sur lui) a dit : « Je jure par Allah que si quelqu’un me refuse un chevreau dû au Messager (BP sur lui), je l’aurai combattu pour avoir agit de la sorte. » » (Al-Boukhari). Les compagnons l’ont tous approuvé à l’unanimité


                          [2] Les hadiths :


                          « En-dessous de vingt dinars (en or), tu ne dois pas payer la zakâ. Un demi dinar en or est dû pour chaque vingt dinars en or ayant dépassé un an sans être dépensés. Pour les sommes excédantes, le compte sera réglé de la sorte. L’argent qui n’a pas dépassé un an (chez son propriétaire) ne se verra pas diminuer pour la Zakâ. » (Abou Dawoud)


                          « La Zakâ ne compte pas en dessous de cinq onces (d’argent). » (Approuvé à l’unanimité)


                          [3] Le hadith : « Le propriétaire d’un animal, celui d’un puits ou d’une mine, ne paye pas pour ces propriétés. Le rikâz (c’est–à-dire l’objet enfoui dans le sol avant l’islam, qu’il soit abondant ou non) doit payer le cinquième. » (Al-Boukhari)


                          [4] Le verset :


                          ]يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا أَنفِقُوا مِن طَيِّبَاتِ مَا كَسَبْتُمْ وَمِمَّا أَخْرَجْنَا لَكُم مِّنَ الأًرْضِ [ [البقرة : 267]


                          " O les croyants! Dépensez des meilleures choses que vous avez gagnées et des récoltes que Nous avons fait sortir de la terre pour vous…" Al-Baqara (LA VACHE) : 267).


                          Et le verset :


                          ]وآتُوا حَقَّهُ يَوْمَ حَصَادِهِ[ [الأنعام : 141]


                          " …et acquittez-en les droits le jour de la récolte… " Al-'An`âm (LES BESTIAUX) : 141).


                          Et les hadiths :


                          « Les terres arrosées suite à une pluie, par les sources ou par des canaux de dérivation, doivent la Zakâ (le dixième). Celles qui seront arrosées par l’eau extraite (artificiellement) du sol payeront la moitié de la zakâ.” (Al-Boukhari)


                          « En dessous de cinq charges (de grains ou de dattes) “ wassk”, il n’y a pas de Zakâ à payer. » (Approuvé à l’unanimité) (Cette charge « Al wassk » est de 165 litres).





                          [5] Les hadiths :


                          « À celui qui l’interrogea au sujet de l’émigration, il (BP sur lui) a répondu : « Malheureux ! C’est là une chose grave. As – tu des chameaux sur lesquels la Zakâ est due ? - oui, répliqua l’Arabe. - Eh ! bien, reprit le Prophète (BP sur lui), pratique la religion Outre-mer et Allah ne diminuera en rien le mérite de tes actions.” (Approuvé à l’unanimité)


                          « Par celui en dehors de qui il n’y a point de divinité, tout homme ayant eu chameaux, boeufs ou moutons, et qui n’aura pas payé la Zakâ à leur sujet, ne manquera, au jour de la Résurrection, de voir ces animaux amenés plus gros et plus gras qu’ils n’étaient (sur terre). Ces animaux le fouleront des pieds et lui donneront des coups de cornes. Chaque fois que le dernier de ces animaux aura passé, le premier reviendra et cela durera jusqu’à ce que les comptes des hommes aient été réglés. » (Approuvé à l’unanimité)


                          « La Zakâ n’est pas à payer en dessous de cinq chameaux (zawd).” (Approuvé à l’unanimité) (zawd est un troupeau de trois à dix chameaux.)


                          [6] Le hadith : “ Si le nombre des chameaux atteint vingt-cinq à trente-cinq chameaux, la Zakâ sera d’une chamelle ayant un an. De trente–six chameaux à quarante–cinq inclusivement, la Zakâ sera d’une chamelle de deux ans révolus.” (Al-Boukhari)


                          [7] Les hadiths :


                          « Si le nombre des bovins a atteint trente, la Zakâ sera d’un bovin d’un an, mâle ou femelle. Quand il atteint les quarante, la Zakâ sera d’une vache de deux ans révolus. » (An-Nissâ’i).


