Leons des Seerah Pour les nouveaux musulmans

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Leons des Seerah Pour les nouveaux musulmans

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Thread: Leons des Seerah Pour les nouveaux musulmans

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    Leons des Seerah


    Leon 86: Des Dbuts LEnfance


    Leon 87: La Purilit - la Reconstruction de la Ka`ba


    Leon 88: Avant la Mission prophtique


    Leon 89: La Rvlation


    Leon 90: Dbut de l'Appel l'islam

    Leon 91: Le prjudice subi par les musulmans



    Leon 92: Du dcs de son pouse Khaddja -





    Prsentation de son famille



    Leon 93: Les deux Serments d'Allgeance Aqaba -
    Le Voyage Nocturne et l'Ascension
    Leon 94: L'migration Mdine


    Leon 95: Dclenchement de la lutte arme


    Leon 96: La bataille de Badr
    Leon 97: La Bataille de Uhud


    Leon 98: Bataille d'Al-Khandaq jusqu' la Trve d'Al-Hudaybiya


    Leon 99: De la correspondance des rois -
    La conqute de La Mecque


    Leon 100: De la bataille de Hunayn jusqu' la fin de la Sra






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  2. #2
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    La Sra




    Leon 86


    Des Dbuts LEnfance




    Ligne Gnalogique du Prophte (BP sur lui)


    Mohammed, notre matre et prophte est, avant tout, la perle des hommes de tous les temps et le dernier maillon dans la chane des Prophtes et Messagers. Ses ascendants paternels sagencent ainsi ( commencer par son pre) :


    `Abdullh - `Abd Al-Mottalib Hchim - `Abd Manf Qosayy Hakm Morra Ka`b Loayy Ghlib Fihr Mlik An-Nadr Kinna Khozayma Modrika Ilys Modar Nizr Ma`ad - `Adnn.


    Jusquici la ligne est objet de convergence entre les savants, de part de son authenticit et de sa remonte vers le Prophte Ism`l (Ismal), fils de Ibrhm (Abraham), que la paix soit sur eux. Nanmoins, le lien gnalogique entre `Adnn et Ismal ne fut pas tabli par des sources authentifies.


    A noter que `Abd Al-Muttalib ibn Hchim, laeul du Prophte (BP sur lui) tait une des grandes ttes Qorachites, un vieux sage (cheikh) dautorit entre les siens.


    Du ct de sa mre, le Prophte (BP sur lui) a pour ascendants entre autres :


    Wahb `Abd Manf Zohra Hakm Morra.


    Or, Hakm ibn Morra (surnomm Kilb) est lui-mme le cinquime aeul paternel du Prophte (BP sur lui). Ce qui fait le trait dunion entre les racines du pre et de la mre du Prophte, pour dboucher sur un mme arbre gnalogique. Il faut en outre distinguer entre `Abd Manf ibn Zohra, le bisaeul maternel du Prophte (BP sur lui) et `Abd Manf, son trisaeul paternel.


    Parmi les aeux : Fihr (lui-mme Qorache), le dixime grand-pre qui sattribue la nation Qorachite toute entire ; douze tribus descendirent de cet homme et portrent son nom (les Qorachites) dont les Ban (enfants de) `Abd Manf, trisaeul paternel du Prophte. Un constat coule de source : le Prophte (BP sur lui) est un fleuron pur des Qorachites rputs pour leurs noblesse et honorabilit entre les Arabes, ses grand-pres soit paternels ou maternels sont tous des seigneurs de mrite et nul suspicion nentacha leurs rapports conjugaux, donc nulle possibilit dadultre dj en vogue lpoque antislamique ne souilla la ligne immacule du Prophte (BP sur lui). Louange Allah Seigneur de lUnivers.


    Le Nouveau-n (BP sur lui)
    A lge de dix-huit ans, le jeune `Abdullh plus tard pre du Prophte - pousa Âmina bint Wahb ibn `Abd Manf ibn Zohra ibn Hakm, une des jeunes Qorachites estimes pour la noblesse de sa famille et de son caractre. Âmina concevait dj lorsque le futur pre partit en Syrie pour son commerce. Mais sur le chemin de retour, `Abdullh dcda Mdine (anciennement dnomme Yathrib) et y fut inhum auprs de ses oncles maternels les bano `Adiy ibn An-Najjr laissant sa femme Âmina enceinte de deux mois, outre une petite fortune de cinq chameaux et dune esclave appele Umm Ayman.


    Fin de la priode de grossesse : Mohammed Paix et Bndiction sur lui fut n la sainte Mecque le douze rab`al-awwal de lanne de lElphant (571 ans aprs la naissance de Jsus que la paix soit sur lui) anne qui connut lanantissement dune arme abyssine mobilise pour dtruire la Ka`ba ; les troupes furent devances par les lphants et commandes par le roi dAbyssinie mais elles furent dpeces par la seule intervention divine.


    Sa naissance (BP sur lui) eut lieu dans la maison de son oncle Ab Tlib situe au sein des localits des Bano Hchim. Ctait son grand-pre `Abd Al-Mottalib qui le nomma Mohammed (le trs louable) ; ce nom peu commun lpoque chez les Arabes fut certes dinspiration divine. Ainsi, devrait-il correspondre lhonorable nom du prophte successeur de Jsus, annonc dans la Torah : llu dont le portrait et lappellation collaient parfaitement. Selon le Coran, Jsus (BP sur lui) dsigne lui-mme son successeur par le nom : Ahmad (celui qui rpand ses louanges) : il sagit de lun des noms du Prophte Mohammed.


    Le Prophte (BP sur lui) fut n entre les mains dune sage-femme : Ach-Chaf, mre de `Abd Ar-Rahmn ibn `Awf ; puis couv par Umm Ayman Baraka, esclave abyssine de son feu pre. Selon quelques hadiths, on rapporte quil tait dj circoncis ; et selon quelques autres, ce fut grand-pre `Abd Al-Muttalib qui lavait circoncis, sept jours aprs sa naissance.


    Le Nourrisson (BP sur lui)
    Ctait tout dabord sa mre qui lallaita, juste aprs laccouchement. Le petit Mohammed fut ensuite confi pendant quelques jours Thowayba, esclave de son oncle Ab Lahab ; et enfin Halma bint Ab Dowayb As-Sa`diyya, une nourrice venue des Bano Sa`d ibn Bakr de la tribu de Hawzin, bdouins rsidents aux abords de La sainte Mecque. Elles furent nombreuses les femmes bdouines venues alors en Mecque cherchant accueillir chez elles les nouveau-ns des familles mecquoises, contre une pension. Cette coutume de la noblesse arabe dlever leurs bbs chez les familles bdouines sexpliquait par le gage dun futur homme distingu, courageux et persvrant quoffrait lducation du dsert.


    Halma prit donc le petit Mohammed chez elle aprs avoir consult son mari Abo Kabcha qui acquiesa, avec esprance que la bndiction divine touchait le foyer. Or, Allah exaua lhomme et changea au mieux la situation de cette famille : la mre nourrice trouva son lait en abondance, elle qui ne trouvait pas - avant la venue de Mohammed - de quoi suffire son propre bb ; la chamelle de la famille rassasia tout le monde qui se plaignaient jadis de l'insuffisance du lait de la bte ; leur troupeau commenait cette anne rentrer ventres pleins et mamelles gonfles aprs le pturage, alors que leur terre tait de la plus aride. Tout au long du sjour de Mohammed (BP sur lui) chez elle, cette famille jouissait d'une manne de biens et de bndictions. Le petit eut maintenant ses deux ans : temps de sevrage et de retour aux parents. Halma amena Mohammed alors chez sa mre et son grand-pre, mais pour leur demander la permission de le garder chez elle encore pour quelque temps, et elle en obtint l'autorisation.


    Incident de l'Ouverture de sa poitrine (BP sur lui)
    Quelques mois aprs le report de la rentre de Mohammed chez lui, et du retour de Halma As-Sa`diyya avec l'enfant chez les Bano Sa`d, Allah envoya deux Anges pour ouvrir la sainte poitrine du petit et la purger. Les deux Envoys trouvrent Mohammed avec son frre de lait derrire les habitations. Les Anges le firent donc allonger, ouvrirent sa poitrine et la dbarrassrent du lot du Diable. Cette ouverture ne se fit ni au bistouri ni quelque instrument que soit ; c'tait une Ouverture mystrieuse que les Anges finirent par boucher. Le frre de Mohammed se prcipita vers mre Halma pour l'alerter. Celle-ci sortit aussitt avec son mari, la recherche de l'enfant ; et ils le trouvrent traumatis, le visage abasourdi. Ils restrent aux cts de lui jusqu' ce qu'il se calmt, puis qu'il comment parler. Cet incident donna au couple du fil retordre. Un groupe de chrtiens abyssins leur ayant plus tard demand le petit en vue de le montrer leur roi, les craintes du couple redoublrent. Halma dcida enfin de rendre Mohammed (BP sur lui) sa famille : elle alla trouver sa mre et l'avisa des faits survenus. Toute attache lui, Halma choisit pourtant de laisser le petit Mohammed chez sa mre.


    Dcs de sa mre et tutelle de son grand-pre puis de son oncle


    Quatre ans se furent couls de sa vie bnie lorsque Mohammed fut rendu sa famille. Il s'installa donc avec sa mre et son grand-pre `Abd Al-Mottalib ibn Hchim La Mecque, sous l'Oeil vigilant de son Seigneur le Trs-Haut qui assurait les meilleurs germes son dveloppement. Mais peu de temps aprs, et au terme d'un voyage la visite des siens les Bano `Adiy ibn An-Najjr Mdine, la mre de Mohammed (BP sur lui) trouva la mort. Elle succomba, auprs de 'Abw' pas loin de Mdine, sur la route de retour La Mecque et y fut ensevelie laissant son enfant g alors de 6 ans en compagnie de sa gouvernante 'Umm 'Ayman. Rentr La Mecque, Mohammed passa sous la tutelle de son grand-pre `Abd Al-Mottalib ibn Hchim qui le couvrait de tendresse et d'affection, jusqu' la fin de ses jours.


    Dj de son vivant, `Abd Al-Mottalib recommandait son fils 'Ab Tlib frre germain du pre de Mohammed de bien s'occuper du petit qui, 8 ans, passa sous la tutelle de cet oncle avec la mort du grand-pre. La haute ducation morale que Mohammed (BP sur lui) trouva tait assure par son esprit accompli qui prfrait se tenir l'cart des futilits normalement au got des gars de son ge. Les bndictions divines ne lchrent point la famille de 'Abo Tlib aussi longtemps que Mohammed en faisait partie.


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    Leon 87


    La Purilit - la Reconstruction de la Ka`ba


    Voyage en Syrie avec son oncle 'Ab Tlib
    A 12 ans, le Prophte (BP sur lui) voulut accompagner son oncle 'Abo Tlib dans un voyage conu par ce dernier pour entreprendre son commerce en Grande Syrie. Faisant escale Bosra, la premire ville syrienne en venant d'Arabie, ils rencontrrent un moine syrien nomm Bahra qui leur demanda s'ils avaient entendu parler d'un prophte arabe qui devrait apparatre pendant cette re. D'un regard attentif port sur Mohammed (BP sur lui), et aprs quelques paroles changes avec lui, le moine y reconnut Le Prophte annonc dj par Mose et par Jsus (que la paix soit sur eux). Bahra confia l'oncle de Mohammed (BP sur lui) son prsage d'un brillant avenir pour le gamin, le mettant en garde contre les juifs. D'ailleurs, le voyage ne prit pas longtemps pour atteindre son terme avec la fin des commerces ; 'Abo Tlib rentra en compagnie de son cousin La Mecque. Le caractre de Mohammed ne cessa de se raffiner de jour en jour, jusqu' ce qu'il devnt rput pour son thique exemplaire, dptr des dficiences paganistes de morale. La noblesse et le courage furent siens, d'autant plus qu'il assistt la guerre de Fijr et l'Alliance de Fodol, aux cts de ses oncles, l'ge de vingt ans.


