Le droit de l'homme sur son frère

1. Abû Hurayra rapporte ces propos de 1’Envoyé de Dieu -sur Lui la Grâce et la Paix-: “Les devoirs de tout musulman à l’égard de ses frères sont au nombre de cinq: il se doit de lui rendre le salut, de le visiter lorsqu’il est malade, de suivre son cortège funèbre, de se rendre à son invitation et de lui souhaiter que Dieu lui fasse miséricorde quand il éternue.’’ (Rapporté par Bukhari et Muslim). Une version de Muslim comporte ce sixième précepte: “Et donne-lui un conseil s’il te le demande.”

2. Ibn Umar rapporte ces paroles de l’Envoyé de Dieu -sur Lui la Grâce et la Paix-: Le musulman est le frère du musulman, il ne se montre pas injuste à son égard et il ne le livre pas (à ses ennemis). Dieu aidera celui qui vient en aide à ses frères et Il soulagera d’un des tourments du Jugement Dernier celui qui soulage un musulman dans l’affliction. Quiconque scelle les défauts d’un musulman, Dieu scellera les siens le jour de la Résurrection. (Rapporté par Bukhari et Muslim).

3. Abu Hurayra rapporte ces propos du prophète -sur Lui la Grâce et la Paix-: ‘‘Que celui qui a offensé son frère dans son honneur ou de quelque autre manière, qu'il lui demande pardon immédiatement avant que n’arrive le jour où les dinars et les dirhams, ne seront d'aucune utilité. Sans quoi, s’il a à son actif de bonnes œuvres, elles lui seront ôtées dans une proportion relative à la gravité de l’offense. Et s’il n’a pas de bonnes œuvres à son actif il devra se charger des péchés de son frère.” (Rapporté par Bukhari).

4. Abû Umara al-Barâa Ibn Azib rapporte: “L’Envoyé de Dieu - sur lui la Grâce et la Paix - nous a ordonné d’observer les sept préceptes suivants: Il nous a ordonné de rendre visite aux malades, de suivre les cortèges funèbres, de souhaiter à celui qui éternue que Dieu lui fasse miséricorde, de respecter nos serments, de porter secours à l'opprimé, de se rendre aux invitations qui nous ont été adressées et de saluer (nos frères).’’ (Rapporté par Bukhari et Muslim).

5. Abu Sa’id al-Khudri rapporte ces paroles du Prophète -sur lui la Grâce et la Paix-: Evitez de vous réunir dans la rue. Les Compagnons furent observer: O Envoyé de Dieu, certaines de ces réunions au cours desquelles nous parlons de nos affaires sont indispensables. Il répondit alors: Si vous ne pouvez faire autrement, acquittez-vous des droits de la rue. Et quels sont donc ces droits, ô Envoyé de Dieu? Demandèrent-ils. Le Prophète répondit: Baissez le regard, abstenez-vous de nuire à qui que ce soit, rendez le salut, ordonnez le bien et interdisez (de commettre) ce qui est répréhensible. (Rapporté par Bukhari et Muslim).

6. Abou Huraira rapporte ces propos de l’Envoyé de Dieu (sur Lui la grâce et la Paix) : Le musulman a cinq obligations vis-à-vis du musulman: Lui rendre son salut, lui rendre visite quand il tombe malade, suivre son cortège funèbre, répondre à son invitation, lui dire quant il éternue Rahimakallah (Que Dieu soit miséricordieux avec toi). (Rapporté par Bukhari et Muslim).

7. Jarîr bin Abd Allah rapporte ces propos de l'Envoyé de Dieu (sur lui la Grâce et la Paix): Dieu ne fera miséricorde à celui qui n’est pas miséricordieux envers les gens. (Rapporté par Bukhari et Muslim).

8. Abou Hurayra rapporte ces paroles de l'Envoyé de Dieu -sur lui la Grâce et la Paix-: Au jour du Jugement, Vous restituerez à chacun son dû, même les animaux sans cornes pourront se venger de ceux qui en sont pourvus. (Rapporté par Muslim).

9. D’après Abou Hurayra (que Dieu soit satisfait de lui), le prophète (paix et salut sur lui) a dit: “Parmi les qualités d’un bon Islam, il y a le fait pour l’homme de ne pas s’occuper de ce qui ne le regarde pas’’ (Rapporté par at-Tirmidhi)

10. Anas rapporte ces paroles de l’Envoyé de Dieu (sur lui la Grâce et la Paix): Ne rompez pas vos relations, ne vous ignorez pas, ne vous détestez pas, ne vous enviez pas, soyez des serviteurs de Dieu fraternels. Il n’est pas permis à un musulman d'ignorer son frère plus de trois jours (ou encore: de ne pas saluer son frère plus de trois jours). (Rapporté par Bukhari et Muslim).