                          « Pour trente bovins, la Zakâ sera d’un boeuf ayant dépassé un an et pour chaque quarante bovins, une vache de deux ans révolus. (At-Termidhi)


                          [8] Le hadith : « Quant aux moutons vivant au pâturage, la Zakâ sera d’un mouton quand le troupeau renferme de quarante moutons à cent vingt moutons. Au-dessus de cent vingt moutons et jusqu’à deux cents moutons, la Zakâ est de deux moutons. Au–dessus de deux cents moutons et jusqu’à trois cents, la Zakâ est de trois moutons. Au–delà de trois cents moutons, la Zakâ est d’un mouton pour chaque centaine. » (Abou Dawoud)

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                          • #14
                            Leçon 44



                            Les Voies de la Zakâ -
                            La Zakâ du fitr


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                            Les voies de dépense de la Zakâ sont huit[1]:
                            a) Pour les pauvres dont le montant de l’argent –même s’il dépasse l’assiette de la Zakâ- en la possession de l’un d’eux, ne suffit pas à lui assurer les besoins indispensables ainsi qu’à ceux qui sont à sa charge.
                            b) Pour les indigents qui ne disposent pas d’aucune source de revenu[2].
                            c) Pour ceux qui y travaillent, c.-à-d. ceux qui la collectent, l’enregistrent et la distribuent[3].
                            d) Ceux dont les cœurs sont à gagner à l’islam: Il s’agit des novices qui viennent d’embrasser l’islam; et ce, dans l’espoir d’affermir leur foi; et de certains incroyants, pour assurer le bon voisinage et afin d’éviter leur malveillance.
                            e) Pour l’affranchissement des jougs, c.-à-d. pour contribuer à affranchir les esclaves. C’était en les achetant puis les affranchissant, ou en passant un contrat grâce auquel l’esclave récupère sa liberté en échange d’une somme d’argent (l’esclavage a disparu graduellement des pays musulmans grâce à cette législation)
                            f) En faveur de ceux qui sont lourdement endettés: Les débiteurs insolvables qui sont hors d’état de payer leurs dettes, à condition que la dette ne soit pas contractée en vue d’un péché duquel il ne s'est pas encore repenti[4].
                            g) Dans le sentier d’Allah et surtout pour le djihad en vue de propager l’appel à l’islam, de soutenir les musulmans et de leur réaliser tout intérêt possible: infrastructure, commodités et services divers.
                            h) Pour le voyageur en détresse: qui se trouve dans le besoin et sans le sou.
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                            Les impôts levés par les gouvernements, à l’époque actuelle, ne dispensent pas le musulman de payer la Zakâ; car, ils ne dérivent pas de la même source de législation, n’ont pas le même système et ne visent pas les mêmes voies de dépense.
                            bullet
                            Les charges obligatoires: Celles dépensées pour subventionner les deux parents, les enfants et l’épouse ne font pas partie de la Zakâ.
                            bullet
                            La Zakâ du Fitr:
                            a) Elle est obligatoirement perçue de chaque musulman, à la fin du jeûne du ramadan, pour soi-même et pour chacun des membres qui sont à sa charge.
                            b) Il est permis de la payer à l’avance au cours du mois du ramadan et jusqu’à la célébration de la prière de la Fête.
                            c) Elle n’est pas exigée que de celui qui ne possède pas sa subsistance au jour et dans la nuit de la fête.
                            d) Son taux perçu pour chaque individu est de trois kilogrammes des vivres qui existent en général en abondance, comme: le blé, le riz, l’orge, les dattes, les raisins secs, etc. ou –suivant certaines doctrines- ce qui équivaut à cette quantité[5].



                            Preuves du Coran et Sunna


                            [1] Le verset :


                            ]إنما الصَّدَقَاتُ لِلْفُقَرَاءِ وَالْمَسَاكِينِ وَالْعَامِلِينَ عَلَيْهَا وَالْمُؤَلَّفَةِ قُلُوبُهُمْ وَفِي الرِّقَابِ وَالْغَارِمِينَ وَفِى سَبِيلِ اللهِ وَابْنِ السَّبِيلِ فَرِيضَةً مِّنَ اللهِ واللهُ عَلِيمٌ حَكِيمٌ[ [التوبة60]


                            " Les Sadaqâts ne sont destinés que pour les pauvres, les indigents, ceux qui y travaillent, ceux dont les cœurs sont à gagner (à l'Islam), l'affranchissement des jougs, ceux qui sont lourdement endettés, dans le sentier d'Allah, et pour le voyageur (en détresse). C'est un décret d'Allah! Et Allah est Omniscient et Sage. " (At-Tawba (LE DESAVEU ou LE REPENTIR) : 60).