    A noter que la guerre de Fijr (perversit) opposa la tribu de Kinna et ses allis Qorachites la tribu de Qays. Les affrontements eurent tout d'abord pour champ le terrain entre La Mecque et At-T'if, mais s'tendirent ensuite jusqu'au cur de La Mecque, dans l'esplanade mme la Ka`ba, profanant ainsi ce lieu saint chez les Arabes. Et c'tait cette profanation qui avait valu cette guerre le nom Fijr.


    L'Alliance de Fodol succda la guerre de Fijr : c'est un pacte sign par les sous-familles Qorachites, et selon lequel elles s'engagent tre solidaires de tout opprim sur le territoire mecquois, qu'il fasse partie des habitants de La Mecque ou pas.


    Deuxime voyage en Syrie pour le commerce de Khaddja
    Le commerce fut l'activit conomique centrale des Qorachites dont Khaddja bint Khowaylid, une dame aise des Bano 'Asad ibn `Abd Al-`Uzz ibn Qosayy, qui misait sur les hommes de confiance pour l'entretien de son commerce. Lorsqu'elle entendit parler du jeune commerant vridique qu'tait Mohammed (BP sur lui) l'Honnte comme on le surnommait elle lui envoya, et lui proposa de partir faire du commerce en son nom en Grande Syrie, en change d'un taux de bnfice sans prcdent de sa part. Le Prophte (BP sur lui) accepta l'offre et partit effectivement avec l'esclave de Khaddja, Maysara, vendant, achetant, puis rentrant avec de grands bnfices.


    Rappelons ce stade que pendant le voyage, Maysara fut tmoin de quelques signes d'assistance providentielle son compagnon de route : d'arrive en Syrie, Mohammed se rfugia l'ombre d'un arbre tout prs de la cellule d'un moine qui ne tarda pas s'adresser Maysara "Cet arbre n'a abrit que les prophtes !" En outre, Maysara observait Mohammed (BP sur lui) progresser sur son chameau, ombrag, sans prsence de quelque moyen pour se garantir du soleil.


    Son mariage avec Khaddja
    Lorsque Maysara retrouva sa dame Khaddja, il lui porta son tmoignage sur les soins providentiels de Allah envers Mohammed pendant le voyage. La femme l'esprit rsolu et perspicace fit parvenir ensuite un message Mohammed : "Ô cousin ! Tu es voulu, grce ta parent, ton honntet et ta vracit." Elle s'adressa lui notamment en tant que "cousin" pour voquer leur consanguinit, comme font normalement les Arabes. En fait, Khaddja et Mohammed ont un ascendant paternel commun : Qosayy (rappelons-nous l'appartenance de Khaddja aux Bano 'Asad ibn `Abd Al-`Uzz ibn Qosayy). Khaddja avait dj avis son cousin paternel Waraqa ibn Nawfal des constats rapports par Maysara sur Mohammed. Et Waraqa, bien renseign sur les crits et les chroniques de son temps, lui disait : "Ecoute Khaddja ! Mohammed est certes le Prophte de cette nation : je connais dj qu'un prophte doit venir nous. Et voil, son temps est venu !"


    D ses nobles souches et son haut mrite entre les siens, Khaddja fut une femme bien dsire. Le Prophte (BP sur lui) s'empressa alors de faire part ses oncles paternels de son projet matrimonial. Ceux-ci l'approuvrent, voire accompagnrent Mohammed dans sa visite pour proposition de mariage. Contractant le mariage, Khaddja ge de quarante ans eut pour tuteur son oncle paternel `Amr ibn 'Asad, et Mohammed g de 25 ans - eut galement son oncle paternel, 'Abo Tlib, pour tuteur. La dot offerte Khaddja fut de 20 jeunes chamelles. Aussi longtemps qu'elle vivait avec le Prophte, Khaddja n'avait pas eu une co-pouse. Mais Khaddja, dans un premier mariage, tait l'pouse d'un homme appel Hind, et en eut un garon, Hla, qui devint le beau-fils du Prophte (BP sur lui). Aprs son mariage, Mohammed (BP sur lui) avait essentiellement comme proccupations le commerce et les retraites pieuses, jusqu' son lection comme misricorde aux hommes, en charge de diffuser le Message divin.


    Assistance la reconstruction de la Ka`ba


    La Ka`ba est le premier difice cultuel install sur terre. Elle fut tout d'abord construite par notre matre, le Prophte Abraham, et son fils Ismal (que la paix soit sur eux). A l'poque, elle dpassait de peu en hauteur la taille d'une personne et fut compose de roches.


    On dit que le pre des hommes, Adam le Prophte (BP sur lui) l'avait rige en premire. La Ka`ba fut trois fois reconstruite aprs le Prophte Abraham. Avant une rdification par les Qorachites, le temple en ruines avait atteint les assises jetes par le Prophte Ismal (que la paix soit sur lui). On rapporte que des feuillets y furent alors trouvs, avec une srie de paroles de sagesse destines la guide de la postrit. L'aristocratie Qorachite se fut engage ne consacrer au financement de la reconstruction que les sommes purifies de leur argent. Ainsi, tout argent acquis par voie de prostitution ou d'usure en fut-il exclu. Mais les sommes purifies firent d'autant plus dfaut qu'une reconstruction sur les assises jetes par Abraham se rvlt impossible. La priphrie de la Ka`ba fut donc rduite par le dtachement de l'Enceinte d'Ismal (Hijr) hors du temple. On ne manqua pas toutefois d'lever un petit mur l'endroit de l'Enceinte, pour rappeler toujours son appartenance originale la Ka`ba. Les sources concordent sur le fait qu'un torrent imptueux ravagea La Mecque (le Prophte alors g de 35 ans) laissant ses traces sur les murs de la Ka`ba, dj fragiliss par un prcdent incendie. Les tribus Qorachites ragirent en chur en vue de dmolir l'difice existant et de construire un autre plus lev sa place. Ce fut la course des aristocrates Qorachites porter les pierres personnellement sur les paules. Le Prophte (BP sur lui) fut parmi les porteurs de pierres au site de construction, avec son oncle Al- `Abbs (que Allah l'agre).


    La Ka`ba fut alors btie 18 dhir` de hauteur (le dhir`est une unit de mesure quivalente 64 cm.), soit 9 dhir`en plus de son altitude originale. La porte fut positionne tellement haut qu'elle ne devint plus accessible sans escalier. Au terme des travaux de construction, on eut restituer la Pierre Noire : aprs quatre jours de polmique sur la personne la plus digne de porter la sainte pierre sa place, 'Ab 'Umayya Al-Wald ibn Al-Moghra le plus g des dignitaires Qorachites proposa de trancher sur la question par l'entremise d'un arbitre communment admis. Cet arbitre devrait tre le premier homme venant de la direction du monticule As-Saf. Aussitt Mohammed vint joindre les ttes Qorachites runies dans le sanctuaire. Comme il rentra du ct d'As-Saf, et qu'il tait un homme digne d'estime pour son honntet, sa sagesse et son impartialit, Mohammed fut acclam par les runis : "Voici l'Honnte ! Nous l'acceptons comme arbitre Voici Mohammed !" Avis du port controvers de la Pierre, Mohammed tala sa cape sur le sol, emporta la Pierre Noire et la posa dessus en disant : "Que chaque tribu tienne un bout de la cape ! Relevons-la tous !"Et les dignitaires de Qorache le firent. Ils emportrent la Pierre Noire vers son emplacement, et ce furent les mains du Prophte (BP sur lui) qui la fixrent juste sa place dans l'difice de la Ka`ba. Ainsi fut tourne la page d'un conflit qui aurait dgnr en un vritable fratricide, et une guerre hasardeuse entre les tribus de Qorache.


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    Leon 88


    Avant la Mission prophtique


    Avant la Mission prophtique : Avec les siens


    Nous avions vu comment Allah le Trs-Haut honora la famille de Halma As-Sa`diyya, la nourrice qui bera lenfance du Prophte (promotion du niveau de vie rassasiement des moutons productivit du troupeau en temps de scheresse). De mme, Allah bnit la vie de loncle Abo Tlib qui couvait Mohammed chez lui, en dpit de la mdiocrit de ses revenus. Plus tard, comme dj relat, Allah fit que la brume ombraget particulirement le jeune Mohammed (BP sur lui) traversant le dsert vers la Grande Syrie ; voire quelle laccompagnt o il allait.


    Allah le Trs-Haut lui inspirait le Vrai et le guidait vers les vertus et les actes mritoires dans toutes ses affaires. Cela commena tellement tt quil se souciait pendant son enfance daller faire ses toilettes la drobe. De par Sa gnrosit, Allah fit saluer Mohammed par les pierres et les arbres, lui faisant entendre leurs sons. Mohammed se tournait alors droite et gauche, cherchant qui lui aurait parl.


    Au demeurant, les rudits juifs et chrtiens moines et devins guettaient la venue d'un Prophte cette poque ; le prophte dpeint dans la Torah et annonc par Jsus, fils de Marie (paix sur lui). Ainsi, les religieux juifs et chrtiens recherchaient-ils souvent des nouvelles sur lapparition de quelque nouveau prophte. De fait, beaucoup dentre eux reconnurent le prophte attendu en la noble personne de Mohammed (BP sur lui), soit en le rencontrant, soit en en entendant parler.


    Les murs parfaites, lesprit dptr des proccupations mesquines de ses gaux, Mohammed (BP sur lui) connut une enfance un peu particulire. Devenu adulte, il eut toujours les devants avec son esprit pondr, son avis sincre, sa noblesse de caractre, ses paroles vridiques, son honntet sans failles, et son loignement des vices. Mohammed fut ainsi surnomm lHonnte , et lui on confiait les dpts et les consignations.


    Aussi, Allah pargna-t-Il Son fleuron de Messager aux vilenies de lpoque de lIgnorance, en dveloppant sa rpugnance des ftiches : depuis son ge tendre, Mohammed ne jurait pas par les idoles, ni ne les respectait, ni ne clbrait leurs ftes. En plus, il ne mangeait point de la chair des offrandes sacrifies sur les pierres dresses (pierres sanctifies par le sang, et par suite, elles-mmes adores, selon la tradition paenne).


    Le Prophte (BP sur lui) fut d'un abord facile, tendre envers le ncessiteux, humble devant le pauvre, grave devant le souverain. Il ne consommait point le vin, d'ailleurs trs pris par les siens. Ni fornication, ni vol, ni meurtre : Mohammed (BP sur lui) ne s'engageait qu'aux actes de vertu fonds sur la sincrit, l'honntet et la fidlit.


    En somme, Allah le Trs-Haut leva Son lu au-dessus des vices et des bassesses, tant avant de l'avoir charg du Message, qu'aprs.


    Quant son habillement, Mohammed portait le turban, la tunique, le pantalon et le pagne. Ses vtements taient fabriqus de coton, de laine ou de lin. Il mettait des pantoufles ou des sandales ; parfois, il n'en portait rien. Il montait cheval, mulet, chameau et ne. Il dormait tantt sur le matelot, tantt sur la natte, tantt sur le lit et tantt sur le sol nu. Il s'asseyait par terre. Le Prophte rparait ses chaussures et rapiait ses vtements. Des esclaves ou moutons, il ne possdait que ce dont il aurait besoin. Selon sa discipline de consommation, le Prophte ne refusait l'aliment prsent, ni ne recherchait l'indisponible.


    Avant la Mission prophtique : Sa vie
    Mohammed ibn `Abdillh ibn `Abd Al-Mottalib est le descendant de Hchim, le prestigieux seigneur de la plus noble des tribus arabes : Qorache. Les Qorachites habitaient La Mecque et ses banlieues, et vivaient de commerce en habillement, en tapisserie, et en articles d'usage l'poque. Ils organisaient deux grands voyages commerciaux, estival et hibernal, l'un pour la Grande Syrie, l'autre pour le Ymen. Leur richesse animale dpendait essentiellement des chameaux et des ovins, dont on profitait des dos, laine et poil. Le mtier du berger fut la premire proccupation de Mohammed (BP sur lui), juste l'ge de travailler pour gagner son pain. Rappelons que cette vocation de pasteur est une destine laquelle Allah voue tous Ses Prophtes et Elus, en guise d'exercice sur la lourde tche qui les attend de veiller sur Ses cratures, avec tous les soins qu'exige une telle charge.