11. Abu Hurayra rapporte que l’Envoyé de Dieu -sur lui la Grâce et la Paix- interrogea ses Compagnons: “Sauriez-vous me dire quel est celui que l'on peut qualifier d’indigent?”. Ils lui répondirent: “L'indigent est celui d’entre nous qui ne possède ni biens ni argent.” Le Prophète leur dit: “Dans ma communauté l’indigent est celui qui, au jour du Jugement, aura à son actif des journées de jeûne, des prières, des aumônes et qui aura par ailleurs, calomnié un tel, volé l’argent d’un autre, versé le sang de celui-ci et frappé celui-là, si bien qu’on lui prendra ses bonnes œuvres pour les distribuer à ses victimes. Quand il n'aura plus d’œuvres pieuses à son actif et avant même qu’il ne purge sa peine, on le chargera des péchés de ses victimes (proportionnellement aux torts qu’il leur a causé) avant de le jeter au feu. (Rapporté Muslim).

12. Selon Abou Hurayra (que Dieu soit satisfait de lui), l’Envoyé de Dieu (paix et salut sur lui) a dit: Ne vous jalousez pas, n’enchérissez pas les uns sur les autres, ne vous haïssez pas n’agissez pas avec perversité les uns à l’égard des autres, ne concluez pas d’achats au détriment les uns des autres, soyez, ô serviteurs de Dieu!, tous frères, le musulman est frère du musulman, il ne l'opprime pas, ne l’abandonne pas, il ne lui ment pas, ne le méprise pas. La crainte de Dieu se trouve ici, il montra trois fois sa poitrine puis ajouta: Le pire de l’iniquité est que le musulman méprise son frère musulman. Tout ce qui appartient au musulman est interdit au musulman : son sang, son bien et son honneur. (Rapporté par Muslim).

13. Selon Abou Hurayra, le Messager de Dieu (sur Lui la Grâce et la Paix) a dit: Quiconque, en ce bas monde, a allégé l’affliction d’un croyant, verra Dieu alléger son affliction au Jour du Jugement Dernier. Quiconque secourt un homme dans la gêne, verra Dieu le secourir en ce bas monde et dans l’Au-delà. Quiconque couvrira les fautes d’un musulman, verra Dieu les lui couvrir en ce bas monde et dans l’autre. Dieu aide son serviteur tant que ce dernier aide son frère. Celui qui parcourt le chemin de la science, Dieu lui aplanira le chemin du paradis. Tant que les hommes s’assemblent en quelque demeure consacrée à Dieu pour réciter le Coran et pour l’étudier ensemble, la tranquillité d’esprit et la paix descendra sur eux, la miséricorde les couvrira, les anges les entoureront et Dieu les mentionnera comme étant des siens. Quant a celui qui est mis en retard par ses œuvres, il ne sera pas mis en avance par son lignage. (Rapporté par Muslim).

14. Abou Houraira rapporte ces propos de l’Envoyé de Dieu (sur lui la Grâce et la Paix): Méfiez-vous des préjugés car rien n’est plus trompeur. Ne vous espionnez pas, ne rivalisiez pas entre vous, ne vous enviez pas, ne vous détestez pas, ne vous ignorez pas, soyez des serviteurs de Dieu fraternels, ainsi qu'Il vous l’a ordonné. Le musulman est le frère du musulman, il ne l’opprime pas, il ne le prive pas de son soutien, il ne le méprise pas. C’est là que réside la crainte pieuse! Répéta-t-il deux fois-, il désigna sa poitrine: Il n’est de pire mal pour un musulman que de mépriser son frères. Tout ce qui propre au musulman est sacré pour l’ensemble des musulmans. Son sang, son honneur et ses biens sont sacrés. Dieu ne regarde ni vos corps, ni vos apparences, mais Il regarde vos cœurs. (Rapporté par Muslim).

15. Abu Musa al-Ash'arî rapporte ces propos du Prophète -sur lui la Grâce et la Paix-: La compagnie de l'homme pieux et celle de l'homme malfaisant sont respectivement comparables à celle du parfumeur et à celle du forgeron. Le parfumeur te donne du musk ou t'en vends, ou encore il émane de sa personne une odeur agréable tandis que le forgeron risque de brûler tes habits et il répand une odeur nauséabonde. (Rapporté par Bukhari et Muslim).