                            [2] Le hadith : « Le malheureux n’est certes pas celui qui mendie parmi les hommes et se contente d’une ou de deux bouchées de nourriture ou d’une ou de deux dattes; mais le vrai malheureux est celui qu’aucune richesse ne peut combler, à qui personne ne fait attention et ne donne l’aumône et qui ne va pas, lui, demander l’aumône aux gens. » (Approuvé à l’unanimité)


                            [3] Le hadith : « l’aumône n’est licite à aucun homme riche, hormis cinq (genres) : “celui qui y travaille, celui qui l’a achetée de son propre argent, celui qui est lourdement endetté, le conquérant sur les sentiers d'Allah, et quand un indigent ayant reçu l’aumône en a donné à un riche. » (Ahmad)


                            [4] Les hadiths :


                            « La mendicité ne sied qu’à trois personnes : l’homme d’une pauvreté saillante, l’homme criblé d’une lourde dette, et enfin celui qui doit un prix de sang douloureux. » (Abou Dawoud)


                            « Si tu la remets (l’aumône) à mon messager, tu t’en acquitteras et tu auras sa récompense. Elle sera considérée comme péché pour toute personne l’ayant substitué. » (Ahmad)


                            « Si tu me la remets (l’aumône), tu t’en acquitteras et ainsi tu auras sa récompense. Le péché qui lui en est relatif découle de sa substitution. » (Ahmad)


                            [5] Les hadiths :


                            « Le Prophète (BP sur lui) a imposé la Zakâ du Fitr (rupture de jeûne) dans le but de purifier le jeûneur des futilités et des rapports charnels, ainsi qu’en tant que nourriture aux pauvres. Celui qui l’aurait remise avant la salât (prière), elle sera considérée comme acceptée. Tandis que celui qui l’aurait donnée après la salât (prière), elle lui sera comptée comme une aumône parmi tant d’autres. » (Ibn Madja et Abou Dawoud)


                            Selon Abou Saïd Al-Khodari : « Du vivant du Prophète (BP sur lui), nous donnions comme Zakâ du Fitr (la rupture du jeûne) à tout jeune individu, âgé, libre ou esclave, un sâ’ de petit lait ou un sâ’ de nourriture, de lait caillé ou une mesure d’orge, ou de dattes, ou une mesure de raisins secs. » (Approuvé à l’unanimité)

                            تحمَّلتُ وحديَ مـا لا أُطيـقْ من الإغترابِ وهَـمِّ الطريـقْ
                            اللهم اني اسالك في هذه الساعة ان كانت جوليان في سرور فزدها في سرورها ومن نعيمك عليها . وان كانت جوليان في عذاب فنجها من عذابك وانت الغني الحميد برحمتك يا ارحم الراحمين

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                              Le Jeûne