    Du salaire de son travail, Mohammed s'assurait les dpenses de sa vie. Il investissait dans les activits commerciales en vogue chez les Qorachites et en touchait un gain. En tout cas, il travaillait autant que besoin, sans trop de convoitises pour les biens du monde ni trop de renoncement. Une discipline compatible avec le sort qu'Allah lui avait voulu, de s'adonner l'appel Sa religion de droiture.


    Avant la Mission prophtique : Sa spiritualit
    Avant l'Islam, les Arabes confessaient - pour une partie - le Judasme ou le Christianisme (les formes prvalentes l'poque), et le paganisme pour le reste. Les Qorachites appartenaient en gros cette dernire catgorie, hormis une minorit reprochant aux siens leur idoltrie.


    Notre matre Mohammed ibn `Abdillh (BP sur lui) fut cependant prdestin la puret du cur et la bont de l'me ; une intuition divine ncessaire une qualification idale pour recevoir la Loi divine immacule et pour transmettre cette Loi aux cratures, dans la forme la plus parfaite. Son me gnreuse fut voue au vrai, une vocation exclusive qui lui faisait refuser tout draillement. Ainsi fut-il, par nature, d'autant plus rechignant devant l'erreur et familier avec la vrit, qu'il se trouvait soustrait aux tendances en cours chez les siens, qui sauraient embellir quelque erreur ou diaboliser quelque vrit.


    Cette loi naturelle avait toujours t celle de son aeul, le Prophte Abraham, avant la rvlation. Elle avait galement rgi la vie de l'ensemble des prophtes (paix sur eux) avant de recevoir la prophtie : la soif inne pour Allah le Trs-Haut fut toujours l ; une soif qui les dtournait de toute voie de fausset pouvant tre monnaie courante dans leurs socits, que ce soit dans les croyances, les cultes ou les coutumes.


    Le dveloppement spirituel de Mohammed (BP sur lui) fut marqu par un cur entich de son crateur, fidle lui et impermable devant le polythisme. Il avait un dgot naturel pour les idoles : il ne prenait part ni aux clbrations de leurs ftes, ni aux ex-voto qui leur taient consacrs ; mais il s'adonnait corps et me au seul Crateur de l'univers, en toute sincrit et dvotion, mditant sur Lui et voquant Sa gloire.


    Il faisait les tournes autour de la Ka`ba, et accomplissait le plerinage, comme on faisait l'poque suivant la tradition du Prophte 'Ibrhm (Abraham). Rien ne confirme, selon les sources authentiques, que Mohammed s'engageait telle ou telle pratique cultuelle prche dans le rite de tel ou tel prophte prcdent (paix sur eux tous).


    Nanmoins, il est confirm que Mohammed (BP sur lui) se retirait dans la grotte de Hir' un mois de chaque anne (ce fut normalement le mois de ramadan) et s'y livrait la contemplation, ainsi qu'aux uvres de charit, faites partir de ses provisions de retraite (biscuits ka`k et huile qui, chaque fois finis, lui valurent une rentre chez lui pour s'en approvisionner). Au terme de sa retraite, il se rendait auprs de la Ka`ba, faisait les tournes tout autour (soit sept fois ou autre) avant de se rendre finalement chez lui.


    Le mont de Hir', galement surnomm "le Mont de la Lumire" est situ gauche de la route de La Mecque vers `Arafa. Sa grotte est d'une entre assez troite, et d'une superficie approchant les 3m2. Elle tmoigna de la descente de la Rvlation pour la premire fois - au prophte Mohammed (BP sur lui). On dit que le grand pre du Prophte, `Abd Al-Mottalib y faisait auparavant des retraites pieuses, suivi par des hommes de pit tels Waraqa ibn Nawfal et 'Abo 'Umayya ibn `Abd Al-`Uzz.


    Il parat vident que le Prophte (BP sur lui) avait le got de la solitude, cela va depuis son enfance jusqu' son lection en misricorde au monde. Peu avant sa rception du Message divin, Mohammad n'avait une vision dans son sommeil sans la voir se produire en ralit, aussi claire que le jour. Une ralisation qui colle parfaitement au songe ; ce qui annonait l'avnement de Mohammed le Prophte (BP sur lui).


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    La Rvlation


    Dbut de la Rvlation


    Quarante ans : l'ge mr. C'tait alors que Mohammed (BP sur lui) fut honor de la Prophtie et de la Mission apostolique en misricorde de la part d'Allah Exalt soit-Il ce monde.


    Retir dans la grotte de Hir', au cours du mois de ramadan (selon les versions les plus authentiques), Mohammed (BP sur lui) reut un visiteur imprvu : Jibrl le Fidle (Gabriel, paix sur lui), archange porteur du Message de son Seigneur, Exalt soit-il. Jibrl, se prsentant alors l'image d'un homme, ordonna Mohammed couch :


    - Lis !


    - Je ne peux pas lire, rpondit Mohammad (BP sur lui) qui tait analphabte.


    Et aprs l'avoir troitement serr contre lui puis relch, Jibrl reprit : "Lis !" La rponse fut toujours "Je ne peux pas lire !" Pour la deuxime fois, Jibrl serra Mohammed puis le relcha en lui demandant de lire, et reut la mme rponse.


    A la troisime fois, Jibrl le serra, le relcha, et dit :


    ] . [ [ 1-5]


    " Lis, au nom de ton Seigneur qui a cr, qui a cr l'homme d'une adhrence. Lis! Ton Seigneur est le Trs Noble, qui a enseign par la plume (le calame), a enseign l'homme ce qu'il ne savait pas."
    (Al-`Alaq L'Adhrence : de 1 5)


    Le Prophte (BP sur lui) rpta les versets et vit ensuite Jibrl le quitter en disant : "Ô Mohammed ! Tu es le Messager d'Allah. Moi, je suis Jibrl" Le Messager d'Allah (BP sur lui) se prcipita de rentrer chez lui, traumatis par cette rencontre de l'Ange ; rencontre si subite, si puisante (sous l'effet des serrements).


    De retour domicile, le Prophte (BP sur lui) trouva son pouse Khaddja (qu'Allah l'agre) et s'exclama : "Enveloppez-moi ! Enveloppez-moi !" En fait, Mohammed avait besoin de rchauffement et de paix. Son angoisse dissipe, Mohammed commena raconter ce qui s'tait pass sa femme qui lui dit : "Rjouis-toi, cousin, et reste ferme ! Je souhaite que tu sois le Prophte de cette nation."


    Ensuite, Khaddja se rendit avec son poux (BP sur lui) chez son cousin paternel Waraqa ibn Nawfal, un vieux sage bien renseign sur les Ecritures et les rcits des Prophtes passs. Mohammed (BP sur lui) relata alors ce qu'il avait vu. "Cet Ange, dit Waraqa, c'est le Confident qu'Allah a envoy autrefois Mose !" (Selon les anciennes critures, Jibrl a toujours t l'Envoy d'Allah envers Ses Prophtes)


    L, Waraqa exprima son regret de ne pas tre assez jeune pour soutenir Mohammed (BP sur lui) lorsqu'il recevrait le Message et affronterait l'opposition de sa tribu. Dj, Waraqa connaissait bien d'aprs ses lectures dans les anciens rcits que les Prophtes devraient se heurter l'hostilit des leurs au dbut de leur apostolat. Peu aprs sa rencontre avec le Prophte, Waraqa trouva la mort.


    Suspension puis reprise de la Rvlation
    Suite cet incident, le Prophte (BP sur lui) ne reut aucune autre Rvlation pour pas moins de quarante jours durant lesquels il trouva s'accrotre son envie et s'accentuer sa nostalgie de l'inspiration cleste. En fait, il craignait la disparition de ce don majeur ; le don d'tre lu par le Crateur Exalt soit-Il comme intercesseur entre Lui et Ses Serviteurs humains afin de les guider vers le chemin de droiture.


    Un jour que le Prophte (BP sur lui) filait dans les sentiers de La Mecque, il entendit une voix d'en haut. Elevant le regard vers le ciel, il vit le mme Ange de la grotte de Hir', Jibrl, paix sur lui. La mme terreur s'empara alors de lui, et il se pressa de retourner sa maison o il s'exclama : "Couvrez-moi ! Couvrez-moi de vtements!"


    Ce fut alors qu'Allah le Trs-Haut lui rvla :


    ] * * * * * * [ [7-1]


    O, toi (Muhammad)! Le revtu d'un manteau! Lve-toi et avertis. Et de ton Seigneur, clbre la grandeur. Et tes vtements, purifie-les. Et de tout pch, carte-toi. Et ne donne pas dans le but de recevoir davantage. Et pour ton Seigneur, endure. (Al-Muddathir Le Revtu : de 1 7)


    Ainsi furent les prmices de l'injonction divine au Prophte (BP sur lui) de faire appel l'islam (la Soumission Allah), aprs quoi la Rvlation divine du message coranique ne fut jamais interrompue.


    Rception de la Rvlation
    La rvlation se prsente sous diverses manifestations. Nous en avons parl des visions pieuses vridiques. En fait les visions pieuses des Prophtes (paix sur eux) sont considres comme un moyen de rvlation.


    Parmi les moyens de rvlation : celle venue de la bouche d'un Ange incarn sous forme d'un homme qui aurait entreprendre un dialogue avec le Prophte pour lui suggrer les prescriptions divines. Dans ce cas, rien n'empche que cet homme soit vu par tout le monde. Un cas qui s'est produit maintes reprises durant la vie du Prophte (BP sur lui).


    L'apparition de l'Ange dans son image originale est galement l'un des moyens de rvlation. L, le Prophte voyait l'Ange tel qu'il est, et reoit de lui directement la rvlation divine. Un cas qui ne s'est produit que rarement pour notre Prophte (BP sur lui).


    La rvlation peut aussi prendre la forme d'une inspiration la conscience du Prophte (BP sur lui). Une inspiration venue de la part d'Allah par l'entremise de l'Ange alors invisible. Notre Prophte bien aim en avait connu durant sa Mission.


    L'Ange pourrait aussi faire des rvlations travers des sons comparables aux sonneries d'une cloche. Ce fut l'un des moyens de rvlation les plus accablants pour le Prophte (BP sur lui), tant qu'il lui valait tant de sueur dans le jour glacial, et une lourdeur qui faisait s'accroupir sa chamelle.


    La rvlation de la parole divine pourrait toujours prendre place sans intercession de l'Ange, mais de derrire un Voile entre l'Eternel et Son messager, comme tait le cas pendant la Nuit de l'Ascension du Prophte (BP sur lui) vers les cieux.


    .

  6. #6
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    Leon 89


    La Rvlation


    Dbut de la Rvlation


    Quarante ans : l'ge mr. C'tait alors que Mohammed (BP sur lui) fut honor de la Prophtie et de la Mission apostolique en misricorde de la part d'Allah Exalt soit-Il ce monde.


    Retir dans la grotte de Hir', au cours du mois de ramadan (selon les versions les plus authentiques), Mohammed (BP sur lui) reut un visiteur imprvu : Jibrl le Fidle (Gabriel, paix sur lui), archange porteur du Message de son Seigneur, Exalt soit-il. Jibrl, se prsentant alors l'image d'un homme, ordonna Mohammed couch :


    - Lis !


    - Je ne peux pas lire, rpondit Mohammad (BP sur lui) qui tait analphabte.


    Et aprs l'avoir troitement serr contre lui puis relch, Jibrl reprit : "Lis !" La rponse fut toujours "Je ne peux pas lire !" Pour la deuxime fois, Jibrl serra Mohammed puis le relcha en lui demandant de lire, et reut la mme rponse.


    A la troisime fois, Jibrl le serra, le relcha, et dit :


    ] . [ [ 1-5]


    " Lis, au nom de ton Seigneur qui a cr, qui a cr l'homme d'une adhrence. Lis! Ton Seigneur est le Trs Noble, qui a enseign par la plume (le calame), a enseign l'homme ce qu'il ne savait pas."
    (Al-`Alaq L'Adhrence : de 1 5)


    Le Prophte (BP sur lui) rpta les versets et vit ensuite Jibrl le quitter en disant : "Ô Mohammed ! Tu es le Messager d'Allah. Moi, je suis Jibrl" Le Messager d'Allah (BP sur lui) se prcipita de rentrer chez lui, traumatis par cette rencontre de l'Ange ; rencontre si subite, si puisante (sous l'effet des serrements).


    De retour domicile, le Prophte (BP sur lui) trouva son pouse Khaddja (qu'Allah l'agre) et s'exclama : "Enveloppez-moi ! Enveloppez-moi !" En fait, Mohammed avait besoin de rchauffement et de paix. Son angoisse dissipe, Mohammed commena raconter ce qui s'tait pass sa femme qui lui dit : "Rjouis-toi, cousin, et reste ferme ! Je souhaite que tu sois le Prophte de cette nation."


    Ensuite, Khaddja se rendit avec son poux (BP sur lui) chez son cousin paternel Waraqa ibn Nawfal, un vieux sage bien renseign sur les Ecritures et les rcits des Prophtes passs. Mohammed (BP sur lui) relata alors ce qu'il avait vu. "Cet Ange, dit Waraqa, c'est le Confident qu'Allah a envoy autrefois Mose !" (Selon les anciennes critures, Jibrl a toujours t l'Envoy d'Allah envers Ses Prophtes)


    L, Waraqa exprima son regret de ne pas tre assez jeune pour soutenir Mohammed (BP sur lui) lorsqu'il recevrait le Message et affronterait l'opposition de sa tribu. Dj, Waraqa connaissait bien d'aprs ses lectures dans les anciens rcits que les Prophtes devraient se heurter l'hostilit des leurs au dbut de leur apostolat. Peu aprs sa rencontre avec le Prophte, Waraqa trouva la mort.


    Suspension puis reprise de la Rvlation
    Suite cet incident, le Prophte (BP sur lui) ne reut aucune autre Rvlation pour pas moins de quarante jours durant lesquels il trouva s'accrotre son envie et s'accentuer sa nostalgie de l'inspiration cleste. En fait, il craignait la disparition de ce don majeur ; le don d'tre lu par le Crateur Exalt soit-Il comme intercesseur entre Lui et Ses Serviteurs humains afin de les guider vers le chemin de droiture.


    Un jour que le Prophte (BP sur lui) filait dans les sentiers de La Mecque, il entendit une voix d'en haut. Elevant le regard vers le ciel, il vit le mme Ange de la grotte de Hir', Jibrl, paix sur lui. La mme terreur s'empara alors de lui, et il se pressa de retourner sa maison o il s'exclama : "Couvrez-moi ! Couvrez-moi de vtements!"


    Ce fut alors qu'Allah le Trs-Haut lui rvla :


    ] * * * * * * [ [7-1]


    O, toi (Muhammad)! Le revtu d'un manteau! Lve-toi et avertis. Et de ton Seigneur, clbre la grandeur. Et tes vtements, purifie-les. Et de tout pch, carte-toi. Et ne donne pas dans le but de recevoir davantage. Et pour ton Seigneur, endure. (Al-Muddathir Le Revtu : de 1 7)


    Ainsi furent les prmices de l'injonction divine au Prophte (BP sur lui) de faire appel l'islam (la Soumission Allah), aprs quoi la Rvlation divine du message coranique ne fut jamais interrompue.


    Rception de la Rvlation
    La rvlation se prsente sous diverses manifestations. Nous en avons parl des visions pieuses vridiques. En fait les visions pieuses des Prophtes (paix sur eux) sont considres comme un moyen de rvlation.


    Parmi les moyens de rvlation : celle venue de la bouche d'un Ange incarn sous forme d'un homme qui aurait entreprendre un dialogue avec le Prophte pour lui suggrer les prescriptions divines. Dans ce cas, rien n'empche que cet homme soit vu par tout le monde. Un cas qui s'est produit maintes reprises durant la vie du Prophte (BP sur lui).


    L'apparition de l'Ange dans son image originale est galement l'un des moyens de rvlation. L, le Prophte voyait l'Ange tel qu'il est, et reoit de lui directement la rvlation divine. Un cas qui ne s'est produit que rarement pour notre Prophte (BP sur lui).


    La rvlation peut aussi prendre la forme d'une inspiration la conscience du Prophte (BP sur lui). Une inspiration venue de la part d'Allah par l'entremise de l'Ange alors invisible. Notre Prophte bien aim en avait connu durant sa Mission.


    L'Ange pourrait aussi faire des rvlations travers des sons comparables aux sonneries d'une cloche. Ce fut l'un des moyens de rvlation les plus accablants pour le Prophte (BP sur lui), tant qu'il lui valait tant de sueur dans le jour glacial, et une lourdeur qui faisait s'accroupir sa chamelle.


    La rvlation de la parole divine pourrait toujours prendre place sans intercession de l'Ange, mais de derrire un Voile entre l'Eternel et Son messager, comme tait le cas pendant la Nuit de l'Ascension du Prophte (BP sur lui) vers les cieux.


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  7. #7
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    Dbut de l'Appel l'islam



    La prdication secrte :
    Recevant de nouveau la Rvlation aprs suspension, le Prophte (BP sur lui) prit sur soi la charge qu'Allah lui confia de prvenir les cratures humains et djinns que Allah est Unique et c'est Lui Seul qui est digne de culte, non quelque idole ou crature. Allah - le Trs-Haut inspira Son noble Messager de commencer par la prdication secrte : ainsi Mohammed (BP sur lui) invitait-il l'islam les personnes les plus intimes et les gens de confiance parmi sa grande famille. Ce qui dura trois ans : trois ans de persvrance dans l'invitation discrte la voie d'Allah, et au bout desquels peu de gens eurent la foi, accomplissant leurs prires et s'acquittant des rites qui eurent t jusque l prescrits ; toujours en catimini, mme l'gard des enfants et des pouses.

    Le nombre des nophytes atteignant trente, des rencontres avec le Prophte (BP sur lui) s'avrrent indispensables, pour plus d'illumination et d'instruction. Des foyers de ses disciples, le choix du Prophte matre (BP sur lui) fut port sur : la maison de Al-'Arqam ibn Al-'Arqam (Dar Al-'Arqam) ; une ample maison pour abriter les rendez-vous. C'tait ainsi la condition des premiers musulmans, augmentant de nombre peu peu, jusqu' l'Ordre divin au Messager d'annoncer l'islam tout le monde.
    Pourquoi secrte ?
    Lorsque la Rvlation fut faite pour la premire fois au Prophte Mohammed (BP sur lui) l'ge de quarante ans vers la fin de ramadan, dans la grotte de Hir' elle n'impliquait gure l'ordre d'annoncer un message au monde, mais se confinait faire parvenir au Prophte le Mot de son Seigneur. Elle fut concentre alors sur la reconnaissance du Seigneur glorifi (premiers versets : "Lis au nom de ton Seigneur qui a cr"). Ce fut au terme de l'intervalle de suspension que la Rvlation reprit avec l'Ordre de divulguer le Mot du Seigneur au monde.

    Il faut noter que les Mecquois constituant l'entourage du Prophte lu (BP sur lui) se caractrisaient par la duret du cur, ainsi que par l'excs de fiert et d'arrogance. Parmi eux taient les Gardiens serviteurs de l'difice de la Ka`ba : ils en dtenaient les cls, assuraient l'entretien des ftiches et idoles installs aux alentours de l'difice et sanctifis par toutes les tribus arabes. Ces Arabes qui adoraient les idoles et les courtisaient par les offrandes et cadeaux ne sauraient ni reconnatre le Message du Prophte (BP sur lui) ni mme lui prter oreille aisment. Ainsi, ce fut de par la sagesse divine que la prdication ft secrte ses dbuts, afin d'viter tout choc possible et par suite les prmunir contre l'exaspration, l'acharnement hostile, les raids et les guerres contre le Message de vrit.

    A ceci s'ajoute le fait que le Messager (BP sur lui) n'avait alors personne ses cts parmi les cratures d'Allah. Et Allah Qui fait rgner la loi de cause effet sur Sa cration - n'avait pas charg Son Prophte (BP sur lui) de prcher en public sans lui avoir tout d'abord assur les moyens de victoire sur ses dtracteurs. Il faut noter que le peuple auquel appartenait Mohammed tait des plus attachs tant leurs divinits qu' l'hritage cultuel de leurs pres et aeux.

    Il va sans dire qu'en tte de toute collectivit se trouvent les dignitaires et les figures estimables, ensuite vient le reste des gens. Quant aux grandes ttes, la prsomption les obsde et les retient de recevoir favorablement quelque prdication susceptible de les loigner de la collectivit ou de rompre les liens nationaux et les coutumes enracines. Chacune d'elles risque de se dprcier aux yeux des siens en cas de concession l'ide de quelqu'un d'autre. Si ces dignitaires taient surpris par une prdication secouant leur type de vie, ils auraient tous port le masque du contradicteur obstin. Hormis les dignitaires et chefs, leurs subordonns : ceux-ci n'oseraient point se montrer favorables un nouvel Appel, contre courant de leurs chefs, moins qu'ils ne fussent prcds sur ce chemin par quelques-uns des "grands".
    Il aurait donc fallu, avant d'appeler publiquement l'islam, qu'il y ait un prlude pour familiariser et les notables et le commun des gens. Et c'tait en attirant en douce des membres d'ici et de l, jusqu' en former un groupe noyau de proslytes musulmans. Ainsi aurait-il t plus facile aux gens de toute tendance de se dgager du poids de la tradition, et d'couter leurs curs en recevant la prdication du Messager.
    Les premiers musulmans
    La personne qu'illumina en premier la clart de l'islam, recevant aussitt la prdication, fut Khaddja bint Khowaylid, l'pouse du Prophte (BP sur lui). Son positionnement en tte des premiers musulmans ne fait presque pas de discorde entre les savants. Il est notoire que matre 'Ab Bakr As-Siddq est le premier homme embrasser l'islam; que `Al ibn 'Ab Tlib est le premier gamin, et que Zayd ibn Hritha est le premier esclave musulman.

    Suite l'pouse Khaddja, le cousin `Al ibn 'Ab Tlib embrassa l'islam l'ge de dix ans. En fait, `Al vivait dans la maison du Prophte (BP sur lui). Chaque fois l'heure de prire, le Prophte l'emmenait vers les cols montagneux de La Mecque pour aller prier sans tre vus, puis ils rentraient. Une fois, 'Ab Tlib le pre de `Al, les aperut en train de prier. "Ô mon neveu, dit-il au Prophte (BP sur lui), c'est quelle religion que je te vois confesser ?"
    - Ô mon oncle, dit Mohammed, c'est la religion de Allah, celle de Ses Anges, de Ses Prophtes, de notre pre Abraham. Allah m'a lu comme Messager pour la transmettre aux gens. Et toi mon oncle, tu es le plus digne de mon conseil et de mon appel la guide ; et le plus digne de me rpondre et de me soutenir.
    - Ô mon neveu, je ne peux pas quitter la religion de mes pres !
    Ceci dit, 'Ab Tlib acquiesa au choix de son fils `Al de devenir musulman et promit le Prophte (BP sur lui) de lui tre solidaire et protecteur.
    Entra ensuite en islam l'esclave du Prophte (BP sur lui), Zayd ibn Hritha. Or le Prophte affranchit son jeune esclave, l'adopta, puis le maria sa propre nourrice 'Umm 'Ayman qui tait l'une des premires embrasser l'islam.
    Et voici 'Ab Bakr As-Siddq qui tait un ami du Prophte (BP sur lui) avant l'apostolat et connaissait son honntet : peine lui parvint le Message d'Allah, qu'il y crut l'instant. "Toi pour qui je sacrifie mon pre et ma mre ! dit-il, tu es de toute vidence un homme de vrit ! J'atteste qu'il n'y a d'autre divinit part Allah et que tu es le Messager d'Allah". Plus tard, le Prophte (BP sur lui) fit ce tmoignage en sa faveur : "Je n'ai invit l'islam personne qui n'ait pas commis de gaffe, sauf 'Ab Bakr". A noter que 'Ab Bakr tait un dignitaire de confiance chez les siens ; il proposa l'islam aux membres de sa tribu qui, selon lui, taient censs le recevoir. Ainsi adhrrent l'islam entre autres : `Othmn ibn `Affn, `Abd Ar-Rahmn ibn `Awf, Sa`d ibn 'Ab Waqqs, Az-Zobayr ibn Al-`Awwm et Talha ibn `Obaydillh. 'Abo Bakr les emmena chez le Messager (BP sur lui) et ils se dclarrent musulmans devant lui. Les rejoignirent ensuite sur le chemin de l'islam 'Ab `Obayda ibn Al-Jarrh, `Obayda ibn Al-Hrith ibn `Abd Al-Mottalib, Sa`d ibn Zayd Al-Adaw (des Bano Adiyy), 'Ab Salama Al-Makhzom (des Bano Makhzom), Khlid ibn Sa`d ibn Al-`Âs, `Othmn ibn Madh`on et ses deux frres (Qudma et `Obaydillh) ainsi que Al-'Arqam ibn Al-'Arqam. Tous taient issus des tribus de Qorache.