                              Leçon 45


                              Les Jugements du Jeûne


                              Le Jeûne[1]:
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                              Le jeûne c’est la privation volontaire de toute nourriture et de toute boisson et l’abstinence de tout plaisir sexuel dès l’aube et jusqu’au coucher du soleil, avec une ferme intention.
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                              Le jeûne procure une grande récompense divine, en plus de ses bienfaits spirituels, sociaux et hygiéniques[2].
                              bullet
                              Le jeûne du ramadan est l’un des piliers de l’islam et il est exigé de tout musulman, adulte et sain d’esprit.
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                              La récompense de toute œuvre pie faite au cours du ramadan dépasse de loin celle des bonnes œuvres accomplies pendant les autres mois de l’année, comme par exemple:
                              a) Les prières et les invocations d’Allah faites volontairement pendant la nuit[3].
                              b) La récitation du Coran[4].
                              c) Les aumônes[5].
                              d) La retraite spirituelle pendant les dix dernières nuits du ramadan[6].
                              e) L’attente de la Nuit du Destin et sa célébration.
                              f) l'accomplissement de l'Oumra[7].
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                              Le commencement du ramadan est confirmé par l’observation du croissant de lune, sinon après l’écoulement des trente jours de la lunaison du Cha`bân. L’observation de la nouvelle lune marque aussi le terme du mois du jeûne[8].
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                              Les voyageurs, les malades, les femmes enceintes et les nourrices sont dispensés de l’observation du jeûne, à condition de racheter plus tard les jours non-jeûnés[9].
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                              Il est permis aux personnes âgées incapables ainsi qu’aux malades incurables de rompre le jeûne. En revanche, ils doivent nourrir un pauvre en compensation de chaque jour non-jeûné.
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                              Il est obligatoire à celles qui ont les menstrues ou sont en couches de rompre le jeûne et de racheter ces jours plus tard.
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                              Celui qui meurt en ayant quelques jours de jeûne en dettes, sa famille doit le faire à sa place[10].
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                              Il est recommandable au jeûneur de:
                              a) Se hâter à rompre son jeûne et retarder son repas nocturne (le suhûr)[11].
                              b) Rompre son jeûne avec des dattes fraîches ou sèches ou en buvant de l’eau[12].
                              c) Faire l’invocation connue lors de la rupture du jeûne[13].
                              d) prendre un repas avant l'aube (le suhûr)[14] et le retarder tant que possible[15].
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                              Il est permis au jeûneur de:
                              a) Se soigner en prenant de remède qui n’atteint pas l’estomac à travers la gorge.
                              b) Boire, manger et pratiquer licitement le coït dès le coucher du soleil et jusqu’à l’aube[16].
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                              Le jeûne reste valide même si:
                              a) On mange ou boit par inadvertance ou par oubli;
                              b) On a éjaculé pendant le sommeil suite à un rêve ou qu’on est atteint d’impureté majeure (Janâba) pendant la nuit.
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                              Il est répréhensible au jeûneur de:
                              a) Commettre un parjure[17].
                              b) Se quereller.
                              c) Exagérer en se gargarisant ou en aspirant l’eau par les narines[18].
                              d) S’exposer à tout ce qui risque de provoquer le plaisir sexuel.
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                              Les causes qui annulent le jeûne:
                              a) Toute nourriture ou boisson qui atteint l’estomac en passant par la bouche, même si l’on n’a pas l’intention de rompre son jeûne.
                              b) L’éjaculation provoquée par un acte voluptueux sans coït. Dans ces deux premiers cas (a et b), il est obligatoire de racheter ce jour du jeûne mais sans expiation.
                              c) Pratiquer le coït, manger ou boire exprès. Cela rend l’expiation obligatoire pour chaque jour non-jeûné, et ce, par l’affranchissement d’un esclave, par l’observation du jeûne pendant deux mois consécutifs ou en nourrissant soixante indigents, tout en rachetant ce jour non-jeûné[19].
                              Preuves du Coran et Sunna


                              [1] Le verset:


                              ] يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا كُتِبَ عَلَيْكُمُ الصِّـيَامُ كَمَا كُتِبَ عَلَى الَّذِينَ مِن قَبْلِكُمْ لَعَلَّكُمْ تَتَّقُونَ[ [البقرة: 183]


                              " O les croyants! On vous a prescrit as-Siyâm comme on l'a prescrit à ceux d'avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété, " (Al-Baqara (LA VACHE) : 183).


                              Et le hadith: « les piliers de l'Islam sont cinq: la profession de foi (la chahada), la prière (la salât), l'aumône (la zaka), le jeûne et le pèlerinage à la Mecque. » (Approuvé à l’unanimité).


                              [2] Les hadiths :


                              « Celui qui jeûne un jour pour l'amour d'Allah (que Son nom soit glorifié et sublimé), sera éloigné du feu, de la distance parcourue en 70 ans. » (An-Nissâ’i)


                              « Au Paradis, il y a un portail appelé « Rayyan » (L’abreuvé) par lequel entrent les jeûneurs, au jour du jugement dernier, et personne d’autre ne passe par cette porte hormis eux. On dit : où sont ceux qui ont fait le jeûne? Ils répondent à l’appel et personne d’autre ne pourra passer par là à leur exception. Une fois entrés, la porte se referme pour ne laisser personne d’autre passer. » (Approuvé à l’unanimité).


                              « Le jeûne est un bouclier contre l’Enfer à l’instar de celui de l’un d’entre vous dans le Djihâd (combat). » (Ibn Madja et An-Nissâ’i)


                              « Au Fitr (la rupture du jeûne), le jeûneur a une invocation acceptée d’office.» (Ibn Madja)


                              « Les Fautes passées de celui qui veille en prière pendant le Ramadan par foi et par confiance dans la générosité d’Allah sont pardonnées.” (Approuvé à l’unanimité).