    En dehors des Qorachites, des figures embrassrent l'islam telles que : Sohayb Ar-Rom , `Ammr ibn Ysir, 'Ab Dharr Al-Ghifr (des Ghifr), `Abd-Allh ibn Mas`d et autres.
    La prdication secrte s'tendit sur trois ans et vit entrer en islam un groupe d'importantes figures Qorachites et autres. La mention de l'islam se faisant cho La Mecque, il tait grand temps pour la prdication qu'elle ft rendue publique.
    Dbut de la prdication publique
    Aprs trois ans de prdication secrte, beaucoup de gens se ruaient vers l'islam : des notables et des esclaves, des hommes et des femmes. L'apparition de l'islam La Mecque fut de plus en plus connue, faisant les frais des conversations. L, Allah Exalt soit-Il ordonna Son Messager de rendre publique la prdication de l'islam, en lui rvlant le verset :
    ] [ [: 95]


    Expose donc clairement ce qu'on t'a command et dtourne-toi des associateurs (Al-Hijr: 94)


    Le Prophte se conforma aussitt l'Ordre de son Seigneur et annona ouvertement sa tribu l'Appel la religion d'Allah. Il escalada le mont As-Saf et appela les tribus de Qorache se rassembler.
    Devant la foule rassemble, le Prophte demanda : "si je vous disais qu'une arme risque de vous attaquer par derrire cette montagne, me croirez-vous ?" Il rpondirent: "On ne t'a jamais vu mentir". Le Prophte dit : "Je vous annonce donc que je suis le messager d'Allah pour vous avertir d'un chtiment douloureux ".

    Abo Lahab lui rpondit rudement : "Damn sois-tu! Est-ce pour cette raison que tu nous a rassembls ?" Alors descendirent les versets coraniques suivants au sujet de Abo Lahab:
    ] * * * * [ [ 5-1 ]


    Que prissent les deux mains d'Abou-Lahab et que lui-mme prisse. Sa fortune ne lui sert rien, ni ce qu'il a acquis. Il sera brl dans un Feu plein de flammes, de mme sa femme, la porteuse de bois, son cou, une corde de fibres. (Al-Masad (LES FIBRES) 1-5.)


    A noter que l'pouse de Abo Lahab rpandait les mdisances sur le Prophte (BP sur lui) dans les clubs fminins, fomentant ainsi les troubles de plus en plus.

    Ensuite, la rception du verset :
    ] [ 214] [


    Et avertis les gens qui te sont les plus proches (Ach-Chou`ar' (LES POETES): 214)



    le Prophte rassembla une quarantaine de personnes des `Abd Manf, et leur dit : "Je ne connais personne qui ait prsent aux siens une chose meilleure de ce que je vous prsente. Or, ce que vous prsente, c'est le bien ici-bas et dans l'au-del Allah m'avait charg de vous y inviter. Par Allah ! Si je mentais envers tout le monde, je ne le ferais jamais envers vous. Et si je trompais tout le monde, je ne vous tromperais jamais. Par Allah en dehors duquel il n'y a de dieu je suis le Messager de Allah pour vous en particulier et pour les hommes en gnral. Par Allah ! Vous mourrez comme vous dormez ; vous serez ressuscits comme vous vous levez ; vous rendrez compte de ce que vous faites ; le bien que vous faites est rcompens par le bien, et le mal, par le mal. Ce sera alors le Paradis ternel, ou l'Enfer ternel." A la tideur des ractions de l'audience, 'Abo Lahab ragit furieusement : "Tellement enchants par votre copain ?! Tirez-lui les oreilles avant que les Arabes ne se rassemblent contre lui !" Mais 'Ab Tlib fit front contre 'Abo Lahab, et les runis ne firent que se dissiper.
    Les Qorachites contraris ; leurs idoles banalises
    Lorsque le Prophte (BP sur lui) persistait dans son Appel au chemin d'Allah et au monothisme, il ne se heurtait presque aucune rsistance et ne subissait aucun prjudice au dbut. Toutefois, les gens de sa tribu, au fond du cur, lui en voulaient son attitude. A la vue de Mohammed, on le pinait : "Voici Ibn 'Ab Kabcha qui le ciel parle !" ou encore "Voici le fils de `Abd Al-Mottalib qui le ciel parle !" Mais leurs offenses n'allaient pas outre mesure. 'Ab Kabcha, rappelons-le, est le surnom du mari de Halma As-Sa`diyya, nourrice du Prophte (BP sur lui) qui lui avait tenu lieu de mre, et donc son poux avait tenu lieu de pre. Par ces appellations refltant leur arrogance, les Qorachites entendaient dnigrer le Prophte (BP sur lui).

    Mais comme la prdication publique de l'islam entrana la critique des fausses divinits, et des ttes lgres qui les adoraient, les paens de Qorache repoussrent la nouvelle religion et se dressrent contre elle, par fanatisme pour les idoles adores par leurs pres. Une cohorte d'eux alla trouver 'Abo Tlib, l'oncle de Mohammed, pour l'inciter agir en sorte, soit que son neveu cesst de traiter leurs idoles de banales, leurs pres et aeux d'gars, leurs ttes de frivoles ; soit qu'il cesse de le parrainer. Toutefois, 'Abo Tlib s'excusa gentiment de convenir.
    Le Messager d'Allah s'appliquait exposer ce qu'Allah le Trs-Haut lui inspirait, propager son Appel, mettre les gens en garde contre la tradition paenne. A bout de nerfs, les Qorachites allrent revoir 'Abo Tlib et haussrent le ton : "Nous t'avons dj demand de faire taire ton neveu, mais il ne nous a pas laisss tranquilles. Maintenant, nous n'en pouvons plus : il trouve nos ttes frivoles, nos divinits banales, et nos pres gars. C'est que tu le retiennes ou que nous lui fassions la guerre, et toi avec lui, jusqu' ce que prisse l'un des deux camps !" 'Abo Tlib fut profondment touch par ce dilemme, puisqu'il ne consentait ni l'adversit des siens, ni la dception de son neveu. Il rapporta la situation au Messager (BP sur lui) qui lui dit : Par Allah, mon oncle, sils mettaient le soleil dans ma droite, et la lune dans ma gauche pour que jabandonne cette affaire, je ne labandonnerai pas jusqu ce quAllah lui donne victoire ou que je prisse en essayant. A ceci, 'Abo Tlib ragit : "Vas-y ! Dis ce que bon te semble ! Par Allah, Je ne t'abandonnerai jamais !"

    Peu aprs, 'Abo Tlib dcida d'allier les Bano Hchim et les Bano `Abd Al-Mottalib sa cause de protger son neveu. Ils consentirent tous, l'exception de 'Abo Lahab, qui joignit le camp hostile du reste des infidles Qorachites.

    Frapps par l'obstination de 'Abo Tlib pauler le Prophte (BP sur lui), et par son alliance avec les Bano Hchim et les Bano `Abd Al-Mottalib, les Qorachites tinrent une runion pour se consulter. Ce fut particulirement important l'approche de la saison du plerinage, sous peine de voir la prdication de Mohammed se glisser dans les esprits des Arabes venus La Mecque en visite la Ka`ba, et par suite acqurir plus de force et d'adhrents. D'abord, les runis hsitrent :
    - Disons que c'est un devin, dit l'un d'eux
    - Mais il ne l'est pas. En quoi ressemble-t-il aux devins ? rfutrent les autres
    - Disons que c'est un fou !
    - Mais il ne l'est pas. Nous savons la folie et la reconnaissons, et ce n'est pas le cas.
    - Disons donc que c'est un pote !
    - Il n'est pas un pote. Nous connaissons tous les genres potiques ; or ce que Mohammed dit, ce n'est pas de la posie.
    - Un sorcier peut-tre ?
    - Nous connaissons bien les sorciers. Mohammed ne leur ressemble point !

    Fin de la runion. On convint de communiquer aux Arabes visiteurs de La Mecque que Mohammed tait un sorcier, et qu'il tenait des propos magiques, sparant l'homme de son pre, de son frre, de son pouse ou de sa grande famille toute entire. De fait, la saison du plerinage, on s'asseyait dans les rues et sentiers pour avertir les passants contre le danger de Mohammed, tout en racontant son histoire.

    Ainsi l'Appel de Mohammed (BP sur lui) trouva-t-il ses moyens pour retentir dans l'ensemble des territoires d'Arabie.


    .

  8. #8
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    Le prjudice subi par les musulmans



    Les Qorachites harclent le Prophte (BP sur lui)


    Reconnaissant leur chec faire renoncer Ab Tlib soutenir et protger son neveu (BP sur lui) et ralisant pire encore le ralliement d'autres figures lui, les Qorachites ne purent - face un islam en expansion et un nombre de croyants en croissance que recourir la voie de la perscution. Ils incitrent les insenss de la tribu faire du Prophte leur cible de moqueries et de harclement, notamment lorsqu'il se rendait la prire auprs de la Ka` ba. Une fois, Ab Jahl tenta de casser le crne au Prophte (BP sur lui) lorsqu'il tait prostern ; mais Allah le Trs Haut protgea Son Messager : son approche, Ab Jahl sentit ses forces le trahir, puisque le rocher qu'il emportait cette fin tomba de ses mains. L, il retourna retrouver les siens, couleur blme, en s'criant : "Je fus surpris par un cheval du jamais vu qui voulait me dvorer !"

    Au reste, il monta contre le Messager (BP sur lui) un autre infidle : `Uqba ibn Ab Mu`ayt. Celui-ci devrait guetter le moment de la prosternation du Prophte en prire pour lui jeter sur le dos les entrailles d'une chamelle. Ce fut fait. Aucun musulman n'osa alors en dbarrasser le Prophte (BP sur lui), jusqu' l'arrive de sa fille Ftima qui s'empressa de mettre les dchets de ct.