                              « Entre les laps de temps séparant les cinq Salât (prières), du vendredi au vendredi et du Ramadan au Ramadan il y aura pardon tant que les péchés capitaux sont évités. » (Mouslim)


                              « Dès la première nuit du mois du Ramadan, les diables et les génies de Djinn sont garrottés; les portes de l’Enfer se referment et aucune ne sera ouverte tandis que les portes du paradis s’ouvrent et aucune ne se refermera. On appelle dès lors : Ô toi qui veut le bien, approche ; Ô toi qui veut le mal, ne vas pas plus loin. Chaque nuit, Allah épargne des gens de l’Enfer. » (At-Termidhi)


                              [3] Les hadiths :


                              « Les Fautes passées de celui qui veille en prière pendant le Ramadan par foi et par confiance dans la générosité d’Allah sont pardonnées.” (Approuvé à l’unanimité).


                              « Quand les dix derniers jours du Ramadan s’annoncent, le Prophète (BP sur lui) devient plus énergétique à rendre les cultes, veille sa nuit et réveille les siens. » (Mouslim)


                              [4] Le hadith: « Le jour du jugement dernier, le jeûne et le Coran seront les intercesseurs pour les serviteurs d’Allah. Le jeûne viendra dire: Seigneur, je lui ai interdit à manger et à boire pendant le jour, faites qu’il jouisse de l’intercession. Le Coran viendra dire : je lui ai interdit le sommeil, faites donc que l’intercession lui sera admise.» (Ahmad)


                              [5] Les hadiths :


                              « Celui qui donne à manger à un jeûneur aura la même récompense que lui. Ceci dit, rien ne sera soustrait de la récompense du jeûneur même. » (At-Termidhi)
                              « Le Prophète (BP sur lui) était des plus généreux parmi les gens, et il le devient davantage durant le Ramadan essentiellement lors des visites de Gabriel. » (Al-Boukhari)


                              [6] Le hadith : « La mosquée est le foyer de tout pieux et Allah garantit la paix, la miséricorde et le passage sur le Sirât (pont vers le paradis) vers l’agrément d’Allah et le Paradis pour celui dont la mosquée est un foyer. » (At–Tabarani d’après la ligne de conduite du musulman)


                              [7] Le hadith : « Une ‘‘Omra durant le Ramadan est l’équivalent d’un pèlerinage en ma compagnie. » (Approuvé à l’unanimité)


                              [8] Le verset :


                              ]فَمَن شَهِدَ مِنكُمُ الشَّهْرَ فَلْيَصُمْهُ [ [البقرة: 185]


                              " …Donc, quiconque d'entre vous est présent en ce mois, qu'il jeûne! …" (Al-Baqara (LA VACHE) : 185).


                              Et le hadith : "Commencez le jeûne dès que vous voyez le croissant (du ramadan) et arrêtez-le dès que vous voyez celui (de chawwâl). Si le temps est brumeux, jeûnez un trentième jour. » (Mouslim)


                              [9] Le verset :


                              ]فَمَن كَانَ مِنكُم مَّرِيضًا أَوْ عَلَى سَفَرٍ فَعِدَّةٌ مِّنْ أَيَّامٍ أُخَرَ وَعَلَى الَّذِينَ يُطِيقُونَهُ فِدْيَةٌ طَعَامُ مِسْكِينٍ [ [البقرة : 184]


                              " …Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter qu'(avec grande difficulté), il y a une compensation: nourrir un pauvre..." (Al-Baqara (LA VACHE) : 184).


                              Et les hadiths :


                              « D’après Abou Sa’ïd Al-Khodari : Nous allions au combat avec le messager (BP sur lui) au cours de Ramadan. Parmi nous se trouvaient celui qui jeûnait, et celui qui mangeait durant la journée. Le jeûneur ne blâmait pas celui qui mangeait et vice versa (celui qui mangeait ne blâmait pas celui qui jeûnait) : ils pensaient que c’était bon de jeûner pour celui qui trouvait en lui la force de le faire, mais aussi que c’était bon de manger pour celui qui sentait une faiblesse. » (Mouslim)
                              « Selon Ibn Abbas : Il était permis aux vieux (Hommes et femmes) de manger durant le Ramadan et de racheter chaque jour par le fait de nourrir un pauvre. Il en était de même pour la femme enceinte et celle qui allaite si elles craignaient pour elles-mêmes. » (Abou Dawoud)
                              [10] Les hadiths :