    Ce libertin de Ab Jahl dfendait au Prophte de faire la prire auprs de la Ka`ba. Une fois qu'il le vit en train de prier, il se rvolta : "N'est-ce pas que je te l'ai dfendu ?" A ceci le Prophte ragit avec un ton ferme et menaant. "Tu me menaces, reprit Ab Jahl, moi qui tient le salon le plus frquent de cette valle ?! (marque du haut rang dans sa tribu)" Suite cet incident, Allah le Trs-Haut fit descendre :
    ] * * * * [ [19-15]


    Mais non! S'il ne cesse pas, Nous le saisirons certes, par le toupet, le toupet d'un menteur, d'un pcheur. Qu'il appelle donc son assemble. Nous appellerons les gardiens (de l'Enfer). Non! Ne lui obis pas; mais prosterne-toi et rapproche-toi. (Al-`Alaq L'adhrence 96 : 15 19)


    Alors que le Prophte (BP sur lui) priait dans l'Enceinte de la Ka`ba vint le libertin `Uqba ibn Ab Mu`ayt, enroula son vtement autour du cou du Prophte et le lui serra rudement pour l'touffer. Aussitt, Ab Bakr As-Siddq arriva et repoussa l'homme loin du Prophte en disant :
    ] [ [[ 28


    Tuez-vous un homme parce qu'il dit: "Mon Seigneur est Allah?" Alors qu'il est venu vous avec les preuves videntes de la part de votre Seigneur (Ghfir Pardonneur 40 : 28)


    Une fois, un bdouin recourut au club Qoracheite pour se plaindre de Ab Jahl qui lui devait une dette mais atermoyait. "Celui qui rtablira ton droit, c'est Mohammad !" dirent les Qorachites voulant ainsi attiser la tension entre le Prophte (BP sur lui) et Ab Jahl. L'homme alla ensuite trouver le Prophte (BP sur lui) et lui demanda son intercession auprs de Ab Jahl. Le Prophte acquiesa et se leva pour accompagner le bdouin. Devant la maison de Ab Jahl, il frappa la porte. "Qui est-ce ?" "Mohammed". Ab Jahl sortit tout ple. "Donne cet homme son d !" rclama le Prophte. Et Ab Jahl de rpondre : "Attends que je te l'apportes !" Il restitua au bdouin sa somme immdiatement. Plus tard, quelques Qorachites tonns par la lchet imprvue de leur ami, et vexs par ce dtour loin de leur stratagme, lui demandrent des clarifications. "Par Dieu ! expliqua Ab Jahl, le frappement la porte produisait un bruit effrayant ! Puis, j'ai vu derrire lui un chameau vigoureux qui ne ressemble aucun autre chameau !"

    Ab Lahab avait beau tre l'oncle du Prophte (BP sur lui), il s'acharnait le plus rudement contre lui. Voisins, Ab Lahab et son pouse prirent l'habitude de jeter les ordures devant la porte de la maison du Prophte.

    Parmi les perscuteurs figuraient :
    - Al-`Âs ibn W'il As-Sahm (des Ban Sahm), pre de `Amr ibn Al-`Âs
    - Al-Aswad ibn `Abd Yaghth Az-Zuhr (des Ban Zuhra, oncles maternels du Prophte)
    - Al-Aswad ibn Al-Muttalib Al-Asad (des Ban Asad), cousin paternel de notre dame Khadja, pouse du Prophte (BP sur lui)
    - Al-Wald ibn Al-Mughra, oncle de Ab Jahl
    - An-Nadr ibn Al-Hrith Al-`Abdar (des Ban `Abd Ad-Dr)
    A noter qu'aucun d'eux ne s'tait converti l'islam ; Allah le Trs-Haut les avait fait tous prir en mcrants : soit tus dans la bataille de Badr, soit torturs par les maladies les plus virulentes. Certes, Allah est Puissant, Dtenteur du pouvoir de punir.

    Entre temps, entra en islam Hamza ibn `Abd Al-Muttalib, oncle du Prophte (BP sur lui). Indign par les critiques que lui avaient adresses quelques femmes esclaves sur sa lchet face aux outrages de Ab Jahl contre son neveu (BP sur lui), Hamza alla trouver Ab Jahl le libertin et l'admonesta furieusement : "Comment oses-tu insulter Mohammed, moi tant adepte de sa religion ?!" Ce fut ainsi qu'Allah illumina la conscience de Hamza et le fit entrer dans le giron de l'islam. Cet homme devint ensuite l'un des musulmans les plus obstins face aux ennemis de l'islam, au point de mriter le surnom de "Le Lion d'Allah".
    Les offres Qorachites de renoncer la prdication
    Ralisant que la voie de la perscution dboucherait sur une impasse, les infidles Qorachites se runirent pour concerter sur de nouvelles manoeuvres susceptibles de dtourner Mohammed (BP sur lui) de ses desseins. Ils convinrent de dlguer `Utba ibn Rab`a Al-`Abcham (des Ban `Abd-Chams), leur notable haut plac, la rencontre du Prophte (BP sur lui) avec des propositions mme de l'inciter laisser aller.

    De fait, il alla voir le Prophte (BP sur lui) faisant sa prire la mosque, et lui dit : "Ô neveu ! Tu fais partie de notre lite, pour ton rang lev et ta ligne de famille. Pourtant, tu entranes les tiens dans une affaire imposante. Par elle, tu as rompu leur union, trait de dcal leur raisonnement et dnonc leurs divinits, religion et aeux. Si tu en veux de l'argent, nous prlverons de nos biens de quoi te rendre plus riche que nous. Si tu en veux du prestige, nous t'lirons notre tte et n'adopterons de dcision sans te consulter. Si tu en veux de la souverainet, nous te ferons roi sur nous. Si c'tait un souffle de djinn irrsistible qui te traverse, nous aurons recours la mdecine et nous n'pargnerons pas un sou pour te voir guri."
    A peine finit-il que le Prophte (BP sur lui) rcita devant lui la sourate Fussilat. A l'coute du verset :
    ] [[ 13]


    S'ils s'en dtournent, alors dis-leur; "Je vous ai avertis d'une foudre semblable celle qui frappa les `Ad et les Thamod" (Fussilat Dtaills 41 : 13)


    `Utba ferma au Prophte sa bouche et le pria de stopper. Puis de retour aux siens, il les avertit : "Ô gens de Qorache ! J'ai entendu du jamais entendu. Par Dieu ! Ce n'est ni de la posie, ni de la divination, ni de la magie. Ecoutez-moi et restez loin de l'homme ! Par Dieu ! Les paroles qu'il tient et que j'ai entendues seront certes retentissantes. Si jamais les tribus arabes l'attaquaient, vous n'auriez plus lui faire front, et s'il le remportait sur elles, sa gloire serait alors la vtre." Mais `Utba fut frapp par leur raction : "Voil que Mohammed t'a ensorcel !"

    Le prsent truc s'avrant inefficace, les Qorachites recoururent un autre. Ils proposrent au Prophte (BP sur lui) de leur partager leur culte par moments, en change de leur participation son culte par moments. Une proposition aprs laquelle fut rvle la sourate :
    ] * * [ 1-3] [


    Dis: "Ô vous les infidles! Je n'adore pas ce que vous adorez. Et vous n'tes pas adorateurs de ce que j'adore. (Al-Kfiron Les Infidles 109 : 1 3)

    Dus, ils finirent par rclamer au Prophte l'omission des passages coraniques qui les enragent, passages surtout anti-idoltriques ou menaants. Allah le Trs Haut fit alors descendre :
    ] ] [ 15]


    Il ne m'appartient pas de le changer de mon propre chef. Je ne fais que suivre ce qui m'est rvl (Yns Jonas 10 : 15)


    A nouveau dsorients, les Qorachites se tournrent contre Mohammed en lui demandant l'impossible : " Si tu disais vrai, fais-nous voir un signe notre demande ! Que la lune soit fendue !" Ce signe eut beau survenir par intervention divine, ils camprent sur leur intransigeance, faisant au Prophte davantage de requtes opinitres, telles:
    ] * *
    * [ [ 90-92]


    Nous ne croirons pas en toi, jusqu' ce que tu aies fait jaillir de terre, pour nous, une source; - ou que tu aies un jardin de palmiers et de vignes, entre lesquels tu feras jaillir des ruisseaux en abondance; - ou que tu fasses tomber sur nous, comme tu le prtends, le ciel en morceaux; ou que tu fasses venir Allah et les Anges en face de nous;- ou que tu aies une maison (garnie) d'ornements; ou que tu sois mont au ciel. Encore ne croirons-nous pas ta monte au ciel, jusqu' ce que tu fasses descendre sur nous un Livre que nous puissions lire"
    (Al-'Isr' Le Voyage Nocturne 17 : de 90 93)

    A ceci, les rponses du Prophte taient d'inspiration divine :
    ] ] [ 93]


    Dis-(leur): "Gloire mon Seigneur! Ne suis-je qu'un tre humain-Messager?"
    (Al-'Isr' Le Voyage Nocturne 17 : 93)

    Les Qorachites avaient, parut-il, la main malheureuse en lutte diplomatique ; ils renourent ainsi avec la violence contre le Messager d'Allah et les fidles musulmans, violence par tout moyen possible.
    Les perscutions contre les Croyants
    Les svices qu'avait connus le Prophte (BP sur lui) pour rendre public l'Appel l'islam furent de mme subis par ses Compagnons. En fait, chaque tribu maltraitait ceux de ses membres qui eurent choisi l'islam. Ce ne fut qu'avec belle endurance que les perscuts s'accrochaient leur religion, tout fermes dans leur foi, jusqu' l'accomplissement des desseins divins.
    Pour la cause d'Allah, de nombreuses figures subirent la perscution, telles :
    - Bill ibn Rabh, esclave de 'Umayya ibn Khalaf Al-Jumah (des Ban Jumah). Celui-ci nouait une corde autour du cou de son esclave et l'abandonnait aux gamins pour en jouer. Outre, 'Umayya emmenait Bill en pleine canicule et fit mettre un rocher des plus normes sur sa poitrine. Plus tard, matre 'Ab Bakr As-Siddq acheta Bill et l'affranchit, pour l'amour du grand Seigneur, exalt soit-Il.
    - `Âmir ibn Fuhayra : cet esclave de Safwn ibn 'Umayya subissait des supplices lui faire perdre le sens. Ce fut encore 'Ab Bakr As-Siddq qui l'acheta, avant de l'manciper.
    - Zinnra : une femme esclave qui fut tourmente au point de perdre sa vue. Pourtant, cette perte ne fit qu'accrotre sa foi. Puisse Allah l'agrer.
    - `Ammr ibn Yssir et sa famille : `Ammr, son frre, son pre et sa mre furent torturs tous par le feu. On rapporte que le Prophte (BP sur lui) passa par eux au moment de leur supplice et dit : "Patience, famille de Yssir ! Votre rendez-vous, c'est au Paradis !" Le pre et la mre de `Ammr succombrent au supplice. Quant `Ammr, il fut libr aprs avoir dclar son renoncement l'islam. Mesure de faade dont fit mention la parole divine :
    ) ( [ 106]
    Quiconque a reni Allah aprs avoir cru... - sauf celui qui y a t contraint alors que son cur demeure plein de la srnit de la foi (An-Nahl Les Abeilles 16 : 106)

    En somme, nulle personne parmi les premiers musulmans ne fut pargne quelque tort, pour avoir cru au Seigneur, que Son Nom soit exalt. Ceci dit, les torts subis n'entranaient que raffermissement accru des Croyants dans leur choix. Ces mots rsumaient leur position merveille :
    ] [ ( 173)



    Allah nous suffit; Il est notre meilleur garant (Âl `Imrn La Famille de `Imrn 3 : 173)

    Touch par les injustices faites ses disciples, injustices qu'ils furent incapables de rparer soit pour leur peu de nombre, soit pour leur manque de potentiel, le Prophte (BP sur lui) proposa aux Compagnons d'migrer vers l'Abyssinie ; pourvu qu'Allah ouvrt une issue leur impasse. Dix hommes et cinq femmes se dplacrent alors en direction de l'Abyssinie, matre `Uthmn ibn `Affn et son pouse Ruqayy, fille du noble Prophte (BP sur lui) furent en tte des migrs qui passrent l-bas trois mois puis rentrrent en Mecque, en escorte fournie par quelques notables consentant leur accorder protection.
    Entre temps, `Umar ibn Al-Khattb embrassa l'islam, g alors de 26 ou 27 ans. L, chez les infidles Qorachites, on disait : "Aujourd'hui, les gens (les musulmans) atteignent la moiti de notre nombre !"

    Les stratgies s'puisaient. Les Qorachites suggrrent alors aux Ban `Abd Manf , la grande famille du Prophte, une double ranon contre son extradition. Mais les Ban `Abd Manf rejetrent l'offre. Une proposition fut ensuite faite Ab Tlib, l'oncle du Prophte, d'adopter un jeune Qoracheite la place de Mohammed qu'il devrait livrer aux chefs de Qorache. Or, Ab Tlib refusa et dit : "Bizarre ! Vous me donnez votre fils que je le nourris pour vous ; et je vous donne le mien que vous le tuez!"