                              « Celui qui meurt en ayant quelques jours de jeûne en dettes, son tuteur peut faire le jeûne à sa place. » (Approuvé à l’unanimité)
                              « A celui qui avait demandé : « Ma mère est morte alors qu’elle doit un mois de jeûne. Puis-je prendre en charge ce dû à sa place ? » le Prophète (BP sur lui) a dit « Oui. Les dettes envers Allah sont les plus dues à être rendues.» » (Approuvé à l’unanimité)

                              [11] Le hadith : « Les gens resteront bien tant qu’ils se pressent de rompre le jeûne. » (Approuvé à l’unanimité)

                              [12] Le hadith : « Le Prophète (BP sur lui) rompait le jeûne avant de faire la Salât (la prière) par des dattes. Si ce n’étaient pas des dattes, c’étaient alors des fruits. Sinon, il buvait des gorgées d’eau. » (At-Termidhi)
                              [13] Le hadith : « En rompant le jeûne, le Prophète (BP sur lui) dit : « Ô Allah, pour Toi j’ai jeûné, et par Ta subvention j’ai rompu mon jeûne. » (Abou Dawoud)
                              [14] Les hadiths :


                              « La différence entre notre jeûne et celui des gens du Livre est le repas que nous prenons avant l’aube. » (Mouslim)


                              « Prenez un repas avant l’aube. Certes, il y en a une bénédiction. » (Approuvé à l’unanimité)


                              « Les gens resteront bien tant qu’ils se pressent de rompre le jeûne. » (Approuvé à l’unanimité)


                              « Zaïd Ibn Thabet rapporte ce qui suit : nous avons pris un met avant l’aube avec le Prophète (BP sur lui), puis il s’est levé pour effectuer la Salât (prière). J’ai donc dit : Combien y’avait-il entre l’appel à la Salât (Adhan) et le met d’avant l’aube. Il a répondu : « l’équivalent de la récitation de cinquante versets ». » (Approuvé à l’unanimité)


                              [15] Le hadith : « Ma Omma restera bien tant qu’elle se presse pour rompre le jeûne et s’attarde pour consommer le met d’avant l’aube. » (Ahmad)


                              [16] Le hadith : « Que celui qui, en oubliant qu’il fait le jeûne, a mangé ou a bu continue son jeûne parce que c’est Allah qui l’a nourri et qui lui a donné à boire. » (Approuvé à l’unanimité)


                              [17] Le hadith : "Celui qui ne s’abstient pas du faux témoignage et du mensonge, alors Allah n’a guère besoin qu’il s’abstienne de manger et de boire."


                              [18] Le hadith : « Exagérez en aspirant l’eau avec le nez (pendant les ablutions), sauf si vous jeûnez. » (At-Termidhi)


                              [19] Les hadiths :


                              « Que celui qui vomit volontairement refasse son jeûne [qui a donc été annulé]" (At-Termidhi)


                              « Un homme est venu voir le Prophète (BP sur lui) et il lui dit « Je suis perdu ô Messager ». Il lui demanda alors : « Et qu’est-ce qui a causé ta perte ? » L’autre dit : « J’ai eu des rapports intimes avec ma femme pendant une journée de Ramadan ». Il lui dit : « As-tu de quoi délivrer un esclave? » Il dit non. Il lui demanda alors « Pourras-tu jeûner deux mois successifs ? » Il dit non. « Pourras-tu alors nourrir soixante besogneux ? Continua le Prophète. L’autre déclara que non, puis il s’assoit. Le Prophète (BP sur lui) lui apporta alors une natte pleine de dattes et lui dit : « Fais l’aumône avec ceci ». L’homme dit : « Y a-t-il plus pauvre que nous ? Il n’y a pas de gens qui ont plus besoin que nous de ceci ». Le Prophète (BP sur lui) rit au point que ses canines apparaissent, puis il dit : « Va ! Nourris les tiens avec ceci ». » (Approuvé à l’unanimité)

                              تحمَّلتُ وحديَ مـا لا أُطيـقْ من الإغترابِ وهَـمِّ الطريـقْ
                              اللهم اني اسالك في هذه الساعة ان كانت جوليان في سرور فزدها في سرورها ومن نعيمك عليها . وان كانت جوليان في عذاب فنجها من عذابك وانت الغني الحميد برحمتك يا ارحم الراحمين

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