    Assez d'astuces, et de prjudices : voici les Qorachites nouveau les paules hausses face au Prophte (BP sur lui) et aux Croyants. Ils convinrent boycotter les Ban `Abd Manf pour les chasser de La Mecque. Point d'changes ni vente ni achat avec eux jusqu' ce qu'ils leur remettent Mohammed pour tre liquid. Les Qorachites rdigrent ce sujet un "Feuillet" et l'accrochrent l'intrieur de la Ka`ba, comme gage de fidlit cet engagement. Les Ban `Abd Manf croyants soient-ils ou incrdules recoururent Ab Tlib et le rejoignirent dans les cols montagneux. Mais les infidles Qorachites les assigrent l-bas. Et le blocus s'tendit sur trois ans au bout desquelles s'puisrent toutes les provisions des Ban `Abd Manf, au point de ne trouver que les feuilles d'arbre manger.
    L'migration vers l'Abyssinie
    Eprouv par le blocus, le Prophte (BP sur lui) conseilla ses Compagnons d'migrer vers l'Abyssinie. Ils furent quatre-vingt-trois hommes, dix-sept femmes pouses, en plus de leurs enfants ; tous appartenant aux sous-tribus de Qorache. Ces migrs restrent l-bas jusqu'aprs la leve du sige du Prophte (BP sur lui) et des Ban `Abd Manf dans les cols.

    Le Ngus, le roi d'Abyssinie, tait rput pour son quit. De fait, il fut plein d'gards et d'hospitalit envers les migrs musulmans, leur accordant la libert religieuse. La nouvelle parvenue aux Qorachites, ils expdirent une dlgation au Ngus, avec des cadeaux et pour lui et pour ses patriarches. Objectif : convaincre le Ngus de renvoyer les migrs chez eux et leur interdire le sjour sur le territoire abyssin. Insensible leurs demandes, il convoqua les migrs musulmans un dbat pour s'enqurir sur le type de religion qu'ils confessaient. Ja`far ibn Ab Tlib prit la parole. Il lui dcrivit ce que furent ses compagnons avant d'tre musulmans et mit en exergue les valeurs que l'islam vint apporter : renoncement l'idoltrie, adoration du Dieu un et unique, appel aux bonnes moralits etc. Ensuite, il rcita les dbuts de la sourate Maryam, relatant l'histoire de la naissance du Messie Jsus, fils de Marie. "Mais cela ressemble bien ce que prchait Jsus !" s'exclama le Ngus qui lui demanda comment Jsus tait rellement vu par l'islam, loin des allgations Qorachites. Ja`far dit alors : "On dit son compte ce que notre Prophte dit : Jsus est le Serviteur d'Allah, Son Messager, Son Souffle et Sa parole qu'Il envoya la vierge Marie" "Certes, Jsus fils de Marie n'en dit pas plus !" commenta le Ngus qui reprit, en s'adressant aux migrs : "Allez-y ! Vous tes en scurit !" Avec leurs cadeaux rendus, les dlgus Qorachites retournrent chez les leurs, dsillusionns.

    On rapporte que Ab Bakr As-Siddq fut enclin migrer vers l'Abyssinie sous le poids des perscutions des siens. Mais la rencontre de Ibn Ad-Dughna, le grand notable, celui-ci s'exclama :"Un homme comme toi ne quitte pas, Ab Bakr ! Je t'accorderai ma protection !" D'ailleurs, Ibn Ad-Dughna fit le tour de la tribu de Qorache en disant : "Quelqu'un comme Ab Bakr ne quitte pas ! Ferez-vous sortir un homme qui donne au sans-le-sou, entretient ses proches, emporte les fardeaux et prte main forte pour rtablir les droits ?!" A ceci, les Qorachites ne purent qu'accepter le parrainage de cet homme haute estime, Ibn Ad-Dughna. Ab Bakr resta alors chez soi, adorant son Seigneur unique. Il fit construire plus tard une petite mosque dans sa demeure, o il faisait ses prires et rcitait le Coran. Furent donc ports sur lui les regards intresss des femmes et des enfants de Qorache, ce qui indignait les infidles et les poussait faire pression sur Ibn Ad-Dughna pour renoncer au patronage de l'homme s'il insistait sur ce qu'il faisait. Ainsi, Ibn Ad-Dughna demanda-t-il au grand Compagnon de pratiquer son culte en discrtion, mais reut alors la rponse : "Je te restitue ta protection, et j'accepte celle du Trs-Haut !" Ce fut ainsi qu'Ab Bakr As-Siddq (qu'Allah l'agre) continua pratiquer son culte sans se cacher, endurant avec patience les torts infligs par les infidles Qorachites, ayant foi en la rtribution divine. Or, Allah est avec les endurants.
    Annulation du Feuillet
    Le sige sur les Ban `Abd Manf se resserra. A ceci, un groupe de notables Qorachites furent touchs et bondirent au secours des assigs : ils se dirigrent vers la Ka`ba, dcrochrent la charte du Feuillet et la dchirrent, annulant ainsi l'engagement. Ce feuillet tait dj rong par les insectes, et il n'en manquait que le nom d'Allah - le Glorifi - not en prlude, comme l'avait prvenu le Prophte (BP sur lui).

    Suite cet acte, les Ban `Abd Manf purent quitter les cols montagneux. Le Prophte (BP sur lui) poursuivit, pour sa part, l'appel la religion d'Allah. Jour aprs jour, les musulmans grandissaient en nombre adeptes venant de Qorache et autres et devinrent plus coriaces devant les agresseurs. Dix ans aprs son apostolat, le Prophte connut le dcs de son oncle Ab Tlib, le tuteur et protecteur. Temps aux infidles Qorachites de s'abattre sur leur proie. Le Prophte (BP sur lui) voulait alors migrer vers At-T'if. Il s'y rendit pour rechercher de possibles adhrents la religion d'Allah ou de tuteurs parmi les notables de cette ville. Cependant, ceux-ci rejetrent l'appel du noble Prophte en intgralit. Pire encore, on monta les insenss contre lui pour le cribler d'insultes sur sa route de sortie. Mohammed (BP sur lui) regagna La Mecque et demanda Al-Mut`im ibn `Ad de le protger. Ce fut fait. Et sous la tutelle de Al-Mut`im, le Prophte (BP sur lui) se rendit auprs de la Ka`ba, fit ses tournes rituelles, puis rentra chez lui, protg cette fois-ci par son Grand Seigneur, Lui la puissance et la gloire.


    .

  9. #9
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    Leon 92


    Du dcs de son pouse Khaddja -


    Prsentation de son famille





    Dcs de notre dame Khaddja / Les enfants du Prophte (BP sur lui) :
    Le mme mois du dcs de son oncle Ab Tlib, le Messager (BP sur lui) perdit galement son pouse Khaddja bint Khuwaylid (Bint x = fille de x), la Mre des Croyants. Ce fut trois ans avant l'migration du Prophte (BP sur lui) Mdine. Priode de grand deuil pour celle qui fut la grande allie et le coeur le plus tendre. Tant que vivait Khaddja, le Prophte (BP sur lui) ne prit aucune autre pouse. Il s'en rappelait souvent et demandait misricorde pour elle longtemps aprs sa dispartition. Il eut d'elle tous ses enfants mles (sauf Ibrhm).

    - Le premier de ses enfants fut Al-Qsim, dcd au tout jeune ge. On dit qu'il eut atteint l'ge de chevaucher une monture. Son pre reut le nom de Al-Qsim comme surnom (Ab Al-Qsim)
    - Ensuite vint sa fille Zaynab, qui pousa Al-`Âs ibn Ar-Rab` - avant l'apostolat du Prophte - et eut de lui une fille, 'Umma, qui devint plus tard la seconde pouse de matre `Al ibn Ab Tlib aprs le dcs de sa femme Ftima Az-Zahr' (Qu'Allah l'agre)
    - Ruqayya : elle fut marie matre `Uthmn ibn `Affn avant l'migration de celui-ci en Abyssinie, puis l'accompagna l-bas. Aprs le dcs de Ruqayya, matre `Uthmn en pousa la sur, Umm Kulthm, Mdine.
    - Umm Kulthm
    - Ftima : elle fut la femme de matre `Al ibn Ab Tlib. Ils eurent pour enfants Al-Hasan et Al-Husayn
    - `Abdullh (surnomm Le Bon, et encore Le pur) : il naquit aprs l'apostolat du Prophte et mourut enfant.
    Seule Ftima survcut son pre (BP sur lui) ; elle dcda six mois aprs lui.

    Les pouses du Messager (BP sur lui) :
    Quelques jours aprs la disparition de Khaddja, le Prophte (BP sur lui) se maria avec notre dame Sawda bint Zam`a la Qorachite `Amirite. Cette veuve qui avait t l'une des premires figures embrasser l'islam faisait partie, avec son ex-mari, du deuxime groupe d'migrants vers l'Abyssinie. De retour, elle perdit ce premier conjoint puis devint l'pouse du Prophte (BP sur lui). Ce fut elle qui concda sa nuit `Â'icha.

    Le Prophte contracta ensuite mariage avec notre dame `Â'icha, fille de Ab Bakr As-Siddq (qu'Allah les agre tous deux), alors une fillette de 6 7 ans et ne consomma mariage que lorsqu'elle atteignit 9 ans. Des pouses du Prophte, `Â'icha fut la plus proche du cur de son mari. Elle devint plus tard la plus sage et la plus renseigne des femmes de la nation musulmane en matire de religion, au point de faire rfrence aux grands compagnons qui la consultaient souvent sur les questions indcises. Le Prophte (BP sur lui) ne reut une Rvlation coranique dans un lit que dans celui de `Â'icha.

    Les pouses du Messager (BP sur lui) se prsentaient dans l'ordre suivant :
    - Notre dame Hafsa, fille de matre `Umar ibn Al-Khattb
    - Notre dame Zaynab bint Khuzayma ibn Al-Hrith des Qaysites : elle dcda deux mois aprs leurs noces.
    - Notre dame Umm Salama Hind bint Ab Umayya, des Qorachites Makhzmites
    - Notre dame Zaynab bint Jahch des Ban Asad ibn Khuzayma, fille de Umayma, tante paternelle du Prophte.
    - Notre dame Juwayriya bint Al-Hrith, des Ban Al-Mustalaq : cette femme fut dtenue parmi les prisonniers de guerre des Ban Al-Mustalaq. Le Prophte (BP sur lui) l'affranchit et la prit comme pouse ; acte qui passa en exemple au reste des musulmans qui ne tardrent librer leurs femmes esclaves venant de cette mme tribu pour honorer l'alliance du Prophte. Suite cet acte, les Ban Al-Mustalaq se convertirent tous l'islam, intronisant Juwayriya de Ayman.
    - Notre dame Umm Habba, nomme galement Hind ou Ramla. Elle est la fille de Ab Sufyn Sakhr ibn Harb, le seigneur Qoraychite Umayyite.
    - Notre dame Safiyya, fille de Huyayy ibn Akhtab, chef des Ban An-Nadr
    - Notre dame Maymna bint Al-Hrith des Hillites : la dernire pouse du Prophte (BP sur lui). Cette femme fut la veuve du Seigneur des Martyrs Hamza ibn Abd Al-Muttalib, oncle paternel du Prophte. Elle tait la tante maternelle de `Abd Allh ibn `Abbs, le grand Compagnon. Le Prophte contracta mariage avec elle pendant son petit plerinage de Rattrapage (`Umrat Al-Qad') en l'an 7 de l'hgire et ne consomma cette union qu'aprs s'tre dsacralis au terme de son rite.

    Le Prophte (BP sur lui) quitta ce monde laissant derrire lui neuf pouses entre autres : `Â'icha, Hafsa, Zaynab bint Jahch, Umm Salama, Safiyya, Umm Habba, Maymna, Sawda et Juwayriya (la premire le rejoindre dans l'au-del Zaynab bint Jahch, et la dernire, Umm Salama)
    Le Prophte (BP sur lui) eut de mme quatre femmes esclaves, dont Maria la femme Copte, mre de son fils Ibrhm, le bb qui dcda avant son sevrage, en l'an 10 de l'hgire.

    Les oncles paternels du Prophte (BP sur lui) furent au nombre de onze. Deux seulement d'eux embrassrent l'islam, savoir : Hamza et Al-`Abbs (le cadet). Mais les frres germains du pre du Prophte (BP sur lui) en furent seuls : Ab Tlib et Az-Zubayr.
    Des six tantes paternelles du Prophte (BP sur lui), n'entra en islam que notre dame Safiyya, mre de matre Az-Zubayr ibn Al-`Awwm.

    Le Prophte (BP sur lui) avait eu beaucoup d'esclaves, hommes et femmes, dont il affranchit la plupart. Parmi les esclaves affranchis figurait Zayd ibn Hritha que le Prophte maria Umm Ayman. Union qui donna naissance Usma ibn Zayd.
    Beaucoup d'homme eurent l'honneur d'tre au service du Prophte (BP sur lui) dont : Anas ibn Mlik, `Abdullh ibn Mas`d, Bill ibn Rabh, Ab Dharr Al-Ghifr.
    Parmi les scribes du Prophte (BP sur lui) notons nos matres : Ab Bakr As-Siddq, `Umar ibn Al-Khattb, `Uthmn ibn `Affn, `Al ibn Ab Tlib, Mu`wiya ibn Ab Sufyn, Az-Zubayr ibn Al-`Awwm, `Amr ibn Al-`Âs et beaucoup d'autres. Ces scribes mettaient par crit tant les versets rvls au Prophte, que les pactes contracts par lui et sa correspondance avec les rois et princes.


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  10. #10
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    Les deux Serments d'Allgeance Aqaba -
    Le Voyage Nocturne et l'Ascension


    Prsentation de soi aux tribus / Premier Serment d'Allgeance Aqaba

    Avis de l'opposition acharne des Qorachites sa Mission, le Prophte (BP sur lui) recourut, par une inspiration divine, se faire prsenter d'autres poids lourds arabes. Il avait l'espoir de retrouver chez eux soutien et protection ; de quoi pouvoir satisfaire sa mission de divulguer le Message de Dieu. Ainsi, le Prophte (BP sur lui) faisait-il son apparition en pleines saisons de commerce, dans les marchs de La Mecque vers lesquels affluaient les Arabes de toute contre pour changer, et parader, chaque tribu ses exploits. Ce qui avait lieu notamment pendant les saisons de plerinage.

    Le Prophte s'y rendait alors pour inviter les gens vers le chemin d'Allah (exalt soit-Il), faire entendre le saint Coran et solliciter leur consolidation pour parvenir parachever sa Mission sacre. Mais personne ne lui fut favorable ; jusqu' l'arrive d'une dlgation de la tribu Aws, rsidants de Yathrib (ville plus tard nomme Mdine, et encore Tayba). La visite des Awsites avait essentiellement pour objectif de contracter une alliance avec les Qorachites, contre leurs cousins de la tribu Khazraj. Or, cette visite trouva de nouveaux horizons. Averti de leur arrive, le Prophte (BP sur lui) se rendit la rencontre des dlgus Awsites. "Voulez-vous tirer meilleure partie de votre visite ? dit-il. Bon, je suis le Messager de Dieu. Dieu m'a envoy pour Ses Serviteurs que je les invite L'adorer sans rien Lui associer." Puis le Prophte rcita des passages du Coran, expliquant les enseignements matres de l'islam. Quelques Awsites furent enclins accepter l'islam, d'autres non. Et la dlgation regagna Mdine sans adopter l'islam.

    Plus tard, pendant la saison de plerinage, un groupe de six Khazrajites taient en Mecque pour accomplir le rite, lorsque le Prophte (BP sur lui) les rencontra, leur proposa l'islam et sollicita leur soutien. Les six hommes se convertirent alors tous l'islam et promirent au Prophte de revenir le retrouver, l'anne prochaine pendant la mme saison. Ces Khazrajites qui devinrent les premiers arabes de Mdine confesser l'islam, taient entre autres : As`ad ibn Zurra, `Awf ibn Al-Hrith, Rfi`ibn Mlik, Qutba ibn `Âmir, `Uqba ibn `Âmir et Jbir ibn `Abdillh.

    L'anne suivante, l'chance du rendez-vous, cinq seulement des six Khazrajites revinrent de Mdine, accompagns de sept autres Khazrajites et de deux Awsites. Ils se runirent avec le Prophte (BP sur lui) al-`Aqaba, et se dclarrent tous musulmans. Pendant cette rencontre, les nouveaux fidles prtrent serment d'allgeance au Prophte, promettant d'adorer Allah Seul sans associer, de ne jamais voler, ni forniquer, ni tuer leurs enfants, ni commettre une infamie "des mains ou des pieds", ni dsobir au Prophte en ce qui est convenable. Au moment de leur retour, le Prophte envoya avec eux l'un de ses sages disciples, avec pour mission de leur enseigner le Coran et approfondir leur savoir en religion.

    C'tait comment l'islam commena son boom Mdine, faisant les frais des conversations dans tout club et pendant toute runion de gens. Ce rendez-vous avec le Prophte fut nomm le Premier Serment d'Allgeance `Aqaba.
    Deuxime Serment d'Allgeance `Aqaba /
    Emigration de musulmans Mdine
    Pendant la saison de plerinage suivant au Premier Serment d'Allgeance `Aqaba, beaucoup de Mdinois afflurent vers La Mecque. Ils allrent trouver le Prophte (BP sur lui) qui leur fixa une rencontre au milieu de la nuit `Aqaba et leur demanda de rester discrets sur ce rendez-vous, surtout vis--vis des infidles Qorachites. Ce fut fait. Les Mdinois taient l, au rendez-vous, sans en parler mme leurs compagnons mdinois non musulmans. Et le Prophte se rendit `Aqaba accompagn de son oncle Al-`Abbs, encore non musulman, pour l'aider sonder les intentions des Mdinois.
    La foule rassemble, Al-`Abbs s'exclama : "Mon neveu que voici est encore sous la protection de sa grande famille ! Si vous vous trouvs assez fidles dans l'allgeance que vous venez lui prter, et srieux lui accorder la protection contre ses opposants, soyez la mesure de votre engagement. Sinon, laissez-lui, que les siens s'en occupent !" Le chef de la dlgation mdinoise rpondit : "Mais nous ne voulons que rester fidles et honntes ; nous offrons nos mes pour le Messager de Dieu !" On demanda ensuite au Prophte (BP sur lui) de prciser les conditions de l'alliance. Il dit : "J'exige, pour mon Seigneur, que vous L'adorez Seul sans rien Lui associer ; et pour moi-mme, que vous me dfendez de ce dont vous dfendez normalement vos femmes et enfants, tant que je sjourne chez vous." Sur ce, les Mdinois prtrent serment d'allgeance au Prophte. Ils furent soixante-treize hommes, soit soixante-deux Khazrajites et onze Awsites, en plus de deux femmes. Cet arrangement fut nomm le "Second Serment d'Allgeance `Aqaba".

    De ses nouveaux allis, le Prophte (BP sur lui) lit douze reprsentants : neuf des Khazrajites et trois des Awsites. "Vous tes chargs de vos grandes familles, dit le Prophte, chacun les siens." Aprs la rentre de ceux-ci Mdine, la ville connaissait une monte de l'islam, plus importante que la fois premire.
    D'autre part, les Qorachites pressentirent la conclusion de ce pacte d'allgeance et redoublrent en revanche leurs attaques contre les musulmans rsidants de La Mecque. A ceci le Prophte (BP sur lui) ragit en conseillant ses Compagnons d'migrer Mdine. Les musulmans mecquois commencrent donc s'y infiltrer, sparment ou en groupes, surtout la drobe des regards Qorachites. Ne restrent en Mecque que Ab Bakr As-Siddq, `Al ibn Ab Tlib et peu de fidles incapables de quitter. Lorsque Ab Bakr (que Dieu l'agre) voulut partir, le Prophte (BP sur lui) l'incita patienter jusqu' recevoir lui-mme une autorisation divine d'migrer. Ab Bakr ne fit qu'attendre que son futur compagnon de voyage (BP sur lui) soit prt, et disposa cette fin deux de ses montures.
    Le Voyage Nocturne et l'Ascension
    Peu avant son migration de La Mecque Mdine, le Prophte (BP sur lui) vit survenir une importante grce divine : le Voyage Nocturne et l'Ascension.
    Par le "Voyage Nocturne" on entend le dplacement qu'avait fait le Prophte Mohammed (BP sur lui) de la Mosque Sacre encerclant l'honorable temple de la Ka`ba, vers la Mosque Al-Aqs Jrusalem (en Grande Syrie). Dplacement miraculeux par lequel Allah Lui la toute-puissance et la gloire voulut montrer des signes merveilleux un homme qu'Il tenait en trs haute estime.

    De fait, Allah exalt soit-Il fit que le Prophte (BP sur lui) chevaucha cette fin Al-Burq, une monture qui ne ressemblait pas aux btes terrestres, mise la disposition du Messager. Al-Burq saurait poser son sabot juste la limite de son champ de vision. Et ainsi, il emporta le Prophte de la Mosque Sacre en Mecque jusqu' Jrusalem dans l'espace d'une nuit. Le Prophte (BP sur lui) entra dans le temple de Jrusalem et y fit la prire avec le reste des Prophtes, en prsidant la prire.

    Et "L'Ascension" en question, c'est celle de notre Prophte (BP sur lui) - au terme de sa prire Jrusalem - vers les cieux, toujours sur le dos de Al-Burq. L'archange Gabriel (Jibrl) l'accompagnait dans ce voyage. A chaque fois qu'ils approchaient un ciel, Gabriel demandait permission d'entrer.
    - Qui est-ce? Et qui te tient compagnie ? demandait-on.
    - C'est Gabriel et Mohammed, rpondait l'Ange.
    - A-t-il t charg du Message ?
    - Oui !
    Le Ciel s'ouvrirait aussitt avec des accueils chaleureux et des meilleurs vux aux deux voyageurs. Le septime Ciel pass, le Prophte (BP sur lui) se dirigea vers le Lotus de la Limite Sidrat al-Muntah (frisant le Paradis). L, son regard embrassa des scnes inconcevables par l'esprit humain. Allah lui fit des rvlations. Il prescrivit Exalt soit-Il Son Messager et Ses Serviteurs croyants cinquante prires par jour.
    Le Prophte (BP sur lui) descendit ensuite vers le sixime Ciel o il rencontra le Prophte matre Mose (Que la paix soit sur lui) et l'informa de la prescription du Grand Seigneur, lui et sa Nation. Or, le Prophte Mose lui conseilla de retourner pour demander l'allgement de cette prescription, apparemment insupportable par les fidles de la Nation.

    Cela tant, le Prophte Mohammed (BP sur lui) ne cessa d'aller et venir entre son Seigneur Lui la Puissance et la Gloire et Mose (Que la paix soit sur lui) jusqu' ce que les prires prescrites fussent rduites au nombre de cinq, avec la rcompense due pour cinquante.
    En cette mme nuit, le Prophte (BP sur lui) regagna La Mecque. Le lendemain, il se rendit au club des Qorachites pour raconter ce qu'il avait vu. Les uns dmentirent, d'autres, de foi branle, renoncrent l'islam. On testa la vracit du rcit de Mohammed en lui demandant de dcrire le temple de Jrusalem ; or, celui-ci en donna une parfaite description. On lui demanda des nouvelles sur une caravane qorachite qui devrait progresser destination de La Mecque ; le Prophte les renseigna sur le nombre des chameaux de la caravane, son statut et l'heure prvue de son arrive. Et ce fut vrai. Toutefois, les preuves videntes n'avaient en rien fait que les Qorachites renonassent leur dngation et obstination, exception faite de ceux qui Allah le Trs-Haut accordait la grce de consolider leur foi.

    Le lendemain du Voyage Nocturne, l'archange Gabriel vint retrouver le Prophte (BP sur lui) pour lui montrer comment et quand faire les cinq prires du jour. Avant cela, la prire se faisait deux fois par jour : le matin, en deux rak`a (units de prire), et le soir, toujours en deux rak`a. C'tait la prire sur le modle du Prophte matre Abraham (Ibrhm), que la paix soit sur lui ainsi que sur notre Prophte chri.


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